241015

Jusqu'au bout

Jusqu’au bout il ne faut jamais arrêter de pratiquer, jusqu’au dernier jour. Il y a bien sûr des moments où l’on pense ne plus rien avoir à faire, mais c’est un piège. Il ne faut pas attendre que ça arrive, passivement. Quand les gens me disent « ça arrivera quand ça arrivera », je leur dis d’aller s’asseoir au milieu de l’autoroute, et on verra bien s’ils se feront écraser, si c’était le moment…Tant que l’on a pas atteint le but il faut continuer, même à méditer. Bien entendu on méditera différemment, mais il faut continuer. 
 
Continuez de faire le point, d'observer inlassablement le fonctionnement du mental, de la conscience, et vous réaliserez, dans votre coeur, et au delà de l'intellect, qu'à aucun moment, vous ne pouvez être à la fois celui qui perçoit, et ce qui est perçu ! Sans vous - le Témoin permanent - aucun spectacle n'est possible.... découvrez , réalisez que vous êtes La Base d'où tout s'élance chaque matin et où tout retourne chaque soir.... Il n'y a rien d'autre ! Et cela ne peut pas être compris, cela ne peut être que réalisé.
Ce que l'on appelle Réalisation n'est pas une grande compréhension, mais une gigantesque émotion dans laquelle la vie particulière de l'individu que l'on a cru être si longtemps, fusionne dans la Vie tout court... Et cela est une grande histoire d'Amour dans laquelle ce fameux intellect - bien fragile et impermanent - n'a vraiment qu'un second rôle sans grand intérêt.

Bernard Harmand

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231015

Le sourire du jour

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221015

Ni vrai ni faux

Je vois souvent les gens prendre à la lettre ce qui est dit par tel ou tel « sage », par tel ou tel « éveillé ». Parfois même, ils vont faire d’une phrase une vérité absolue qu’ils vont mettre en opposition à d’autres choses qu’ils entendront ou liront.

La vérité est loin de pouvoir être résumée en une phrase ou même en un texte. La vérité, bien qu’étant Une, est à la fois multiple. Elle est personnelle et impersonnelle. Bref, elle est paradoxale et elle ne peut en aucun cas être enfermée dans quelques explications ou définitions que ce soit. Ne faites pas cette erreur innocente de trier les écrits ou les dires simplement parce qu’ils ont l’air de s’opposer. Ce que vous pourriez voir comme des contradictions ne sont qu’une apparence. En réalité il n’est rien ni de vrai, ni de faux.

Prenons comme exemple le fait que certains disent que pour que l’éveil survienne, il ne faut rien faire et qu’il ne faut pas entretenir une recherche. C’est vrai ! L’éveil n’est pas la conséquence de ce qui aura été fait et il n’est pas non plus l’objet trouvé d’une recherche. Par contre, lorsque ce qui survient est « faire », cela ne peut être que juste.  Tout ce « faire » sera  partie intégrante d’un processus où la fatigue et l’épuisement donneront naissance au lâcher prise authentique et l’éveil peut survenir suite à cela. Et il en va de même pour la recherche.  Après 20 ans de recherche intense, il peut survenir l’évidence d’une impuissance totale qui pourra emporter tout sur son passage, y compris le chercheur.

Il n’y a pas de bon chemin, pas de bon enseignement, ni de bonne méthode, mais il n’y en a pas non plus de mauvais. Être sur le « mauvais » chemin peut être la plus parfaite voie. Alors, qui peut juger ? Qui sait ce qui doit ou pas être fait ? Qui sait si cela doit ou pas être cherché ? Qui sait ce qui doit ou pas être suivi ?

Chaque chemin emprunté est parfait et ne peut être autre.

Chacun ne peut que vivre ce qui se vit et qu’exprimer ce qui s’exprime.

Laissez-vous guider intuitivement vers les textes,  paroles ou pratiques qui sauront éveiller votre cœur dans le moment présent et puis, laisser les partir si elles n’ont plus d’utilité. Ce ne sont que des outils, que des mots qui tentent de vous indiquer ce que vous êtes déjà. Aucun outil ni aucun mot ne pourra de toute façon le faire.

Ne vous accrochez à rien ni à personne… ou bien faites-le !

Caroline Blanco

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181015

Le tourbillon dans la rivière

"Si la conscience est universelle, notre corps véritable est l'univers."

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121015

Trop penser... nuit

TYPEWRITERHEAD from Eric Giessmann on Vimeo.

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081015

Signes extérieurs de sagesse

Extrait d'une rencontre avec Stephen Jourdain
(vu sur nondualite.free.fr)

Gilles Farcet :A seize ans, donc, l'éveil ! Et les autres ? Tu n'en as parlé à personne ?

Stephen Jourdain : A personne. Enfin, disons que j'ai essayé deux ou trois fois d'en parler à mon père, à mon grand-père, à ma mère... Comme cela s'est très mal passé, J'ai décidé de fermer ma gueule. Honnêtement, pendant dix ans, j'ai cru que je ne l'ouvrirais plus. L'éveil s'est produit à seize ans et ce n'est que vers trente ans que j'ai dû commencer a en parler.

Personne n'a rien remarqué ?

Non. Le propre de cette chose, c'est de n'être pas remarquée. Tu comprends, l'éveil ne produit aucun effet. Comme on dit : tout est changé, rien n est changé...

Ouais... Je crois avoir l'intuition de ce que cela signifie, mais cette proposition ne me satisfait pas vraiment...

Ce en quoi tu as raison ! En général, les gens sont ravis de cette formule, ils ont l'impression d'avoir fait le tour de tout, d'avoir tout compris : tout est changé, rien n'est changé, tout est dans tout et réciproquement, et bla bla bla... Moyennant quoi, personne n'a rien compris et on sombre dans la confusion. Reste que cette proposition recouvre quelque chose de profondément vrai, à savoir que cet événement qui est le seul événement réel d'une existence humaine est en même temps un non-événement absolu, ainsi que nous l'avons dit. Un non-événement ne saurait produire d'effets.

Tout de même...

Non ! L'éveil perçoit tout comme une extension de lui-même, une marionnette dont il tire les fils. Si je fais une brillante réflexion à propos de la nature de l'éveil, je la perçois comme irréelle, comme une marionnette que je suis en train d'agiter. Ne pouvant oublier que c'est ma propre main qui fait bouger la poupée, je ne puis croire à sa réalité. Je ne puis donc croire à cette philosophie que j'aurais tendance à bâtir au sujet de l'éveil, si bien que ladite philosophie ne saurait en quoi que ce soit modifier mon comportement.

Tu as cependant nettement senti que cette expérience te différenciait des autres ?

Lorsque cela s'est produit, j'ai parfaitement ressenti l'abîme qui me séparait des autres. Un abîme sans appel, soyons francs. Si cela jaillit en toi, tu auras l'impression qu'il existe entre toi et les autres, plongés dans l'état de conscience courant, une différence telle qu'on ne saurait même envisager l'idée de jeter une passerelle. La distance est énorme... Aujourd'hui, après quarante ans, c'est un peu différent. Je veux dire par là que, par une sorte de phénomène de projection, je ressens tout le monde comme éveillé même si, intellectuellement, je sais très bien qu'il n'en est rien. Mais à l'époque, la distance m'était perceptible, sensible.

Et pourtant, à t'en croire, il serait impossible de remarquer quoi que ce soit de différent chez un éveillé...

En fait, un observateur intelligent et très attentif pourrait remarquer certaines choses. Mais je me suis toujours attaché à n'en rien laisser paraître. De même qu'on ne va pas baiser devant tout le monde, à moins d'être exhibitionniste, il ne saurait être question d'étaler au grand jour cette réalité si intime qu'est l'éveil.

Soyons précis : que pourrait-on remarquer ?

Eh bien, prenons par exemple l'attention multidirectionnelle qui est un corollaire de l'éveil...

???

Oui, la nature même de l'attention change. Auparavant, l'attention était comparable à un trait de métal rigide. Ce trait avait une cible tout à fait ponctuelle : chaque acte d'attention dirigé sur une cible projetait tout le reste dans l'ombre de l'inattention. Avec l'éveil, cette loi change et le trait se déploie en éventail, si bien qu'on en arrive à l'attention multidirectionnelle, ce qui constitue un choc. On se met à voir tout en même temps, un milliard de choses sont perçues simultanément, si bien que la richesse du paysage terrestre devient proprement inouïe. Il est évident qu'un observateur un tant soit peu attentif décèlerait des transformations d'ordre physique chez la bienheureuse victime de cette extraordinaire panoramisation de l'attention, ne serait-ce que parce qu'on entre alors en extase... Bref il se passe quelque chose, c'est sûr ! On pourrait repérer d'autres signes, mais ce sont des signes discrets...

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