200515

Que la Force...

« Tu dois désapprendre tout ce que tu as appris.
Nous sommes des êtres illuminés, pas une simple matière brute.
Mon alliée est la force et c’est de mes alliés la plus puissante. La vie la crée, la fait grandir, son énergie nous entoure et nous relie.
Tu dois sentir la force autour de toi, ici, entre toi, moi, l’arbre, la roche, partout.
La mort est un élément naturel de la vie, réjouis-toi pour tous ceux autour de toi qui retournent à la Force.
Ni les pleurer ni les regretter tu ne dois.
La peur de perdre l’autre mène au coté obscur.
L’attachement mène à la jalousie, à l’ombre de la convoitise il grandit.
Exerce ta volonté à renoncer à tout ce que tu redoute de perdre un jour. »

Maître Yoda

yoda_luke

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140515

Ce qui est

Nous semblons ne pas voir, tandis que nous nous hâtons vers la prochaine apogée spirituelle escomptée, que le trésor que nous cherchons est à découvrir non là où nous allons, mais dans la simple nature des pas que nous faisons. Dans notre ruée vers une meilleure situation dans le temps, nous foulons la fleur de l'être qui s'offre en chaque instant.
Il me semble que notre attachement aux buts est né du besoin de nous prouver quelque chose à nous-mêmes. Mais la vie est simplement la vie et elle n'essaie pas de prouver quoi que ce soit. Ce printemps-ci ne tentera pas d'être mieux que le printemps dernier, ni le frêne de devenir un chêne.
En abandonnant notre fascination pour l'extraordinaire et le spectaculaire, nous nous autorisons à reconnaître la merveille simple qui repose dans l'ordinaire. Car la vie est à elle-même son propre but et n'a pas besoin de raison d'être. C'est là sa beauté.
Quand il n'y a pas de moi illusoire, séparé, le fond omniprésent de l'amour inconditionnel est pleinement perçu. C'est ce qui est toujours ouvert et à notre disposition. Il n'y a rien qui existe en dehors du fond de cette unité naturelle. Le "secret" c'est qu'il n'y a pas de séparation, mais cela demeure un secret aussi longtemps que nous croyons être quelqu'un.
Que vous soyez unique ici et maintenant, c'est le secret. Cet instant-ci ne s'est jamais produit auparavant, le voyez-vous ? Il est unique, surgissant et retournant ensuite dans l'infini, pour ne jamais être revu. C'est ce que vous êtes. Vous êtes l'expression infinie qui se déploie et se rétracte sans cesse. Vous ne pouvez arrêter ce qui est ; c'est une danse incessante et éternelle - aussi lâchez prise et permettez à cela d'être. Il ne peut y avoir de processus pour devenir ce qui déjà est, et ainsi il n'y a bien sûr, nulle part où aller et rien à faire. Aucune condition n'a besoin d'être remplie. L'infini n'est pas quelque part attendant que nous nous en rendions dignes.
Quand le moi n'est plus, il y a simplement un abandon en l'aimé. Le jeu se poursuit et il y a une réponse à ce jeu. Et le jeu et la réponse sont l'expression du divin. Tout et chaque chose est vu, entendu, senti, comme étant le bien-aimé.
Si vous êtes complètement submergé par la peur ou la souffrance et avez le sentiment de ne rien pouvoir faire, alors c'est "ce qui est" et il n'y a rien à faire que d'être submergé. C'est aussi une expression de l'infini. Mais il faut dire qu'à l'aube d'une nouvelle lumière, d'une perception différente, il peut très souvent y avoir exacerbation de nos peurs les plus profondes.
Vous vous agrippez à votre existence apparente. Toute votre vie vous avez été conditionné à survivre, à proroger l'espèce, à prolonger une apparente lignée. Voyez le grand message des médias qui vous enjoint de travailler à réussir votre vie... Hypnotisé par la croyance que vous êtes un individu séparé, vous imaginez de ce fait devoir négocier avec l'existence. Ce qui est tout à fait effrayant.
Ce que vous êtes est au-delà de ce que vous avez jamais cru. Vous êtes simplement en train d'être vécu par l'infini pour découvrir que vous êtes l'infini.... Vous êtes la vie et c'est tout ce que vous êtes. Laissez tomber les pourquoi et soyez simplement, totalement immergés dans le miracle merveilleux de la vie juste telle qu'elle est, ici même, en l'instant même...
Quand l'éveil se produit, il est vu que tout est unité. Tout et chaque chose émane du silence et de l'amour inconditionnel. Il y a donc une transformation de la perception. D'un coup, il n'y a plus de personne séparée ici, rien qu'unité. Dès que cela est vu, le fond de l'être, l'amour inconditionnel, est reconnu en tout ce qui est. C'est comme si, instantanément, tout recelait une présence d'amour, de bienveillance universelle.
Il y a aussi, bien sûr, la vision constante que tout est l'aimé. Ainsi il n'y a jamais le sentiment d'être perdu. Il n'y a plus de questions, nulle part où se rendre, rien de plus à devenir. C'est chez soi.
La vie est le seul gourou. Tout ce qui est arrivé jusqu'ici est votre enseignement et est absolument approprié à votre éveil. Vous n'avez besoin de rien sauf de ce que vous avez. N'est-ce-pas merveilleux ? Donc ne vous tracassez pas à propos de ce dont vous avez besoin ou pas. Tout est fourni. Lâchez prise et reposez-vous en ce qui est et vous ferez certainement la rencontre de l'aimé et redécouvrirez votre nature originelle.
Tout mène à l'éveil. Même ce que votre esprit peut considérer comme nuisible vous rappelle l'existence d'une autre possibilité. Abandonnez simplement votre attachement et votre fascination envers l'histoire personnelle et laissez la vie voir lieu. 
Laissez à ce que vous êtes le loisir d'émerger. Chaque fois que vous laissez tomber la pensée et êtes avec ce qui est, vous arrosez le sol, et la graine continue à croître. Chaque fois que vous prenez conscience de la nature illusoire de votre conditionnement, il se crée un espace où peut fleurir la compréhension. 
L'éveil à notre nature véritable nous place face à la merveille de l'immédiat qui est la seule vraie sécurité. Il est possible alors que vos yeux s'ouvrent et qu'un vaste sentiment de gratitude vous emplisse.
Dans l'éveil on ne voit rien de différent, mais ce qui est vu est désencombré. C'est simplement "ce qui est". Cependant dans ce qui est vu il y a aussi l'essence de l'amour inconditionnel, le fondement de l'être. C'est vu en toute choses que ce soit un coucher de soleil ou une poubelle pleine d'ordures. Chaque chose existe dans la lumière et émane du silence de la source. Il n'y a absolument rien que ne génère ce fond de l'être. Tout est sacré, et nous marchons, parlons et passons notre temps dans ce qui n'est rien moins que le paradis. 
Ici, ici même est le siège de tout ce que vous désirerez jamais. C'est simple, ordinaire et magnifique. Voyez-vous, vous êtes déjà chez vous.

Tony Parsons (Ce qui est)

le-règne-animal-13

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020515

L'impensable réalité

"La question de savoir ce qu’est une table en réalité ne présente aucun sens. Il en va ainsi de toutes les notions physiques. L’ensemble du monde qui nous entoure ne constitue rien d’autre que la totalité des expériences que nous en avons. Sans elles, le monde extérieur n’a aucune signification".
Max Planck

La physique est une voie permettant de goûter à la splendeur et depuis cent ans elle nous en a offert plusieurs preuves. La profonde révolution du début du XXe siècle, ponctuée par la théorie de la relativité et la mécanique quantique, l’a considérablement rapprochée de la sagesse traditionnelle. Ainsi, les mots de Max Planck (le premier physicien à parler de quanta, en 1900) cités en exergue pourraient, en essence, être mis dans la bouche d’un maître du shivaïsme cachemirien du Xe siècle ou d’un maître du bouddhisme tch’an chinois du VIIIe siècle et ils conviendraient parfaitement. Cette révolution a en tout cas mis fin à l’espèce d’arrogance qui avait prévalu durant le siècle précédent dans certains milieux de la physique, alors qu’on estimait connaître tout ce qu’il y avait à connaître sur l’univers, hormis quelques petits détails qui n’allaient sans doute pas tarder à être éclaircis.
L’ébranlement des modèles classiques n’a pas seulement profondément modifié notre vision de l’univers, mais il nous a aussi — et peut-être surtout — permis de commencer à réaliser que tout ce que nous pouvons savoir sur la réalité, ce sont nos images de celle-ci. Ce n’est pas négligeable. Je me souviens avec bonheur de la toute première chose que mon excellent professeur de physique au collège nous avait dite au début de l’année scolaire : « Cette année, nous allons nous raconter une histoire, une belle histoire. » On n’aurait guère pu dire mieux. De l’univers, nous ne savons que nos histoires ; sa nature profonde demeure impensable, inimaginable.

"Il n’existe pas de monde quantique. Il y a seulement une description abstraite quantique. Il est faux de penser que la tâche du physicien est de découvrir comment est la nature. La physique s’occupe de ce que nous pouvons dire sur la nature".
Niels Bohr

L’exercice de la physique n’en est pas dénué d’intérêt pour autant, bien au contraire. Bien sûr, le désir immémorial de connaître la réalité du monde qui nous entoure ne sera jamais comblé par une réponse finale, par un modèle définitif. La beauté et l’intérêt de cette exploration résident plutôt dans les signes de plus en plus clairs qu’elle fournit, comme un guide qui ferait signe vers l’autre rive sans pourtant jamais pouvoir y poser le pied lui-même. La physique classique recelait certes une admirable beauté. Qu’on pense aux étincelants travaux de Newton, à la superbe formulation de Lagrange ainsi qu’aux travaux de d’Alembert, Hamilton Maupertuis, Maxwell, Faraday, Hertz, Boltzmann et Gibbs, sans compter les travaux fondamentaux et géniaux de Gauss et Riemann en mathématiques. Mais durant les trente premières années du XXe siècle, les foudroyantes intuitions des Planck, Einstein, Minkowski, Bohr, Sommerfeld, de Broglie, Pauli, Heisenberg, Schrödinger, Born, Dirac et tant d’autres nous ont permis d’articuler des modèles de l’univers de plus en plus précis et bouleversants. Ces modèles demeureront toujours des modèles, comme nous venons de le dire, mais ils laissent entrevoir de plus en plus la beauté incommensurable de l’univers.
Les modèles de la physique progressent dans les deux seules directions possibles : l’infiniment petit, sous l’impulsion de la physique quantique, et l’infiniment grand, sous-tendue par la relativité générale. On sent bien que la réunion des deux ne saurait tarder, ne serait-ce que sous une forme préliminaire, et les efforts pour mettre au point la gravitation quantique ont récemment été décuplés. À partir de notre conviction dualiste, à savoir que l’univers est composé de choses extérieures séparées de l’observateur, que pouvons-nous faire d’autre, si nous cherchons à savoir ce qu’est la réalité, que fouiller de plus en plus profondément l’intimité de ces « choses » et d’en considérer de plus en plus l’arrangement global et l’origine ? Une telle enquête doit forcément aboutir à des constats importants. Or, au début du XXIe siècle, les avancées théoriques nous laissent de moins en moins de choix autre que reconnaître l’origine et la nature non « physique » de l’univers.

Jean Bouchart d'Orval (extrait de "L'impensable réalité")
vu sur consciencesansobjet.blogspot.fr

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050415

Débout Néo !

Réveille-toi ! Le gnosticisme et le bouddhisme dans Matrix
par Frances Flannery-Dailey et Rachel Wagner

matrix

Un article passionnant à lire ici

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110315

Comment confirmons-nous l'existence de la conscience ?

Question – Ma question se rapporte à la confirmation de la conscience. Si vous considérez le monde, le monde de la forme, comme complètement illusoire et impermanent, et nous pouvons le confirmer en étant témoin de son changement constant ou l'impermanence constante durant les cycles qu'elle traverse. Et néanmoins la réalité véritable est la conscience, l’arrière-plan ou le substrat de toute l’existence véritable. Comment confirmons-nous que la conscience est là, qu’elle est immuable et qu’il n’y a pas le choix ? Merci.

Eckart Tollé – Merci. J’ai le sentiment étrange que, d’une manière ou d’une autre, vous connaissez la réponse en votre for intérieur. Êtes-vous consciente dans l’instant ? Oui. La perception se produit. Or, si je vous demande comment vous savez que vous êtes consciente, je ne pense pas que vous soyez capable de répondre à la question, parce que vous savez juste que vous êtes consciente. La façon de savoir n’est pas impliquée, c’est une connaissance directe et c’est une sorte de connaissance très différente de la façon dont vous connaissez les choses du monde extérieur, de la connaissance sujet/objet.

Est-ce que vous savez que vous êtes vivante ? En votre for intérieur, il y a la vie. Il y a là quelque chose, même si le monde entier est un rêve... Vous pouvez dire que c’est un rêve ou que ce n’est pas un rêve, ce qui ne fait aucun doute, c’est que le monde perçu par les sens a beaucoup de choses en commun avec l’état onirique dans le sens où il se dissipe assez rapidement. Les formes vont et viennent. Même le déjeuner d’hier, était-ce un rêve ou l’avezvous réellement pris ? Ce n’est pas vraiment différent, entre rêver que vous avez pris le déjeuner et l’avoir réellement pris. Cela s’est dissout dans ce que nous appelons le passé. Ce n’est plus là.

C’est pourquoi beaucoup de philosophes ont comparé l’existence ordinaire avec un rêve... à cause de l’impermanence. Tout se dissout si vite, tout changeant continuellement. Nous n’avons pas besoin d’en arriver à une conclusion quant à savoir si cette réalité est effectivement réelle ou irréelle, parce que ce n’est qu’une position mentale. Ce n’est qu’un concept qui fait dire à certains : « Pour moi, c’est irréel ».Vous pouvez également lire des philosophes indiens qui parlent à partir d'une très profonde connexion à quelque chose d’absolument vivant et qui déclarent alors : « Ce monde est irréel ». Certains lisent ce qu’ils ont dit et ils en font une croyance. Vous dites « OK » et la prochaine fois où vous parlez à vos amis, vous leur dites : « Vous savez quoi ? Tout est irréel ! » Vos amis répondent alors : « Tu plaisantes ! » Et vous vous mettez à vous disputer : « Je vous dis que c’est irréel ». C’est si irréel que vous vous mettez en colère.

Donc, quand des gens ont déclaré que le monde était irréel, cela provenait d’une réalisation profonde d’un endroit qui est ressenti comme de loin absolument plus vivant que le phénomène de ce monde et en dehors de cela, le monde semble effectivement irréel. On aurait pu utiliser d’autres mots. On aurait pu dire que le monde était onirique. On aurait pu dire que toutes les formes étaient éphémères. Et certains l’ont d’ailleurs dit.

Si c’est un rêve, qu’il soit onirique ou irréel, le fait est qu’il y a quelque chose ou quelqu’un là à quoi, à qui ce rêve apparaît. Autrement, le rêve ne pourrait pas exister. Son existence dépend de l’être. L’existence est la forme et l’être est le sans-forme. Pour que toute chose existe... Disons que c’est un rêve. OK, qui rêve ? Je... rêve. Il doit y avoir une conscience dans laquelle le rêve apparaît. Autrement, il n’y aurait pas de rêve. Tout peut être irréel, sauf la chose qui vit le rêve et ce n’est pas une chose. Le rêve apparaît dans cet espace que vous êtes. Et cet espace pourrait être mis sur le même pied que le moment présent.

C’est pourquoi vous pouvez regarder votre vie rétrospectivement : tout ce qui s’est jamais produit dans votre vie, tout ce que vous avez jamais vécu dans votre vie est arrivé dans l’espace du moment présent. Ce fut toujours « maintenant ». C’est toujours maintenant. Même dire que c’était maintenant, c’est paradoxal d’une certaine façon. Il n’y a pas de « était », la vie est toujours maintenant. Pour que toute chose soit vécue, soit pensée, soit ressentie, cela ne peut arriver que dans le moment présent, dans l’espace du moment présent. Et l’espace du moment présent ne change pas. Pourquoi pas ? Parce qu’il est sans contenu. C’est l’espace, l’état spacieux lui-même. Il ne peut pas changer, parce que s’il ne se trouve rien en lui, il n’y a pas de changement, tout comme pour l’espace dans cette pièce.

L’espace extérieur est une extériorisation de l’espace intérieur de la conscience. Nous la percevons comme l’espace extérieur. Et l’espace dans cette pièce ne peut pas changer. Vous pouvez lui faire tout ce que vous voulez. Vous pouvez crier et lui donner des coups de poing. Il n’y a rien à cogner, mais il vous permet de fonctionner ainsi. L’espace extérieur est donc immuable et bien sûr, il n’existe pas en lui-même à l’extérieur. C’est une projection de quelque chose d’autre à l’intérieur de nous. Ce sont vraiment des choses mystérieuses que l’espace et le mouvement !

Imaginez que vous voyagez comme un point de conscience à travers l’espace infini de l’univers à la vitesse de la lumière multipliée par dix (si une telle chose était possible, Einstein disait que cela ne l’était pas) et vous voyez toutes les planètes, tous les soleils comme vous les voyez dans le film "Star Trek, Next Generation", vous voyez les éclairs des planètes filer. Vous savez qu’il y a une vitesse colossale et disons que d’un seul coup, tout disparaît dans l’univers. Miraculeusement, tous les soleils, planètes et galaxies se dissolvent.

Quelle est votre vitesse à présent ? Et quelle est la taille de l’univers ? Il n’y a que le néant. Tout à coup, il n’y a plus de vitesse. Il n’y en a jamais eu. Vous n’êtes allés nulle part. Ce n’était qu’une illusion. Donc, personne ne va jamais nulle part. Je crois que c’est le philosophe grec, Parménide, qui avait déjà eu cette compréhension. Finalement, rien ne bouge jamais. Toutes ces choses ne sont que des illusions, mais c’est bien ainsi. En essence, vous êtes l’espace pour tout cela. C’est tout ce que vous avez besoin de savoir. Une approche possible pour cela consiste à dire que vous êtes le moment présent. C’est une façon de voir, parce que le moment présent est l’espace.

Le moment présent n’est pas ce qui arrive ; le moment présent est habituellement confondu par les gens avec ce qui arrive dans le moment présent, mais le moment présent est toujours l’espace dans lequel toute chose se produit. Autrement, il y aurait beaucoup de moments présents. Si vous mettez effectivement le moment présent sur le même pied que ce qui se passe dans le moment présent, il y a alors beaucoup de moments chaque jour et chaque heure. Or, si vous savez que votre vie est toujours le moment présent et que tout ce qui y apparaît, apparaît dans cet espace immuable, vous êtes plus proches de qui vous êtes, parce que vous êtes le moment présent.

Cette compréhension ne m’était pas encore venue quand j’ai écrit « Le pouvoir du moment présent ». En fait, je n’avais jamais écrit que l’on est le moment présent. Quelques années plus tard, je donnais une causerie et j’ai dit tout à coup : « Vous êtes le moment présent ». Mais oui, bien sûr ! C’est même une approche qui est mieux que n’importe quoi d’autre : vous rendre compte que vous êtes cela. Parfois, ça prend un temps avant que la compréhension intérieure arrive aux niveaux extérieurs pour être verbalisée en tant qu’enseignement.

Le fait même que vous soyez capables de voir la nature impermanente de toutes les formes implique qu’il y ait quelque chose à partir de quoi la nature impermanente de toutes les formes peut être reconnue. Si tout l’univers était peint en vert ou en bleu, il n’y aurait ni vert ni bleu. Vous ne seriez pas en mesure de le reconnaître. Il y a donc quelque chose à partir de quoi la nature continuellement changeante des choses est perçue. Or, il y a ce qui ne change pas et c’est qui vous êtes. C’est le moment présent, c’est l’espace, l’espace intérieur. C’est la conscience. Il n’y a plus à aller au-delà !

Eckart Tolle - texte intégral ici

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010315

Perfection et globalité

A terme, la seule chose dont il faut se rendre compte est que la vie est perfection exactement telle qu’elle est. Il existe une harmonie suprême sous-jacente qui infuse l’ensemble de la création. Il n’y aucun doute sur ce point.(...) Les dissonances surgissent lorsqu’on envisage les parties sans percevoir la globalité. Pour ainsi dire, les dissonances résultent d’une vision tunnellaire du monde.

Voyons ce qui se passerait si on vous donnait un rouleau de papier toilette vide, que vous l’ameniez devant un oeil et que vous approchiez l’autre extrémité du rouleau à quelques centimètres d’un tableau dans une exposition. Imaginons encore qu’à cet instant, vous écoutiez les commentaires d’un autre visiteur qui, lui, se tiendrait à quelques mètres de vous et regarderait le tableau avec les deux yeux. Comparez votre impression à celle de l’autre visiteur. La voix teintée d’émotion, celui-ci décrit de superbes montagnes bleutées, des forêts vertes et luxuriantes, des rais de lumière transperçant de gros nuages sombres et gorgés de pluie et une prairie dorée, parsemée de taches de lumière. Ce tableau est d’une telle beauté qu’il se sent submergé, dit-il. Lorsqu’on vous demande à votre tour ce que vous voyez et ce que cela vous fait, vous répondez : « Je vois une tache marron avec une traînée de gris en travers. J’ai l’impression d’avoir raté quelque chose. » Peu importe vos efforts, vous serez dans l’impossibilité de vois la beauté ou de ressentir la joie décrite par l’autre visiteur. Votre point de vue est limité. Ceci dit, vous pourriez dire : « Je n’aime pas le marron est le gris et je vais changer de perspective.» Vous déplaceriez le rouleau de papier toilette vide vers un autre endroit du tableau. Là, vous voyez un aune doré et du bleu. Ces couleurs vous plaisent davantage et vous dites : « Oui, à présent je connais la joie dont vous avez parlé. Je préfère de beaucoup le doré et le bleu au marron et au gris. » Mais ce que vous croyez est fondé sur une perspective limitée. Le bleu et le doré perdent rapidement leur charme et vous déplacez de nouveau le tube, puis une nouvelle fois. Vous croyez que si vous faites le tour du tableau en déplaçant le tube à chaque fois, vous parviendrez à assembler toutes ces vues en une seul finalement, à obtenir une vue de l’ensemble du tableau. Mais, votre croyance chevillée au corps, vous continuerez d’amasser des morceaux de visions jusqu’à la fermeture du musée.

Franck Kinslow (Eufeeling - l’art de la paix intérieure)

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170115

Dire ou ne pas dire

La difficulté de celui qui est éveillé, c'est qu'il ne peut pas vous dire ce qu'il sait. C'est pourquoi, d'une certaine façon, l'ancienne tradition était bien plus correcte et elle allait plus loin. Toute information était provisoire ; rien n'était ultime. Quand vous faisiez des progrès, le maître vous donnez de nouvelles choses ; après de nouveaux progrès, il vous disait : "Maintenant renonce à ceci, renonce à cela. C'est devenu inutile."
Une fois que vous aviez atteint l'état approprié, on vous disait que Dieu était inutile, que l'âme était inutile, que la méditation était inutile - mais seulement ce jour là, pas avant. Cela ne peut être dit qu'au moment où ces choses là deviennent inutiles ; alors rien n'est véritablement inutile. Alors, vous riez tout simplement et vous savez.

Osho, "La vague et l'océan"

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070115

...

" L'humour est le plus court chemin

d'un homme à l'autre "

Georges Wolinski

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281214

Tout est dans Pi !

 

PI

Certains nombres sont beaucoup plus riches que d’autres. Quand on regarde l’écriture des nombres sous forme décimale, certains n’ont qu’un nombre fini de chiffres après la virgule, par exemple :

11/8 = 1.375

alors que d’autres peuvent en avoir un nombre infini, par exemple :

22/7 = 3.142857142857142857142857142857142857…

Si vous êtes observateurs, vous aurez remarqué que dans le cas ci-dessus, les décimales sont toujours les mêmes : le motif 142857 se répète à l’infini. Et ça n’est pas une exception puisqu’en fait tout nombre rationnel (c’est-à-dire tout nombre qui s’écrit comme une fraction) possède un développement décimal périodique.

Les nombres univers
Pour obtenir des développements décimaux non-périodiques (et moins monotones donc !), il faut aller chercher du côté des nombres irrationnels par exemple :

Racine(2) = 1,414213562373095048801688724209698078569671875376948073176679737…

Ce qui est quand même beaucoup plus riche. Mais parmi ces nombres ayant un développement décimal infini, certains ont une propriété supplémentaire bien particulière : on peut trouver dans leur développement décimal n’importe quelle suite finie de chiffres. On les appelle les nombres univers.

Par exemple on soupçonne fortement Pi d’être un nombre univers (bien qu’il n’en existe pas de preuve à ce jour). Cela signifie que si je prends une suite finie de chiffres au hasard, disons « 5791459 », alors quelque part dans les décimales de Pi, on peut trouver cette suite (d’ailleurs je peux vous dire qu’elle se trouve à la position n° 28176122). Puisque toute suite finie doit se trouver dans les décimales de Pi, on peut s’amuser à y chercher sa date de naissance, ou son numéro de sécurité sociale, etc.

Des chiffres et des lettres
Là où le concept de nombre univers devient perturbant, c’est quand on commence à le transposer aux lettres. Par exemple si vous prenez votre nom, que vous le transformez en une suite de chiffres en utilisant le code A=01, B=02, …, Z=26, eh bien votre nom se trouve aussi quelque part dans Pi. Et si je traduis « Cogito ergo sum » avec ce même code, j’obtiens la suite :

031507092015000518071500192113

qui doit s’y trouver aussi. Finalement Descartes n’a rien inventé.

Et on peut aller encore plus loin : prenez l’intégralité du Seigneur des Anneaux de Tolkien, traduisez-le en chiffres, et vous obtenez une suite énorme mais finie, qui se trouve aussi quelque part dans les décimales de Pi. Et ça marche aussi avec :

"Soins et beauté par l’argile et les plantes" de Rika Zarai,
La Bible,
" Imagine" de John Lennon,
Le brevet du téléphone de Graham Bell (ci-contre),
"Germinal" de Zola
"Germinal", dans une version où le personnage principal s’appellerait Tintin,
"Germinal" dans une version où le personnage principal s’appellerait Milou,
et toute oeuvre passée, présente ou fictive…
Cela rend un peu étrange la notion de propriété intellectuelle, comme si les auteurs n’étaient que des découvreurs ou des déchiffreurs…

Des photos et des films
On peut aller encore un peu plus loin puisqu’à l’heure de l’informatique et du numérique, tout n’est plus que chiffres : une photo en 20 millions de pixels des Tournesols de Van Gogh, le DVD de Fight Club en version longue, le code source de Facebook, et même une vidéo de moi en train de courir le 100 mètres en 9’37 : toutes ces choses peuvent in fine se réduire à une suite finie que l’on peut trouver dans Pi et tous les autres nombres univers, et on sait qu’il en existe beaucoup (une infinité non-dénombrable).

Mais bon, je ne sais pas pourquoi je m’acharne à réfléchir pour écrire ce billet, vu qu’il est déjà dans Pi…

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211214

Ordre implicite et holomouvement

Sur les rapports entre l'esprit et la matière, la plupart des physiciens ne se prononcent pas et se contentent de constater la validité de la physique quantique. Un courant à part, en particulier représenté par David Bohm, suppose la présence d'une réalité plus profonde et inconnaissable dont la matière et l'esprit ne seraient que deux manifestations complémentaires. Ses théories sont compatibles avec le principe de non séparabilité, c'est-à-dire que des particules non contiguës dans l'ordre explicite le sont dans l'ordre implicite.
David Bohm considère que l'esprit et la matière sont interdépendants et reliés, mais non pas causalement connectés. Ils sont mutuellement des projections enveloppantes d'une réalité élevées qui n'est ni la matière ni la conscience.
L'ordre implicite (ou implié) est au-delà de l'espace-temps. C’est un vide plein de toutes les potentialités.
L’ordre explicite, manifeste, déployé, est l’univers tel qu'il nous apparaît, articulé autour de l'espace-temps, mais créant une réalité qui nous semble séparée et indépendante. Ainsi, selon David Bohm, « nous nous accrochons dans une large mesure au monde manifeste considéré comme la réalité fondamentale où l'important consiste à disposer d'unités séparées, relativement tout au moins, mais en interaction. Dans la réalité non manifeste tout s'interpénètre, tout est interrelié ». L'espace-temps de l'ordre explicite se développe à partir de l'ordre implicite.
Tout comme la lumière et les ondes radio ont leur fondement dans un ordre commun, la conscience et la matière sont réunis au-delà de leur ordre implicite respectif, dans l'ordre super implicite. Cet ordre super-implicite est un univers auto-organisé dans lequel la conscience et la matière sont indissociables. L’ordre super-implicite est le fondement du monde dont il assure la cohérence.
Les objets en mouvement, reliés par des champs, apparaissent dans l'ordre explicite, dans un référentiel espace temps, mais ce qui nous apparaît est sous tendu par un ordre implicite voilé. Puisque nous sommes immergés dans l’espace-temps, nous ne pouvons dévoiler le réel. Le réel nous est voilé, il est connaissable seulement en certaines de ses structures, et on ne peut que partiellement l’appréhender.
Le réel voilé se situe au-delà des phénomènes. Le réel en soi, ou l'ordre implicite, est différent de notre monde quotidien. Le concept de la vitesse n'a plus de sens. C'est un espace multidimentionnel où le temps ne s'écoule plus : il y a instantanéité de tous les événements, il n'y a ni passé, ni présent, ni futur. Il n'y a plus de causalité mais information pure et synchronicité. Ce réel voilé se projette dans notre univers que nous expérimentons quotidiennement et notre cortex construirait une apparence structurée sur l'espace-temps et le principe de causalité. Cependant, parfois, notre cerveau droit serait le canal récepteur de l’intuition de l’unité de notre univers par le biais par exemple des expériences de synchronicité qui représentent un temps acausal où il n'y a  ni passé ni futur.
Dans l'ordre implicite, tous les événements sont repliés dans une totalité dont on ne peut rien dire et qui sous-tend l'ordre explicite. Selon David Bohm, cette  totalité inconnaissable (comme le savoir absolu de Jung, ou le Réel de Lacan) en perpétuel mouvement se manifeste à la manière d'un hologramme : c’est ce qu’il définit par Holomouvement. Il y a continuellement un processus de projection et d'introjection entre l'ordre implicite et l'ordre explicite. Les particules sont continuellement en déploiement dans l'ordre explicite ou en involution dans l'ordre implicite.

Pour en savoir plus : clic

 

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Il ne faudrait pas pour autant s'imaginer que l'univers est une masse indifférenciée : on peut faire partie d'un tout indivis et garder ce que l'on a d'unique. Pour illustrer son propos, il nous invite à réfléchir sur les petits tourbillons qui se forment à la surface d'un cours d'eau. Si la première impression qu'ils nous donnent est celle d'objets séparés, avec leurs caractéristiques individuelles, dimensions, direction et vitesse de rotation, etc., un examen plus attentif ne manque pas de nous, mettre devant l'impossibilité d'établir une frontière nette entre tourbillon et rivière. Bohm ne suggère donc pas que les différences entre les « choses » soient dénuées de sens, il veut seulement que nous soyons conscients en permanence du principe suivant : distinguer des « choses » dans les divers aspects" de l'holomouvement n'est jamais qu'une abstraction, une technique utilisée par notre mode de pensée pour faire ressortir ces aspects dans nos perceptions. Au terme de « choses » pour décrire les divers aspects de la manifestation, il préfère en conséquence substituer celui de « subtotalités relativement indépendantes » .

De fait, Bohm estime que notre tendance presque universelle à fragmenter le monde, à ne pas tenir compte de l'interconnexion dynamique globale qui le nourrit, est à l'origine de la plupart de nos problèmes, de ceux qui se posent dans les sciences et, plus grave encore, dans notre vie de tous les jours et dans notre univers social.

Si nous avons vu Bohm rejeter que les particules puissent n'exister que lorsqu'on les observe, il n'a rien contre la tentative de réconcilier psychisme et sciences physiques. Mais il dit, une fois de plus, qu'il y a là aussi fragmentation de la réalité en posant qu'une chose, la conscience, interagit avec une autre chose, la particule subatomique.

En fait, Bohm estime que la conscience est une forme plus subtile de matière et que toute relation entre les deux modes ne se situe pas sur notre plan du réel mais dans les profondeurs de l'ordre implié. La conscience est présente à divers degrés d'enveloppement et développement dans toute matière, et c'est peut-être pourquoi les plasmas ont tant de traits communs avec le vivant. Comme il le souligne : « L'aptitude structurelle à être actif est la caractéristique essentielle de l'esprit, or, sous ce rapport, nous avons déjà quelque chose qui lui ressemble avec l'électron ».

De même, il ne voit pas plus de sens à opposer le vivant au non-vivant. Les deux règnes s'interpénètrent ; leurs frontières sont imprécises. La vie est partout dans les replis de l'univers, attendant de s'épanouir. Même une pierre est pour ainsi dire vivante, selon Bohm, vie et intelligence ne se rencontrant pas seulement au détour de toute matière mais aussi dans « énergie », « espace », « temps », « texture de l'univers », et autres catégories qu'il nous plait d'abstraire de l'holomouvement pour y voir à tort des réalités distinctes.

L'idée que la conscience et la vie (toute chose en fait) sont des globalités réparties dans la globalité du réel s'assortit d'un corollaire non moins vertigineux. De même chaque fragment de l'hologramme contient l'image dans sa totalité, l'univers est tout entier dans chacun de ses plis. Saurions-nous comment l'atteindre que la nébuleuse d'Andromède s'ouvrirait à nous sous notre ongle. Et nous pourrions assister à la première rencontre entre César et Cléopâtre puisque l'ensemble du passé comme l'ensemble de l'avenir sont l'un et l'autre impliés en chaque point de l'espace et du temps. Chaque cellule de notre organisme englobe le macrocosme.

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