220214

Filtres

Notre attente consciente de ce qui est possible ou non s'exprime à travers la nature et l'étendue de nos croyances. Nos croyances fonctionnent comme un filtre perceptuel qui nous dicte ce que nous sommes capables de voir et ce avec quoi nous sommes en mesure d'interagir qui forme notre réalité concrète, observable. C'est ce que l'on nomme la réalité consensuelle. Tout le monde s'accorde par exemple à penser que si un homme porte un t-shirt rouge, le t-shirt est rouge. Mais en terme de physique, il n'est pas rouge. Il est de toutes les couleurs, sauf le rouge. Le rouge est l'unique couleur que les fibres du tissu n'absorbent pas, elle est celle qui nous est reflétée ! C'est un exemple basique qui illustre à quel point nos sens nous induisent en erreur. Ils peuvent ne renvoyer à rien et pour autant leurs informations vides être acceptées par tous comme réelles.

Matrice énergétique, Richard Barlett

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200214

Le Son est-il le système nerveux du cosmos ?

Il existe un moyen de rendre les sons visibles. On appelle « cymatique » cette science énigmatique, qui puise ses racines dans l’histoire de l’univers. Quelle est la nature de l’onde sonore? Que sait-on vraiment de son pouvoir sur nous ?

Allemagne, 18e siècle. Ernst Chladni est un mathématicien doué et discret. L’homme est aussi musicien et sa passion pour le violon va le conduire à une découverte extraordinaire. Saupoudrant de sable un disque de cuivre, il en frotta le bord avec son archet. La plaque se mit à vibrer et le sable à se déplacer, dessinant d’authentiques formes géométriques. « Qu’on juge de mon étonnement voyant ce que personne n’avait encore vu », dira plus tard son ami et philosophe Lichtenberg, auteur de travaux sur l’électricité statique.

 

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Dans les années soixante, le physicien Hans Jenny sera le premier à révéler ce phénomène oublié. Grâce à l’évolution de l’électronique, il prolonge les recherches et fait varier les supports. Il invente le tonoscope, petit appareil tubulaire assorti d’une membrane sur laquelle on aura versé de la poudre, qui permet de créer des formes étonnantes avec le son de sa voix. Plus d’un siècle après les premières expériences, Jenny livre des observations d’une grande précision sur la nature du son, et invente une nouvelle science : la cymatique. Du grec "vague", la cymatique étudie l’interaction du son et de la matière. Les outils de mesure acoustique modernes ont permis d’étudier ces modulations spontanées : dans l’eau par exemple, un son grave produit un cercle entouré d’anneaux ; un son aïgu accroît le nombre d’anneaux concentriques. Soumise au rythme des oscillations, la variété de formes générées semble sans limite. Hans Jenny parlera de « modèle dynamique mais ordonné ». Quel pouvoir autonome renferme l’onde sonore ?

Toute activité produit du bruit. Du plus retentissant au plus subtil, il est trace du mouvement. Christian Hugonnet, ingénieur acousticien et fondateur de la Semaine du Son, décrit un enchaînement simple : « l’action entraîne la vibration de l’air qui va déplacer des molécules, se choquant les unes aux autres comme pour se transmettre un message ». Avant d’être une manifestation audible, le son se caractérise par un changement moléculaire, sur une surface donnée et en un temps donné. Dans cette équation, nul besoin d’oreille pour considérer qu’il y a dynamique sonore. C’est la fréquence de l’onde qui va diriger toute l’énergie.« Dans l’expérience avec le sable, les grains s’agglutinent là où la fréquence est haute », détaille le spécialiste. La propriété d’un corps à entrer en résonance avec le flux d’énergie va créer la forme. La matière prend la forme de l’énergie qui lui est adressée.

Le son primordial

Spirales, polygones, stries… ces marques sont souvent analogues à celles déjà présentes dans la nature. « J’ai constaté qu’une plaque elliptique soumise à des vibrations sonores reproduit les figures qu’on trouve sur la carapace d’une tortue », constate le photographe Alexander Lauterwasser. Une morphogenèse fondée sur la transmission de codes génétiques nécessaires à la formation des masses et à leur différenciation, et qui révèle un processus harmonieux dans l’ADN terrestre. Dès lors, est-il possible que les formes animales et végétales qui nous entourent – et la matière vivante dans son ensemble – soient elles-mêmes le résultat de vibrations, comme le rapportent de nombreuses traditions ?

Bien avant ces découvertes scientifiques, les cultures traditionnelles du monde entier ont développé leur récit mythologique de la création de l’univers. La voix et le souffle y sont féconds. « Au commencement était le verbe, dit l’Evangile. Les textes celtes sacrés évoquent Trois Cris qui firent éclater l’Oeuf du Monde », rapporte le Docteur Alain Boudet, enseignant et conférencier. « Chez les hindous et les bouddhistes, le principe structurant du chaos d’origine est le mantra Om et les Mayas parlent du chant des Dieux comme du système nerveux de l’univers ». Une cosmogonie universelle, portée par des figures archétypales semblables aux formations cymatiques, telles que les mandalas. Ces mystérieuses corrélations entre figures naturelles et symboliques renverraient à une intuition de la forme, perdue avec le temps : « Cette géométrie originelle est en nous. Nous l’avons oubliée à mesure que le mental s’est imposé », raconte Alain Boudet. Dans son ouvrage Cymatics, le pionnier Hans Jenny conclut à la puissance fondamentale et génératrice de la vibration. Sa périodicité soutient la bipolarité de la vie : le mouvement et la forme. La vibration comme source de toute chose : un constat, mais aussi une opportunité de reconsidérer le monde dans lequel nous évoluons.

Echos d’avenir

Pythagore disait : « L’homme possède toutes les valeurs du cosmos ». L’auteur du célèbre théorème de géométrie a développé le principe de microcosme, reliant l’organisme humain à l’organisation de l’univers. L’influence du son invite désormais à une nouvelle écoute du vivant. « La biorésonance nous renseigne sur la fréquence optimale de nos organes », explique Andreas Freund, physicien quantique. Au Tibet, les bols chantants sont reconnus pour leurs vertus. Leurs tonalités spécifiques communiquent avec la matière cristalline de notre corps : les os, les tissus et l’eau qui nous compose à 70%. Plus le son est grave, plus l’on travaillera la zone racine du corps. Comme la cymatique, notre résonance cellulaire trace un chemin pour la vibration, réharmonisant notre énergie interne. Un processus identique aux diapasons thérapeutiques employés depuis des siècles en Europe, dont les fréquences en hertz sont réglées pour des actions cibles. Mais pour masser nos entrailles, quel meilleur instrument que la voix ? Le chant harmonique des traditions chamaniques, aussi appelé chant diphonique dans nos conservatoires de musique, est une technique vocale sur deux notes simultanées, par un positionnement de la langue et des lèvres. Curiosité ou évidence biologique, ce son très apaisant ressemble à celui des vents solaires.

La vague de l’action contient à la fois l’intention et son empreinte. « Le son in-forme. Il est porteur d’information », nous dit Andreas Freund. Une attention portée aux messages de la nature, qui permet aujourd’hui de décrypter jusqu’au langage par ultrasons des dauphins ou la sensibilité des plantes. La dimension vibratoire du son sert de modèle dans une recherche de cohérence et d’alignement. Ses explorations scientifiques, artistiques et spirituelles offrent les clés d’une autre conscience de l’homme et de son environnement, vers une nouvelle signature écologique.

Source : INREES - vu sur étrange et insolite

 

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210114

Illuminer le quotidien

Quoi que vous fassiez, faites-le avec une profonde vigilance ; alors même les petites chose deviennent sacrées.
Faire la cuisine ou nettoyer devient sacrés ; cela devient une adoration. L'important n'est pas ce que vous faites, mais comment vous le faites.
Vous pouvez nettoyer le sol comme un robot, mécaniquement ; vous devez le nettoyer, alors vous le faites. Mais vous passez à côté de quelque chose de très beau. Vous gaspillez ces instants en vous contentant de le nettoyer. Nettoyer le sol aurait pu être une grande expérience ; vous êtes passé à côté. Le sol est nettoyé mais quelque chose qui aurait pu se passer en vous ne s'est pas passé. Si vous aviez été conscient, non seulement le sol aurait été nettoyé, mais vous auriez ressenti une profonde purification. Nettoyez le sol en pleine conscience, lumineux de conscience.
Travaillez, restez assis, ou marchez, mais maintenez ce fil continu : faites que des moments de votre vie de plus en plus nombreux deviennent lumineux de conscience. Que la flamme de la conscience brûle à chaque instant, dans chaque acte.
L'illumination, c'est leur effet cumulatif. Tous ces moments mis ensemble, toutes ces petites flammes rassemblées, deviennent une grande source de lumière.

Osho (" Qu’est-ce que la méditation ? ")

 

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190114

Soyez la présence qui perçoit

(...)
Soyez la présence qui perçoit plutôt que la personne qui perçoit. Par exemple, vous pourriez regarder dans cette pièce, si vous êtes un praticien avancé de la conscience, vous pourriez regarder dans cette pièce, la saisir entièrement, sentir la présence qui rend possible la perception, sans rien nommer mentalement. Il n’y a que la conscience spacieuse, des perceptions à travers la conscience spacieuse. C’est une pratique spirituelle étonnante : des perceptions à travers la conscience spacieuse plutôt que le voile des jugements mentaux. "Bon ou mauvais", ce sont toujours des jugements mentaux. Cela en soi est une pratique.
Vous pouvez le faire continuellement où que vous soyez. Vous avez un moment, pourquoi ne pas pratiquer la perception à travers la conscience spacieuse. Ce pourrait être une perception auditive. La perception visuelle est bien sûr la perception principale pour la plupart des humains. Donc, vous pouvez sentir une présence ou une conscience et il y a la perception sensorielle. La conscience est la lumière, non pas la lumière visuelle, la lumière de la conscience qui rend possible la perception.
Sans la conscience qui perçoit cette pièce, cette pièce ne serait qu’atomes et molécules flottant dans l’espace, parce que ce n’est rien d’autre. Ce ne serait pas un théâtre merveilleux du XIXe siècle. Ce seraient des atomes et des molécules en train de flotter, mais il y a ici une lumière de… - Le monde est créé par cette perception consciente. . . . Et c’est une pratique magnifique qui vous libère aussi continuellement du fait d’être enfermés dans la petite personnalité.
Donc, au lieu de fonctionner continuellement en tant que petite personnalité, toujours reliée aux choses à travers les yeux de la petite personnalité conditionnée, vous percevez les choses à travers la dimension transcendante de la conscience et vous devenez la lumière du monde, ce qui est bien sûr essentiellement le sans-forme qui regarde les formes qu’il a créées lui-même. Je recommande donc vivement cette pratique de perception à travers la conscience spacieuse. Cela requiert bien sûr une certaine vigilance et cette vigilance est ce qu’elle est déjà.
Soit vous êtes vraiment capables de regarder dans la pièce pendant une ou deux minutes sans l’ingérence des pensées, soit vous pouvez ne regarder que trois ou quatre secondes, c’est très bien, ça n’a pas d’importance. C’est intemporel dans tous les cas. C’est la dimension intemporelle de la conscience. Donc, trois ou quatre secondes, c’est excellent, ça suffit. Et à mesure que vous pratiquez pendant des temps plus longs, vous pouvez être la conscience. Et un jour, vous pouvez entrer dans un magasin, regarder le vendeur et pendant cinq secondes, il n’y a pas la moindre pensée et vous dites ce que vous avez à dire, puis vous retournez simplement à la conscience.
En étant en relation avec toute personne, en rencontrant les autres, soyez la conscience plutôt que la personne. Vous êtes donc deux, pourrait-on dire, l’identité en tant que forme avec le mental qui est conditionnée par le passé et la dimension intemporelle de la conscience. Et parfois, il ne s’agit pas nécessairement d’être l’une ou l’autre bien que cela arrive aussi. La plupart des gens ne sont toujours que la personne, inconscients de la conscience. Il peut aussi arriver que vous passiez du temps dans la conscience au lieu de penser ou avec peu de pensées. Mais les deux arrivent principalement ensemble de sorte que quand vous vous mettez à penser, l’espace demeure. Même en pensant, il y a toujours le sentiment de la présence à l’arrière-plan.
(...)

Eckhart Tolle
(l'intégralité de la conférence ici)

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170114

L'Open focus

La méthode Open-Focus a été développée par Les Fehmi suite à ses recherches sur le neurofeedback à partir des années 1960. Elle est enseignée aujourd'hui principalement au Princeton Biofeedback Centre dans le New Jersey. Elle part de la constatation qu'il existe différentes manières de prêter attention à nous-même et ce qui nous entoure :

  • l'attention objective à visée étroite : ce mode d'attention est mis en œuvre quand il y a un objectif précis à atteindre: prendre une décision, résoudre un problème, éviter un danger ou le combattre... On privilégie alors quelques éléments cognitifs (raisonnement intellectuel ou activité mnésique par exemple) ou sensoriels (provenant du sens "dominant" : généralement la vue ou l'ouïe), au détriment de tout le reste : vécu interne, émotions, etc. Ce mode de fonctionnement donne de très bons résultats, mais en contrepartie mobilise beaucoup d'énergie et crée beaucoup de tension car nous y sommes en "état d'alerte", sur le qui-vive. Un moment dans ce mode d'attention est souvent vécu comme épuisant et stressant.
  • l'attention immergée à visée étroite : ce mode d'attention est mis en œuvre quand nous sommes captivés par une activité au détriment de tout le reste, perdant jusqu'à la conscience de nous-même. L'exemple typique est le jeu vidéo, mais n'importe quelle autre activité peut nous amener à basculer dans ce mode d'attention si elle nous parait suffisamment attirante, valorisante. A l'issu d'un moment dans ce mode d'attention, nous nous sentons à la fois épuisé et heureux: même si ce mode d'attention consomme autant d'énergie que le précédent, le fait de s'oublier soi-même un moment dans une activité vécue comme désirable permet aux tensions de s'évacuer naturellement.
  • l'attention objective à visée large : ce mode d'attention est le nôtre dans les activités (sport, activité artistique, etc, mais aussi dans un environnement professionnel) que nous maîtrisons suffisamment pour être conscient d'une grande variété de stimuli externes et internes. D'une certaine manière, nous y sommes à la fois conscient de nous-même en train d'agir et spectateur de toute la scène autour.
  • l'attention immergée à visée large : dans ce mode d'attention, comme dans le mode d'attention immergée à visée étroite, il n'y a plus vraiment de frontière entre l'intérieur et l'extérieur. Par contre, dans ce mode d'attention, nous sommes immergée dans la totalité de la réalité. Les activités permettant ce mode d'attention ont généralement un fort contenu créatif, spirituel, émotionnel, sensoriel.

Depuis quelques siècles déjà, notre société utilise de plus en plus le mode d'attention objective à visée étroite.
C'est notamment le mode privilégié pour l'apprentissage scolaire, et quand nos maîtres nous demandent d'être attentifs, ils nous demandent sans le savoir eux-même de passer en mode d'attention objective à visée étroite. Les enfants qui "rêvassent", qui sont "tête en l'air", sont tout simplement fatigués par les longues périodes passées en mode d'attention objective à visée étroite.
Ce mode d'attention est aussi celui des activités professionnelles industrielles, répétitives, qui suivent un protocole ou un processus déterminé.
A terme, passer beaucoup de temps dans ce mode d'attention crée à la fois une fatigue psychologique chronique, se manifestant principalement par de l'anxiété, mais aussi une accoutumance: la personne cherche toujours "de quoi s'occuper", a constamment besoin d'un point d'ancrage pour focaliser son attention (la radio ou la télé allumée en permanence par exemple), ne craint rien plus que le silence et l'inactivité.

La méthode Open-Focus et ses bénéfices

Elle vise à nous apprendre à utiliser les quatre modes d'attention en fonction des moments, et surtout à nous apprendre à revenir en mode d'attention à visée large le plus souvent possible. Elle repose essentiellement sur la notion de vide. En effet, prendre conscience de l'espace entre les objets, du silence entre les sons, permet progressivement d'élargir son champ de conscience pour englober une part de plus en plus importante de la réalité.
Un exercice simple à pratiquer les yeux fermés consiste à porter son attention vers un œil, prendre conscience de cet œil lui-même, et également de la paupière qui le ferme, des cils, du sourcil au-dessus, du nez à côté. Ensuite, porter son attention vers le deuxième œil et procéder de même. Puis passer plusieurs fois de l'un à l'autre en prenant conscience du mouvement de l'attention au passage de l'un à l'autre. Ensuite, élargir son champ de conscience pour englober les deux yeux et l'espace entre les deux.
Quand il est maîtrisé, cet exercice peut être décliné avec les oreilles, les mains, puis la tête toute entière, le corps tout entier. Bien sûr, cette capacité à élargir son champ de conscience s'acquiert progressivement et demande un entraînement régulier.
Ensuite, quand survient un phénomène désagréable (douleur physique, émotion négative par exemple), en passant en mode d'attention à visée large, il n'accapare plus tout le champ de conscience. Il est un stimulus parmi d'autres plus positifs, et nous pouvons plus facilement le regarder en face, attendre qu'il se dissolve naturellement comme tout phénomène ou agir si besoin est.

 http://www.en-chemin-vers-soi.fr/

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180813

...

Que restera-t-il de toute la peur et de tous les désirs associés à votre condition de vie problématique, qui accapare chaque jour la majeure partie de votre attention ?
Un tiret de quelques centimètres entre votre date de naissance et celle de votre décès, sur votre pierre tombale.
Pour le soi égoïque, c'est une pensée déprimante. Pour vous, elle est libératrice.

Eckhart Tolle, l'art du calme intérieur

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240713

Après l'extase, la lessive

Il est dit dans le zen que l'ensemble du ciel et de la lune se reflète dans une goutte de rosée sur un brin d'herbe. Chaque petite chose, chaque instant contribue à l'ensemble et le reflète. Border un enfant dans son lit, payer ses factures, écouter un associé, payer le pompiste à la station d'essence, écrire une lettre ou taper un mémoire, se réunir autour d'un repas, planifier un travail, arroser le jardin - chaque chose devient l'incarnation du coeur éveillé. Il est incroyable que nous puissions oublier cette vérité.

(...)

Une vieux rabbin pratiquant l'hassidisme demandait à ses élèves comment ils arrivaient à déterminer la fin de la nuit et le début du jour, moment unique consacré à certaines prières sacrées. "Est-ce lorsque voyant un animal au loin on peut dire s'il s'agit d'un mouton ou d'un chien ?", proposa un étudiant. "Non", répondit le rabbin. "Est-ce quand on peut voir clairement les lignes de sa main ?" "Est-ce en regardant un arbre au loin qu'on peut déterminer s'il s'agit d'un figuier ou d'un poirier ?" "Non !" répondit le rabbin à chaque fois. "Alors à quel moment ?" demandèrent les élèves. "C'est lorsque vous pouvez regarder le visage d'un homme ou d'une femme quel qu'il soit et voir qu'il est votre frère ou qu'elle est votre soeur. Avant cet instant, il fait encore nuit."

Jack Kornfield : "Après l'extase, la lessive"

zenfrog

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190713

Un océan cosmique

C'est lors de ma rencontre avec ce que l'on nomme la mort que j'ai pu voir ce qu'enseignent tous les sages de l'humanité depuis des temps immémoriaux : derrière les apparences de l'univers se trouve la réalité d'une Conscience unique et éternelle.
En proie à une très forte fièvre et à des douleurs insupportables dues à une méningite, j'ai compris que mon corps ne supporterait pas longtemps cette secousse et accepté sans angoisse sa perte. Ma conscience s'est détachée de cette forme souffrante et j'ai pu accueillir calmement, sans peur, la mort qui venait. A l'instant où je lâchais prise, l'esprit abandonné, les sens rentrés, je fus immédiatement aspirée dans un flux puissant d'énergie.
Silence. Il n'y avait plus aucune pensée, plus aucune sensation du corps, plus personne pour souffrir, comme si la densité du silence avait tout englouti. Restait une conscience, totalement lucide, grand-ouverte, sans limite, se sachant embrasser l'espace entier de l'univers tout en le laissant indistinct. Elle percevait tout, avec acuité et douceur. Elle se réalisait être la vie même, immobile et éternellement jaillissante.
La lumière qui s'était dévoilée, englobant toute l'immensité et rendant l'espace perceptible de tous les « côtés » à la fois, était intense, éclatante sans être aveuglante, et permettait à la conscience de se reconnaître telle qu'en elle-même. Sensation de paix, de plénitude et de liberté, hors du temps.
Le déploiement de la lumière n'était pas extérieur, n'occupait pas un monde objectif qui aurait été environnant. La lumière était perçue comme étant la substance même de la conscience. C'était bien une réalité non duelle qui était expérimentée, les perceptions reflétées dans ce champ lumineux étant l'expression même de l'expansion à l'infini de la conscience.
L'intelligence consubstantielle à cette énergie lumineuse communiqua immédiatement, sans ambiguïté. Il n'y a pas de vie sans communication incessante… Tout était clair. La connaissance était directe, absolue et instantanée. J'étais investie de perceptions extraordinaires qui me dotaient d‘une compréhension profonde et subtile de la vie. Je compris la signification de l'univers, perçu comme un ensemble cohérent, un tout harmonieux qui me donna la certitude d'appartenir à une unité cosmique ayant un sens. Le « je » employé ici par commodité n'est pas celui de l'être existentiel qui avait alors disparu, mais qui cependant, par la grâce, peut dire maintenant ce qui fut révélé.
Un amour indescriptible, absolu, m'enveloppait et me traversait. Toutefois, il n'y avait personne qui aimait et « je » n'avais personne à aimer. Il y avait seulement l'Amour, sans restriction, sans intention, nature même de cette énergie intelligente, vibration de la Conscience suprême rayonnante. Cette énergie cosmique impersonnelle soutient et pénètre toute chose. Elle constitue l'essence de chaque être vivant, animal compris. Tout est saturé de cette énergie, que nous en ayons conscience ou non.
Ce que l'expérience de vie après notre mort physique nous enseigne est que notre tâche, ici, sur cette terre, est de nous relier à cet Amour, de placer notre conscience dans cette perception de présence continue, de non-séparation avec cette énergie qui traverse toute chose. Dès que nous ressentons intensément cette énergie couler à travers nous comme à travers tout être, il n'y a plus alors de distinction bon/mauvais, de séparation moi/l'autre. Tout est identique en essence. Rien ne nous différencie jamais, si ce n'est notre esprit habitué à distinguer les innombrables formes de l'existence.
Nous pouvons réaliser ceci sans attendre notre mort physique. Touchés par cette vérité qui ne pourra jamais être atteinte par la pensée, mais par un vécu profond de ce que la vie nous propose, nous nous libérons ainsi de la confusion et des oppositions produites par l'esprit. La conscience, capable désormais d'intégrer toute la réalité de façon harmonieuse, sans entrave, demeure liée à la Conscience suprême, au cœur même de l'existence quotidienne. C'est avec cette communion constante que le monde est alors regardé.
Une fois que tout notre être a été imprégné de l'universalité de la conscience, il ne nous est plus possible de rester dans une perspective duelle. Vaquant désormais à nos occupations habituelles sur un fond de sérénité et de silence intérieur, nous nous sentons légers, détendus, en harmonie avec notre centre profond, sans besoin de nous rattacher au sentiment d'un moi sans véritable réalité. Nous prêtons moins d'attention aux pensées, aux sentiments, aux émotions qui désormais viennent et disparaissent sans laisser de traces. Nos attachements, nos désirs, nos attentes s'effacent peu à peu et tout naturellement…
Dans cet état si proche de la mort que j'ai connu, il n'est plus possible de s'identifier à notre corps, à notre rôle social, notre culture, notre religion, nos actes, nos passions, nos divertissements, notre sexe, notre tempérament, notre personnage sur la scène du monde, tout ce catalogue que nous prenons pour notre identité personnelle. Ce qui demeure, la conscience, ne dépend pas de ce moi empirique. Or, nous assimilons habituellement notre conscience à l'univers objectif qui l'occupe et nous la réduisons à tous les éléments dont nous voyons les effets sur notre personnalité et sur notre existence. La conscience ordinaire se résume à être conscient de quelque chose. L'absence d'objet est même considérée comme une « perte de conscience ».
Tous les êtres humains possèdent une conscience d'eux-mêmes et de leur environnement, mais peu arrivent à discerner clairement la pure conscience, originelle, vide, d'avec la conscience du corps, des pensées et des objets. Ordinairement, ces expressions de la vie sont confondues avec leur source. L'identification, non plus avec le corps et les pensées, mais avec la conscience dans la lumière de laquelle tout est manifesté, est la réalisation de la véritable Réalité.

Pendant toute cette « expérience » de mort physique, ma conscience était silencieuse et inactive sur le plan phénoménal et cependant bien présente. Toute objectivation était absente, laissant la lumière se déployer dans ce vide. C'était une conscience pure, consciente d'elle-même. Celle-ci ne se projette pas dans le temps, ni dans l'action; elle n'est pas oublieuse d'elle-même par l'identification aux objets, comme peut l'être notre conscience ordinaire impliquée dans un corps, étouffée par l'existence quotidienne.
Ce que nous sommes réellement, par-delà toute mort et toute naissance, est vide d'objet, seulement conscience-de-soi. La conscience originelle ne peut se déployer que dans ce vide où sujet et objet sont absents, où l'esprit est suspendu et la durée non projetée.
La mort est l'occasion de réaliser notre vraie nature, cette ouverture sans intention, où la conscience est laissée à elle-même. La Vie réside dans cette conscience, jamais née, jamais morte, se tenant en elle-même, déployant à l'infini la lumière significatrice d'Amour.
Je Suis conscience, c'est là ma véritable identité, éternelle.

Nicole Montineri - Revue 3e Millénaire 2011
vu sur laconscience-espace.com

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180713

RÉACTION EN CHAÎNE

L'existence est immensément heureuse quand quelqu'un s'illumine, car l'illumination d'une personne, c'est véritablement le déclencheur de l'illumination de beaucoup d'autres. Cela peut de venir une longue chaîne qui peut se poursuivre pendant des siècles. Par exemple, ce qui a été déclenché par l'illumination de Gautama le Bouddha déclenche encore l'illumination de certaines gens. Vingt-cinq siècles sont passés, mais la chaîne a continué, il s'agit d'une réaction en chaîne.
Quand des millions de cœurs commencent à fleurir, cela devient une réaction en chaîne. Tout comme une bougie allumée peut en allumer des milliers d'autres - il suffit d'approcher suffisamment les autres bougies, et soudain, la flamme saute sur la bougie qui n'était pas allumée. La bougie allumée ne perd rien, et celle qui ne l'était pas gagne tout...
Cela vous réveille, et alors vous devenez conscient que c'est si simple et vous pouvez tirer les autres de leur sommeil. C'est vraiment simple.

Osho

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170713

...

bali_zen

Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes, ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
Sans la connaissance de l'Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le trésor caché là.

Ouvrez votre cœur et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Ramana Maharshi

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