Les 2 infinis

100818

Le corbeau et l'homme volant

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220718

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210618

...

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230418

Une vague vue par un poisson

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180418

;)

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140418

Un homme debout

  

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130418

Bizarre bizarre... ^^

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040418

Cette liberté

Question :
J'ai en tête une image d'invisibles sources de lumière et d'énergie flottant dans la pièce. Puis j'ouvre les yeux et je vois des êtres humains avec des cheveux et des vêtements. Est-ce plus près de la réalité ?

Tony Parsons :
En ce qui concerne le "moi", il ne voit pas la réalité naturelle, il voit une réalité artificielle. Le "moi" voit un apparent quelque chose d'autre survenant, comme des gens. C'est ce qui n'est pas deux apparaissant être une réalité dualiste.

Question :
Mais l'énergie est invisible ?

Tony Parsons :
Non, elle ne l'est pas, vous êtes en train de la regarder, l'énergie est tout. S'il y a un "moi", il ne voit pas d'énergie, il voit une chose solide et fixe qu'il pense être un autre objet. Quand il n'y a pas de "moi", il est évident que tout est simplement énergie. En réalité, vous êtes des particules en mouvement qui se rassemblent pour former ça. Pas de volonté, pas de but et pas de sens, simplement ce qui est et n'est pas.

Extrait de  "Cette liberté", de Tony Parsons - Editions Acarias L'Originel

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010418

Quelques larmes d'émotion...

ça ne fait pas de mal de temps en temps...

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310318

Abstraction

Charles Antoni : Tu ne trouves pas de sens à être sur cette planète, au delà du fictif ?

Stephen Jourdain : Mais je ne crois pas une fraction de seconde à l'existence en soi de cette planète ! Je n'y crois pas du tout. Je crois au paysage terrestre, à ce paysage-ci. Le cosmos, le monde (ce qu'on appelle généralement le monde), c'est une abstraction. Elle peut être utile, peut-être ne peut-on pas vivre sur Terre sans cette abstraction mais c'est une abstraction ! Nous parlons du monde en l'enflant démesurément au lieu de prendre en compte la rue dans laquelle nous marchons ou la pièce dans laquelle nous nous trouvons, le paysage terrestre que nous avons sous nos yeux. Le monde, c'est ce que nous avons sous les yeux. Ce qui est au-delà, le grand machin cosmique, c'est une fable. On peut très bien s'amuser avec cette fable, il n'y a pas de péché à cela mais il faut la voir dans sa nature. Vous conviendrez volontiers que si on conçoit le cosmos comme une fable, on aura quelques réticences à parler d'une conscience cosmique, éh oui, cela serait comique !

Stephen Jourdain, "Le miracle d'être" - entretiens réalisés par Charles Antoni. Editions Charles Antoni l'Originel

 

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250318

Travaux pratiques avec Stephen Jourdain

Gilles Farcet - Si nous passions maintenant à un exercice pratique, comment t’y prendrais-tu
avec moi ?

Stephen Jourdain - Je te poserais tout de suite une question : quelle réalité accordes-tu aux trois ou quatre derniers jours que nous avons passes ensemble ? Existent-ils ou non pour toi ? Te paraissent-ils réels ? Ont-ils le statut de réalité à part entière, te paraissent-ils exister de façon autonome indépendamment de ta conscience ? Constituent-ils pour toi un fait, ou peux-tu récuser leur réalité ? Est-ce dans le pouvoir de ta conscience de les remettre en son propre sein, d’y dissoudre cette espèce de béton que sont pour toi les quelques derniers jours de ta vie ? A priori, non. Ce passé-là, pour toi, n’est pas récusable. Dès l’instant où il ne l’est pas, tu ne peux existentiellement nier toute ton histoire, cet énorme enchaînement de jours et de nuits qui ont eu lieu depuis que tu es né et la manière dont ces événements se sont succédés. Tu peux bien, comme Descartes, le mettre en doute. Mais peux-tu te confronter à la réalité de ces jours et dire : Ceci est fondamentalement irréel et pure œuvre imaginaire, ce n’est là que parce que mon esprit pose à tout instant cette soi-disant réalité objective qui pourrait à tout instant retourner au sein de ma conscience et s’y dissoudre ? Non, tu ne peux pas le faire. Maintenant, essayons de prendre la mesure de ce que tu ne peux pas faire, ce qui revient à prendre la mesure de l’hallucination. En effet, si tu ne peux te confronter à, la réalité des derniers jours qui se sont écoulés pour la récuser en tant que phénomène strictement subjectif tu ne peux non plus récuser le jour où tu as rencontré Anne-Marie, tout ce qui s’est passé avant... Ce que tu ne peux récuser, c’est ta vie ! Et si tel est le cas, tu ne peux récuser le passé en général : tu considères comme évident qu’avant ta naissance ou la mienne, la réalité était là, les événements historiques se sont enchaînés, il y a eu les diplodocus, Charlemagne, etc. Engageons-nous donc dans une direction plus scandaleuse encore : es-tu capable de mettre sur la sellette et de regarder dans les yeux Charlemagne, Jeanne d’Arc, la dernière guerre mondiale, De Gaulle, etc., et dire : Ceci est un pur effet de ma subjectivité, en réalité, je suis absolument seul. Donc, es-tu capable de récuser l’existence de tout le passé jusqu’au big bang et d’être quitte de ce putain de passé, quitte de l’histoire humaine ?

G.F. - Non. A ceci près que, si j’ai l’impression d’avoir bel et bien vécu ma propre existence, je n’ai jamais vu Charlemagne ou un diplodocus. On me dit qu’ils ont existé. Il y a un accord général et tacite sur leur réalité...

S.J. - D’accord, mais ne sous-estimons pas la force de cet accord tacite : même si nous ne savons pas grand-chose de Charlemagne, si les manuels d’histoire ont pu nous induire en erreur, tu es néanmoins d’accord, non seulement pour dire qu’il y a eu autrefois quelque chose ou quelqu’un ressemblant à Charlemagne, mais tout simplement, de manière générale, qu’il y a eu.

G.F. - J’en conviens.

S.J. - Tout ceci est un rêve ! A tout instant, tout ce que nous désignons à l’extérieur de notre conscience et qui nous apparaît si réel, doué d’une réalité autonome et extérieure à notre propre conscience, tout ce que nous apercevons à l’extérieur de nous-même par la fenêtre de notre pensée, tout cela est hallucinatoire. Ceci n’a pas un atome de réalité. C’est un phénomène purement imaginaire. Ce sont des effets subjectifs que ta conscience endormie constitue subrepticement en réalité autonome et séparée de toi. Voilà le propre de l’hallucination. Ressentir comme réel ton passé, le passé en général, ou l’avenir, ou Paris, ou le cosmos en tant que réalités séparées de toi, c’est être halluciné, comme le fou qui passe dans la rue en discutant avec un interlocuteur fantôme. Le type a perdu les pédales parce qu’il a constitué en réalité un effet purement subjectif et irréel. Tout ceci te donne la mesure de ce qui doit être éradiqué. Cela te donne aussi la mesure de l’immensité de ce qui doit être remis au sein de la conscience pour s’y dissoudre. Une fois cette conversion énorme opérée, il n’y a rien de mal à agiter une marionnette et à jouer. Mais il faut absolument percevoir que mon avenir, ma mort, moi-même en train de produire les pensées que je suis en train de produire, les diplodocus, Charlemagne, ne sont que marionnettes agitées par mon esprit, mais qu’en vertu d’une horrible maladie spirituelle qui s’est abattue sur moi voici un milliard d’années, c’est-à-dire maintenant immédiatement tout de suite, plus vite que moi, plus tôt que moi, mon âme ne sent plus ses propres doigts agiter la marionnette et la traite comme une réalité étrangère. Il te faut donc récuser l’irrécusable partout où il sévit, c’est-à-dire dans la totalité de ton champ de perception !

G.F. - (Sonné) Euh... D’accord.

S.J. - La destruction à accomplir est phénoménale. On ne peut pas s’attaquer au rêve par fragments. Quand on se réveille le matin, le rêve disparaît en une seule fois. Il faut donc tout anéantir, crever tous les yeux de la pensée en découvrant en même temps que l’on n’a jamais vu par un autre œil que celui de la pensée. Voilà donc le travail que je te demanderais de faire et qu’il est impératif de mener à bien. Car ou ce travail est accompli et tu deviens ce que tu es, la vérité de toi-même, tu es au contact de cette valeur infinie, au sein de ce que l’on eût autrefois appelé Dieu ; ou bien tu ne procèdes pas à cette mise en question, à, cette destruction universelle, et tu es sous le règne de Satan. C’est aussi simple que cela.

G.F. - (Hagard) ...

S.J. (Infatigable) - Cette manœuvre réussie fonctionne comme un exorcisme. Ce que nous considérons comme la réalité s’impose telle une hantise. Le cosmos n’est rien qu’une petite bulle que mon âme est en train de souffler. Il faut donc faire éclater la bulle. La vie de l’homme pris dans l’état de conscience ordinaire se déroule au sein d’une bulle subjective qu’en amont de lui-même il ne cesse de souffler, d’une contrefaçon d’univers incluant le sujet pensant. Il évolue à l’intérieur d’une pensée de moi, c’est-à-dire qu’il commence avec une pensée de pensée, cette pensée de pensée commençant une pensée de monde et de temps. Quand le déclic se produit, cette bulle éclate comme une bulle de savon. L’état de conscience habituel n’a en réalité aucune solidité et peut à tout moment éclater.

G.F. - Comment percer la bulle tout en étant dedans?

S.J. - La question est en fait la suivante : Y a-t-il des lieux de la bulle sur lesquels l’attaque doit de préférence porter ? Le schéma de l’hallucination est celui-ci : moi/ rupture non-moi. Moi, pauvre petit sujet frileux, et le gouffre qui me sépare de tout le reste que je perçois comme non-moi. Tout ce qui se produit à l’intérieur de la bulle est réductible à cette équation moi / rupture non-moi. Si le chaos énorme régnant au sein de la bulle est difficilement réductible à une seule pensée, il n’en va pas de même de ladite équation en laquelle, à un certain degré de concentration, dans la réflexion, dans la méditation, l’on pourrait reconnaître une pure pensée toute pensée n’étant jamais qu’un effet de toi fondamentalement irréel. Pour résorber l’hallucination, ramener ce qui n’est que pensée au sein de la pensée, de telle sorte qu’elle apparaisse dans sa véritable nature mentale, c’est-à-dire en tant que néant, une première méthode consisterait à s’attaquer au cœur même du rêve. Le rivet central de l’hallucination n’est autre que la croyance absolue en moi en train de produire une pensée, de songer à ceci ou cela. Que mes pensées soient gaies ou tristes, il semble que je ne puisse mettre en doute la réalité objective de cette situation : je suis là et je secrète un monde intérieur. Or, moi et mes états d’âme, que je sois en train de m’interroger sur l’existence de l’éveil, sur mes chances d’y parvenir ou tout bonnement de m’emmerder, tout cela n’a aucune espèce d’existence propre. Il y a là un paradoxe : n’ayant pas de pouvoir sur tes propres états intérieurs, tu les subis. Tu préférerais ne pas t’emmerder tout en constatant que les pensées génératrices d’ennui te résistent. Tu ne peux facilement les chasser. Or, cela veut dire que tout en ayant l’intuition que ce que tu es n’est pas réductible à tes pensées (Je m’emmerde suppose bien l’existence d’un je) tu confères à ces dernières, du fait qu’elles te résistent, un statut objectif. Autrement dit, l’état de conscience habituel participe d’une folie extraordinaire : pressentir qu’au sein de moi-même il n’y a que moi-même tout en étant certain de la présence au sein de moi-même d’un non-moi - en effet, si l’ennui n’était pas du non-moi, je pourrais le résorber et ne le subirais pas... La tentative la plus intéressante à accomplir est celle-ci : mettre en cause la réalité de ce qui se passe en moi maintenant immédiatement tout de suite.

L'irrévérence de l'éveil - Stephen Jourdain et Gilles Farcet, éditions Acarias L'ORIGINEL 

180318

Geometric Man

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Après avoir été frappé à la tête et souffert d’une commotion cérébrale, Jason Padgett a commencé à voir des formules et des formes géométriques. Il est maintenant considéré comme un génie des mathématiques – une sorte de Rain Man moderne. 

L’histoire de Jason Padgett, 47 ans, a commencé il y a 15 ans. Ce soir là, comme à son habitude, il décida d’aller à son bar-karaoké dans sa ville natale de Tacoma, dans l’État de Washington. Il avait promis à ses amis de les ramener en fin de soirée, et fit donc bien attention à ne pas boire ce soir là. Alors qu’il sortait du bar, il reçut un coup à la tête qui le mit à genoux. Dans l’obscurité et avec l’esprit confus, il sentit qu’on cherchait son portefeuille et ses agresseurs ne le trouvant pas, les coups continuèrent à pleuvoir sur sa tête avant qu’ils ne s’enfuient rapidement.

Après plusieurs minutes, il a réussi à se relever et à atteindre sa voiture. Heureusement, l’hôpital était proche. Les tests révélèrent qu’il avait souffert d’une commotion cérébrale complexe. Les médecins lui donnèrent des antidouleurs et le renvoyèrent chez lui.

Padgett ne savait pas encore qu’il avait laissé cette nuit son ancienne identité à l’entrée du bar, et qu’en lieu et place se trouvait un tout nouveau Jason Padgett. " Quand je me suis réveillé le lendemain matin, le monde entier avait un aspect différent. Je pensais avoir des hallucinations avec tous les analgésiques qu’ils m’avaient donnés à l’hôpital. "

En ouvrant le robinet de sa salle de bain, il vit un faisceau de rayons lumineux colorés se déployer verticalement à partir du flux, dépassant le lavabo et lui semblant s’étendre sans fin dans toutes les directions. En regardant sa cour par la fenêtre, il vit les feuilles des arbres ressemblant à une collection de triangles infiniment petits reliés les uns aux autres de différentes façons. Cherchant à se débarrasser de ce qu’il pensait être des hallucinations, il est allé se faire une tasse de café. En versant du lait dans son café, il vit un cercle tourner à la surface de la boisson, tournant parfaitement dans des cercles de plus en plus petits les uns à l’intérieur des autres comme le motif d’un coquillage.

La maison et les objets en eux-mêmes sont devenus une variété de formes géométriques. Padgett était convaincu que quelque chose s’était mal passé dans son cerveau. Il avait aussi des symptômes physiques : une forte douleur et un tremblement incontrôlable dans tout le corps. Des examens complémentaires à l’hôpital ont mesuré qu’il n’avait pas de dommage au cerveau et que les symptômes finiraient par passer.

Mais aucun des symptômes n’est passé. Le monde entier a continué à ressembler à une variété de formes géométriques complexes qui l’ont graduellement de plus en plus attiré dans leur beauté et leur complexité sans fin. Padgett était très curieux de savoir ce qui était arrivé aux autres personnes ayant vécu la même blessure à la tête. Il a commencé à faire des recherches sur internet, jusqu’à ce que la semaine suivante, il se surprenne lui-même à passer ses journées et ses nuits à essayer de déchiffrer et de comprendre ces formes remarquables qu’il voyait au lieu du monde auquel il était habitué jusque là.

Je pense aujourd’hui avoir une bien meilleure compréhension de comment fonctionne la réalité. Et la réalité est maintenant bien plus riche, profonde et plus semblable à la science-fiction que je n’aurais jamais pu l’imaginer. Imaginez que l’univers ou notre réalité est comme un grand écran TV. Vous regardez l’écran et voyez défiler des images de ce qui arrive dans notre réalité. Avant d’avoir eu une blessure au cerveau, les images que je voyais défilaient l’une après l’autre en séquence, sans espace entre elles, comme sortant d’un film à la TV. Après la blessure au cerveau cela était autre chose : imaginez les images venant les unes à la suite des autres, avec un espace entre elles, comme si la réalité était composée de séquences d’événements, tout semblant alors inégal et discontinu. Cela m’a étonné que notre cerveau reflète les images individuelles que nous avons et lisse alors la transition entre elles, de sorte que tout semble être en un mouvement continu. "

(...)

" Chaque image consiste en des pixels plus petits, sous la forme de triangles minuscules, comme lorsqu’une dysfonction se produit. Et ces pixels peuvent être plus petits et encore plus petits, si petits qu’ils semblent être une ligne droite, de sorte que cela semble stable. Et en chaque pixel se trouve l’image dans son ensemble, ce qui correspond au principe d’un univers holographique."

(...)

Nous savons qu’il existe un phénomène physique appelé l’effet Doppler. Selon ce phénomène, la fréquence de l’onde est affectée par les changements résultant du mouvement des objets, comme entre une voiture et une personne la regardant. L’exemple le plus simple est une personne se tenant sur le bord de la route et observant une voiture en déplacement. Lorsque la voiture approche, le bruit qu’elle fait (du moteur ou d’un sirène d’ambulance) sera plus élevé qu’en réalité et, lorsque qu’elle s’éloigne, il sera plus bas. Si nous imaginons qu’une file infinie de personnes à des distances différentes regardent la voiture, elles entendront toutes le bruit d’une fréquence différente. La question est alors de savoir quel bruit fait la voiture, et il n’ a pas de bonne réponse, toutes sont correctes. De la même façon, si tous regardent mon t-shirt, ils pourront le voir d’une couleur différente, bleu, rouge, jaune, vert. Cela dépend d’où ils vont et à quelle vitesse ils se déplacent par rapport à moi. Vous pouvez donc dire que ce que chacun de nous a expérimenté est seulement un morceau de la réalité. Ce que fait réellement la science-fiction est de décrire des réalités alternatives ou parallèles. Il y a des réalités sans fin, et chacune d’entre elles est vraie de manière égale." 

(...)

" Les humains tissent et se placent tous dans un univers géométrique », affirme Padgett. « Vous, moi, l’arbre, l’univers, tout se place ensemble et appartient à une certaine structure plus large. Dans le passé, j’avais le sentiment d’être séparé de l’univers et des autres personnes, mais je vois maintenant les choses différemment. Comme le noyau de la cellule fait partie de la cellule, et la cellule fait partie de mon corps, tout appartient à un système plus large. Au sens le plus littéral, nous sommes tous connectés les uns aux autres et ce que fait chacun de nous affecte le tout."

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130218

Vertige métaphysique

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180118

Encore un peu de philo ?

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081217

Petits jeux de la vie

 

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051217

Rêve et réalité

"On pense généralement que le rêve est "irréel", par opposition à la "réalité" de notre état vigile. Mais rien n’est plus réel que le rêve. Cette affirmation prend tout son sens dès qu’il est compris que la vie à l’état de veille est aussi irréelle que le rêve, exactement de la même façon. On peut alors comprendre que le yoga du rêve s’applique à toute expérience, aux rêves de la journée comme à ceux de la nuit."

Tenzil Wangyal Rinpoché

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251117

Un pas en arrière

«  On s'aperçoit qu'il suffit de faire un pas en arrière dans sa conscience, juste un petit mouvement de retrait, et l'on entre dans une étendue de silence par-derrière. Comme s'il y avait un coin de notre être qui avait les yeux à jamais fixés sur un grand Nord tout blanc. 
Le vacarme est là, dehors, la souffrance, les problèmes, et on fait un léger mouvement intérieur, comme pour franchir un seuil, et, tout d'un coup, on est en dehors (ou en dedans ?) à mille lieues et plus rien n'a d'importance, on est sur des neiges de velours. 
L'expérience finit par acquérir tant d'agilité, si l'on peut dire, qu'en plein milieu des activités les plus absorbantes, dans la rue, quand on discute, quand on travaille, on plonge au-dedans (ou en dehors ?) et plus rien n'existe, qu'un sourire — il suffit d'une fraction de seconde. 
Alors on commence à connaître la Paix; on a un Refuge inexpugnable partout, en toutes circonstances. 
Et on perçoit de plus en plus tangiblement que ce Silence n'est pas seulement au-dedans, en soi; il est partout, il est comme la substance profonde de l'univers, comme si toute chose se détachait sur ce fond, venait de là, retournait là. 
C'est comme un creux de douceur au fond des choses, comme un manteau de velours qui enveloppe. 
Et ce Silence n'est pas vide, c'est un Plein absolu, mais un Plein sans rien dedans, ou un Plein qui contient comme l'essence de tout ce qui peut être, juste avant la seconde où les choses vont naître — elles ne sont pas là, et pourtant elles sont toutes là, comme une chanson pas encore chantée."
Satprem, " Sri Aurobindo ou l'aventure de la conscience "
Trouvé sur Eveil et philosophie, le blog de José Leroy

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241117

A propos des rêves lucides

 

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221117

Témoin d'éveil

Enfant, j’avais vécu à plusieurs reprises des expériences de modification d’état de conscience. Je ressentais ce processus comme normal. C’était dans l’ordre des choses.
Le jour où cela s’est à nouveau imposé en moi, je disposais de temps pour m’y consacrer pleinement.
Un dimanche d’automne à la campagne, quelques amis sont à la maison et, le repas terminé, certains se préparent à faire une promenade dans les bois, d’autres à passer l’après-midi à bavarder devant le feu de cheminée. Je suis dans la cuisine pour effectuer quelques rangements avant de les rejoindre lorsque, soudain, je prends conscience que quelque chose est changé, différent. Tout est net, clair, limpide, immédiat, comme si un voile avait été enlevé, comme si une vitre avait disparu. Je n’ai plus l’impression de regarder autour de moi, le centre du regard a disparu, « je » ne suis plus dans le regard.

Soudain un voile s’est ouvert, comme si une vitre avait disparu… Je ne suis plus dans le regard… Tous les sens sont clairs, éveillés, sensitifs, l’action a lieu « au bout des doigts » ; la main perçoit les sensations. L’oeil voit, l’oreille entend, mais le mental est silencieux ; il enregistre sans commentaire, sans interprétation, sans prolongement, et la perfection du geste va de pair avec cette absence de raisonnement… Silence profond intensément présent… amour infini qui émane de sa propre nature, irradie de lui-même, de toute chose et de toute vie.

Les autres, le monde qui m’entoure, le personnage que je suis participent d’une même vie, d’une même substance, sans séparation, sans rupture, dans un même mouvement fluide et harmonieux. Les gestes coutumiers se déroulent d’eux-mêmes, simples, faciles, portés par le silence intérieur intensément présent. Silence et amour infini qui émane de sa propre nature, irradie de lui-même et de toute chose. L’apparence du monde n’a pas changé, mais le monde vit autrement, habité par ce silence et cet amour qui sont le cœur de toute chose et de toute vie. Le personnage (que je suis) n’a pas changé, mais « je » n’est plus dans le personnage, remplacé par ce silence et cet amour qui rayonne et chante à l’infini. J’en suis totalement abasourdie. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer : comment l’esprit, sans se diviser, peut-il aller dans deux directions différentes, se rejoindre lui-même et se retrouver UN, Infini à l’infini, béatitude dans la lumière ?
Et pourtant, c’est tout à fait clair, aussi simple et évident que d’ouvrir et fermer les yeux.

Marigal

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