260217

Eveil et quotidien

M : Vous venez d’employer le terme « s’éveiller ». C’est d’ailleurs la traduction littérale de buddha - l’éveillé, et non pas l’illuminé.

S : Oui, c’est ça. S’éveiller est également pour moi une expression adéquate. Car dans une telle expérience, c’est comme quand on se réveille après un rêve. Tout à coup, on voit la réalité. Ce qui est spécial dans ce vécu, ce n’est pas que l’on fasse l’expérience de quelque chose de plus clair, ou plus beau, ou plus grand que ce que l’on a vu et entendu jusqu’alors. Cela signifie que l’on perçoit autrement la réalité, qui est comme elle a toujours été. On fait l’expérience, par exemple, qu’un merle est posé sur une branche. C’est cela que l’on peut vivre dans l’illumination. Et tout à coup, on est tellement saisi par ce tableau assez quotidien, que l’on ne peut pas du tout le décrire avec les termes et qualificatifs habituels à notre disposition jusque-là. Ce que l’on pourrait dire, c’est que l’on a enfin vu le véritable merle, le merle. Comme si l’on n’avait encore jamais vu un merle jusque-là, alors qu’on a vu déjà beaucoup de merles. On pourrait dire aussi – après coup – que l’on a enfin fait l’expérience de soi-même; bien que l’on vienne de voir un merle. Comme s’il n’y avait pas de séparation entre celui qui regarde et ce que le regard est en train de rencontrer. Comme s’il n’y avait pas de séparation entre moi et le merle ; comme si je me reconnaissais moi-même dans ce merle sur la branche. Comme si j’étais assise depuis toujours sur cette branche, tout en sachant en même temps et pertinemment que je suis assise sur ce muret et que je regarde la branche là-bas, avec le merle. Mais, d’une manière difficilement explicable, mon « être-assise-sur-le-muret » est tout à fait le même que le merle sur la branche. Et si par hasard, le son d’un moteur venant de la rue me parvenait dans un tel moment, ce son ne serait également rien d’autre que le merle sur la branche. Et si alors on tourne la tête et que le regard rencontre un tournesol ou l’encadrement d’une porte, on voit à nouveau cela, qui s’était montré en tant que merle sur la branche. Pour autant, on ne confondra pas un tournesol ou l’encadrement de la porte avec un merle. On n’a pas de trouble de perception de la réalité. On est tout à fait éveillé à la réalité. On voit à nouveau ou encore – toujours encore on voit ce Un. Comme si ici cela était un merle et là un tournesol et maintenant l’encadrement de la porte puis le bord de la table. Et en même temps, on sait que cela c’est moi. Pour moi, c’est comme si je me voyais moi-même, encore et encore, toujours et toujours, toujours encore comme dans un miroir : seulement moi. Comme si j’étais un avec tout ce qui est et qui était, un dans une seule et unique présence, qui elle n’est pas palpable mais qui emplit tout, temps et espace, de sa pure présence. Tout est en ordre, aussi naïf que cela puisse paraître, tout va bien. C’est une ébauche possible de l’éveil. Si quelqu’un a déjà été, ne serait-ce que très légèrement, touché par un tel vécu, cette description ne lui semblera pas être une pure absurdité mais quelque chose résonnera en lui et lui rappellera comment cette réalité peut se montrer.


Silvia Ostertag (Eveil et quotidien)
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210217

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Lorsque l’on demanda au Maître qu’est-ce qu’il faisait pour ces disciples, il dit : « Ce que le sculpteur fait pour réaliser la statue d’un tigre. Il prend un bloc de pierre et le travaille retirant tout ce qui ne ressemble pas à un tigre. »
Lorsque les disciples lui demandèrent plus tard, qu’est-ce qu’il voulait dire exactement, il répondit : « Ma tâche est de détacher tout ce qui n’est pas vous : chaque pensée, sentiment, attitude, conditionnement qui adhèrent à votre forme, votre culture et votre passé. »


Anthony de Mello
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200217

Tout sauf moi

Lorsque se produit l’éveil (comme cela arrive maintenant très souvent), ce que les gens disent plus que toute autre chose est que ce qui est vu à présent est absolument évident. Tellement évident. C’est étroitement accolé à ce que vous vous imaginez qui se passe en ce moment. Vous pensez que vous me voyez – en fait tout ce qui se produit en réalité est qu’il y a un voir, vision de moi qui survient, ou de quoique ce puisse être. La différence entre éveil et pas d’éveil – entre voir et ne pas voir- est simplement la reconnaissance qu’il n’est personne là. Il n’y a aucun « moi ».

Tony Parsons « Tout ce qui est » (Ed Accarias, L’Originel)

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Un problème ?

Selon une étude de L’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas un mot n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenìre soeint à la bnnoe pclae. Le rsete puet êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujorus lrie snas porlbème. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. La peruve !

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160217

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La Realisation c’est la reconnaissance de ce qui est déjà là. Plus il y a d’égo et moins il y a de realisation, c’est à ce stade que l’expérience de la conscience semble intermittente, comme le soleil qui semble se lever chaque matin alors qu’en réalité il ne se couche ni ne se lève.

Yuri Lamarche

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120217

Expérience

Question : Je suis fasciné par la découverte de ce que tout, dans mon expérience, est fait du sentir et du percevoir ; qu'il n'existe pas, en fait, d'objets réels en tant que tels, mais seulement l'expérience.

RS : Oui, nous ne connaissons du mental que le penser, nous ne connaissons du corps que le sentir et nous ne connaissons du monde que le percevoir - c'est à dire voir, entendre, toucher, goûter, sentir. Ou encore, nous pourrions dire plus simplement que nous ne connaissons que "faire l'exprérience" et celui-ci est fait de notre Soi, Présence consciente.

A présent, prenez le monde, généralement considéré comme loin de nous et constitué d'autre chose que nous. Par exemple, prenez un objet dans le monde, tel qu'une montagne au loin. Quelle distance sépare la montagne de "faire l'expérience" ? Manifestement, aucune.

Maintenant, examinons : quelle distance sépare notre Soi, c'est-à-dire la Présence consciente, de "faire l'expérience" ? Aucune, manifestement.

Donc, si nous avons clairement observé qu'il n'existe aucune distance entre la montagne et "faire l'expérience" et que "faire l'expérience" n'est pas distant de la Conscience-Présence, alors il est clair que, dans notre expérience réelle, la montagne ne se trouve pas loin de nous.

Maintenant, recommençons et demandons-nous : quelle substance est présente dans la montagne autre que "faire l'expérience" ? A l'évidence, aucune autre, car nous n'avons aucune connaissance d'un monde qui soit en dehors de l'expérience que nous en faisons.

A présent, demandons nous : quelle substance est présente dans "faire l'expérience", autre que notre Soi, Conscience-Présence ? A l'évidence, aucune autre.

Ainsi, notre expérience directe et intime nous révèle que la montagne (et tout le reste) se trouve dans notre Soi, Conscience-Présence, et en être constitué.

Or, nous pouvons nous demander maintenant ce qu'est cette "montagne". Nous avons déjà découvert qu'elle n'est autre que notre Soi, Conscience-Présence. Alors pourquoi parler de "montagne" ? "Montagne" est juste l'un des noms et des formes que peut prendre notre Soi. Il n'y a que notre Soi. Non pas notre Soi en tant que montagne, mais juste notre Soi, point à la ligne.

 

Rupert Spira "Présence", L'Essence de la Non-Dualité (Editions Accarias L'ORIGINEL)

050217

Réveillez-vous !

(...) Dès que vous émergez de l’état de rêve, pour entrer dans l’état de veille, vous rejetez systématiquement le rêve et dites qu’il n’était pas réel, que ce n’était qu’un rêve. De même, l’état de veille dans lequel nous percevons ce vaste univers, avec toutes ses étoiles et ses planètes etc. est également un rêve, je le répète donc, éveillez-vous à votre propre Réalité. Éveillez-vous ! Arrêtez de rêver, tout simplement. 

Ce monde n’a jamais vraiment existé, il n’a jamais été créé, c’est un rêve ! Alors sachez-le, et réalisez-le ! C’est tout. 

Une fois que vous avez pleinement absorbé cette compréhension, plus rien n’est nécessaire, plus de questions ou doutes ne peuvent se poser. Existe-t-il quelque chose d’aussi simple, et, en même temps, d’aussi sublime ?

Nisargadatta, Notes, Editions L’Originel-Charles Antoni

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