160713

Présent !

Lorsque vous vous sentez inquiets, pris par l'inquiétude, que faire ? Que faites-vous d'habitude lorsque l'inquiétude est là ? Vous essayez de la résoudre. Vous essayez des alternatives et vous vous y enfoncez de plus en plus. Vous créerez un plus grand désordre parce que l'inquiétude ne peut pas être résolue par la pensée. Elle ne peut pas être dissoute par la pensée parce que la pensée elle-même est une sorte d'inquiétude.

Cette technique dit : ne faites rien avec l'inquiétude. Soyez simplement vigilant ! Je vais vous raconter une vieille anecdote à propos de Bokuju, un autre maître Zen.
Il vivait seul dans une grotte, mais pendant la journée ou même pendant la nuit, il disait et parfois fort : "Bokuju !" (son propre nom) et il disait ensuite: "oui, je suis ici." Et personne d'autre n'était là. Alors ses disciples avaient coutume de lui demander : "Pourquoi appelez-vous "Bokuju", votre propre nom et ensuite énoncez: "Oui, je suis ici ?"

Il dit : "Chaque fois que je me mets à penser, je dois me rappeler d'être vigilant et donc j'appelle mon propre nom: "Bokuju". Au moment où j'appelle "Bokuju" et que je dis : "Oui, je suis ici," la pensée, l'inquiétude disparaît."
Puis vers la fin de sa vie, pendant deux ou trois ans, il n'a jamais plus appelé : "Bokuju" et n'a jamais plus répondu : "Oui, je suis ici."
Les disciples ont demandé: "Maître, maintenant vous ne le faites plus jamais."
Alors il a dit : "Mais maintenant Bokuju est toujours là. Il est toujours là et il n'y a plus besoin. Avant j'avais l'habitude de le manquer. Parfois l'inquiétude me prenait, m'enveloppait complètement et Bokuju n'était pas là. Aussi, je devais me rappeler: "Bokuju" et l'inquiétude disparaissait."

Essayez avec votre nom. Lorsque vous sentez une angoisse, appelez simplement votre nom - ou n'importe quel autre nom, mais votre nom - et répondez-y ensuite, "Oui, je suis ici" et sentez la différence. L'inquiétude ne sera pas là.
Au moins pendant un petit moment, vous aurez une lueur au-delà du flou et cette lueur peut être approfondie.
Une fois que vous savez que si vous devenez alerte, l'inquiétude n'est plus là, elle disparaît ; vous êtes parvenu à une profonde connaissance de votre propre être et du mécanisme du travail intérieur.

Osho « The Book of Secrets »


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080613

...

La sagesse, c’est savoir que je ne suis rien.
L’amour, c’est savoir que je suis tout.
Entre les deux ma vie s’écoule.

Nisargadatta Maharaj

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200413

UN SCIENTIFIQUE EN REBELLION

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La voix posée, le regard clair et rieur, Rupert Sheldrake navigue avec aisance dans ses souvenirs. Le biologiste va sur ses soixante-dix ans, il en paraît quinze de moins et sa mémoire restitue les événements les plus lointains avec une précision toute scientifique, épicée d’humour britannique. Au premier étage de sa maison londonienne, les murs sont tapissés de livres : sciences, philosophie, religion, histoire… L’ambiance cosy du lieu et le flegme de notre hôte feraient presque oublier son statut d’« hérétique » récidiviste. Il le doit à des idées qu’il défend sans relâche depuis trente ans : la nature est vivante, consciente, l’homme en fait partie intégrante, et la science matérialiste se trompe sur la nature de son objet. En 1991, il écrivait : « Reconnaître que la nature est vivante exige une révolution dans la manière dont nous menons nos existences. Et il n’y a pas de temps à perdre. » Signe des temps, les premières copies de son dernier livre The Science Delusion (qu’on pourrait traduire par « la science aveuglée »), paru au début de l’année, se sont vendues en quatre jours.
Très jeune, il a lui-même découvert, puis entretenu, une « connexion consciente » avec la nature. L’un de ses premiers souvenirs marquants remonte à l’âge de 4-5 ans. ll se trouvait chez sa grand-mère, elle-même issue d’une famille de producteurs d’osier des environs de Newark-on-Trent. Tout près de la maison, il y avait une rangée de saules d’où pendaient des câbles rouillés. Il demanda à un oncle pourquoi ces arbres se trouvaient là : « Il m’expliqua que c’était autrefois une palissade faite de pieux qui avaient repris vie et étaient redevenus des saules. J’étais émerveillé. »
Cet émerveillement précoce se mue en passion. La propriété familiale de Newark est transformée en parc zoologique, où le jeune Sheldrake héberge, entre autres, des pigeons, un choucas, un chien, des tortues, des chenilles, un lapin et des poissons. Il est encouragé par son père, « un naturaliste à l’ancienne », chimiste, herboriste et fin connaisseur des plantes médicinales, premier inspirateur du futur biologiste. Il lui fait non seulement découvrir toutes sortes de plantes et d’animaux, mais aussi nombre de sites anciens et sacrés. S’il y a à la maison un laboratoire avec un microscope, le père Sheldrake est convaincu que « tout ne se réduit pas aux molécules ». Une leçon que son fils n’oubliera jamais. Pour Rupert Sheldrake, la nature c’est la vie, et la biologie une vocation qui coule de source. Dans la pratique, les choses ne sont pas si simples. A 17 ans, il termine ses études secondaires. Ayant quelques mois devant lui avant d’entrer à Cambridge, il trouve un emploi de technicien dans le laboratoire d’une entreprise pharmaceutique. Ce qu’il ne sait pas en acceptant le job, c’est qu’il s’agit d’un laboratoire de vivisection. « Chaque semaine, on voyait arriver des centaines de rats, de souris, six chats, parfois un chien. On pratiquait sur eux des expérimentations, on les empoisonnait, et c’était mon travail de tuer ceux qui survivaient aux tests. » Une tâche qu’il déteste : « Il y avait une énorme tension entre ce que je ressentais pour ces animaux et le fait de devoir les traiter comme des objets, à jeter une fois utilisés. » Il fait part de ses doutes à ses collègues, qui le rabrouent : « C’est pour le bien de l’humanité que nous faisons cela. Vous ne devriez pas vous attacher à ces animaux. L’émotion n’a pas sa place en science. »
Cette réponse n’apaise pas ses doutes, ses études à Cambridge non plus. Son diplôme de biochimie en poche, il obtient une bourse pour aller étudier la philosophie des sciences à Harvard durant un an. « J’essayais de comprendre pourquoi la science était ce qu’elle était. Si elle ne pouvait pas être différente, je n’étais pas sûr de vouloir continuer. » Mais il persévère en étudiant les plantes, avec un succès grandissant. Ses découvertes sur l’auxine, une hormone de croissance végétale, « font aujourd’hui partie intégrante du corpus de la biologie moléculaire ». Ses travaux sur la régénérescence des cellules sont publiés en 1974 dans Nature, la grande revue scientifique.
(...)
Mais une autre histoire est en train de s’écrire en marge de cette carrière brillante et conventionnelle. Car Rupert Sheldrake n’est pas un rat de laboratoire uniquement préoccupé par ses tubes à essai. Dès que l’occasion se présente, il explore de nouveaux horizons. En 1968, il passe un an à l’université de Malaya, en Malaisie. Il en profite pour aller en Inde, où il découvre « un monde totalement différent de tout ce que j’avais pu connaître jusqu’alors ». Il rencontre des yogis et des saints à Bénarès, la ville sacrée sur le Gange. Dans la foulée, il se rend au Sri Lanka où il visite des monastères bouddhistes.
Le vent de la contre-culture qui souffle au début des années 70 attise sa curiosité. De retour en Angleterre, il s’intéresse aux psychédéliques. Sa première balade sous LSD dans les jardins de Cambridge lui laisse un souvenir inoubliable. « J’ai vu les plantes d’une manière totalement nouvelle, des champs et des flux d’énergie dont je n’aurais pas en temps normal soupçonné l’existence. » Ne s’agit-il pas d’hallucinations sans signification ? « J’ai pensé que cela révélait quelque chose de réel sur la nature de la conscience et de l’esprit en général.» Amateur de philosophie, il se plonge dans les concepts hindouistes et pratique la méditation transcendantale à partir de 1971. « La conscience était bien plus vaste que tout ce que mon éducation scientifique m’en avait laissé entrevoir », conclut-il de cette période.
Décidément attiré par l’Inde, il accepte un poste dans un institut de recherche à Hyderabad, où il travaille à améliorer le rendement des cultures de pois. A la croisée entre Inde du Nord et du Sud, Hyderabad est un lieu d’histoires et de légendes. Plutôt que de s’installer dans une villa moderne, Sheldrake préfère louer l’aile vide d’un palais décati, propriété d’un rajah, situé en haut d’une colline. Les terrasses sont cassées, les fontaines sans eau tombent en ruine, mais la vue sur le lac est splendide. Cerise sur le gâteau, il déniche chez un loueur de piano du temps de la colonisation anglaise un instrument en état de marche. Chaque jour, les accords de Bach et de Scarlatti résonnent dans le palais, réveillant le souvenir d’anciennes splendeurs.
C’est dans cette ambiance inspirante que ses théories prennent peu à peu forme. Qu’est-ce que la mémoire ? Comment se transmet l’information dans une espèce ? Deux auteurs français catalysent sa réflexion : Marcel Proust dont il dévore la traduction anglaise d’A la recherche du temps perdu, et le philosophe Henri Bergson dont les ouvrages Matière et mémoire et L’évolution créatrice lui paraissent pénétrants, « en particulier son idée que la mémoire n’est pas stockée dans le cerveau mais qu’elle est transférée à travers le temps ». L’idée de la résonance morphique, centrale dans la pensée de Sheldrake, découle de ces lectures.
Nous sommes en 1978. Il est prêt à écrire son premier livre. Reste à trouver un coin tranquille. Le père Bede Griffiths lui offre l’hospitalité de son ashram bénédictin. Les prières, les repas, les chants et les méditations rythment le travail d’écriture. La pierre angulaire de la théorie est l’hypothèse du champ morphique. Le champ morphique, du grec morphé qui signifie « forme », est un champ d’information qui relie entre eux les membres d’une même communauté. « Qu’il s’agisse de poissons dans un banc ou d’une meute de loups, il y a un champ qui les relie. Quand ils se séparent, le champ s’étend à la manière d’un élastique et continue de les lier », explique Rupert Sheldrake. Ce champ d’information serait donc un « lieu » de connexion instantanée entre ses membres, quelle que soit la distance qui les sépare. Pour Sheldrake, « chaque espèce, y compris l’espèce humaine, a un champ. »
Dans le champ d’une même espèce, l’information est transmise par un mécanisme de « résonance morphique », qui suppose un passage d’information sans support matériel. Plusieurs phénomènes confortent cette hypothèse, par exemple les changements de comportements au sein d’une espèce dispersée sur plusieurs continents ou encore le vol de nuées d’oiseaux qui tous changent simultanément de direction. La théorie de Sheldrake conteste le rôle central de l’ADN, qui n’est que la matière première de la construction du vivant. Le plan des espèces, en perpétuelle évolution, est dans le champ. De génération en génération sont transmis des gènes, qui sont matériels, et des champs morphiques, non matériels, lieu d’une transaction continuelle entre héritage du passé et créativité.
(...)
Le livre intitulé A New science of Life paraît en 1981. Durant les trois premiers mois, il suscite de l’intérêt et fait l’objet de discussions sérieuses. Jusqu’à cet éditorial incendiaire publié en une de Nature : A book for burning (« un livre à brûler ») Le rédacteur en chef de la revue Sir John Maddox estime que « Sheldrake mérite d’être condamné dans les mêmes termes et pour les mêmes raisons qui poussèrent le pape à condamner Galilée : c’est de l’hérésie ».
Rupert Sheldrake savait que la publication de son livre représenterait « un pas irréversible ». Biologiste reconnu, à peine âgé de quarante ans, il aurait pu envisager une confortable carrière d’expert international, ou encore poursuivre ses travaux à Cambridge et briguer la direction d’un institut. Avec l’article de Nature, l’alternative s’impose radicalement : à moins de renoncer à ses idées, le biologiste sera excommunié.
En faisant l’hypothèse que l’esprit n’est pas contenu dans le cerveau et que la mémoire n’est pas stockée sous forme de traces matérielles, Sheldrake contredit deux dogmes de la science matérialiste, jamais prouvés mais implicites. Certains physiciens sont plus ouverts à ces thèses que les biologistes. Et pour cause : depuis plusieurs décennies, la physique quantique a détruit l’illusion d’une matière solide et inerte, existant indépendamment de son observateur. Quant à la théorie de la relativité, elle a définitivement changé l’approche du temps et de l’espace. En 1982, David Bohm, physicien réputé, dialogue avec Sheldrake sur les convergences entre la théorie des champs morphiques et ses propres conceptions du temps et de la conscience. Mais l’entrée officielle de la physique quantique en biologie n’aura lieu que trois décennies plus tard.
En attendant, « je suis devenu quelqu’un de dangereux à fréquenter » s’amuse Sheldrake. Il ne perd ni ses amis scientifiques, ni son poste à Cambridge. Mais la mise au ban est bien réelle. « Il fallait pas mal de courage pour m’inviter à donner une conférence, car il se trouvait toujours quelqu’un pour dire que ma venue allait discréditer l’institution. » Ses projets de recherche ne trouvent plus de financement. Il constate aussi une forme de schizophrénie chez des scientifiques intéressés par ses idées en privé, mais qui ne le soutiennent pas en public.
(...)
La controverse n’effraie pas Rupert Sheldrake. « Le soir au dîner, il n’aimait rien tant qu’un bon débat sur une théorie avec laquelle il était en désaccord », se souvient un anthropologue hébergé chez lui il y a quelques années. Loin de faire machine arrière, Sheldrake endosse le costume d’hérétique, et s’en fait une armure. Irréductible, l’enfant chéri de Cambridge et du prestigieux Clare College décide d’appuyer sur « les points d’acuponcture de la science ».
S’aventurant hors des champs morphiques, il s’intéresse à la télépathie chez l’homme et l’animal. Dans son livre Ces chiens qui attendent leur maître, paru en 2000, il relate ses études sur des animaux qui semblent pressentir le retour de leur propriétaire à plusieurs kilomètres de distance. Le livre, « qui correspond à l’expérience des gens », rencontre son public. Le biologiste s’intéresse également à la télépathie chez l’être humain, et met au point des expériences simples et peu coûteuses qui permettent d’appréhender le phénomène.
Pour la communauté scientifique, Sheldrake est définitivement perdu. Ce dernier défend son approche : « Pour le monde académique, la télépathie est un tabou et les sceptiques se font un devoir de jouer les sentinelles pour écarter toute découverte positive à ce sujet, expliquait-il lors d’une conférence. Mes recherches sur les animaux montrent que la télépathie est naturelle, et non pas surnaturelle. Mais les gens ont peur parce qu’ils pensent que si la télépathie existe, il faudra croire en Dieu et que le pape va débarquer par le prochain avion. »
Après le tsunami de décembre 2004, lorsqu’une équipe de recherche internationale se met en place pour étudier les moyens de prévenir de telles catastrophes, il suggère au représentant britannique de consacrer une petite part du budget – moins de 1 % – au comportement animal. Les médias internationaux ont en effet rapporté que des animaux de plusieurs espèces s’étaient mis à l’abri bien avant la déferlante. « Ils m’ont répondu que ce n’était pas de la science, mais du folklore. Leur programme visait à essayer de donner des avertissements en cas d’imminence de tsunami. « Et vous n’accordez aucune attention aux animaux qui donnent ce type d’avertissement, préférant vous concentrer sur des solutions technologiques onéreuses. » Pour moi, c’est de l’aveuglement, voire de la stupidité ! »
Dans son dernier livre, il réitère sa proposition d’étude des prémonitions animales. Quand Sheldrake pense qu’une idée est valable, il persiste. « Sinon, dit-il, je sais qu’il ne se passera rien. » Pour lui, l’enjeu va bien au-delà d’une controverse entre scientifiques. « Lorsque j’ai publié mon livre en 1981, le combat était alors essentiellement théorique. Mais je me suis vite rendu compte que la façon mécaniste de penser la nature était en train de s’étendre à l’ensemble du monde, et de créer la crise environnementale que nous affrontons aujourd’hui. » Penser le monde comme un organisme vivant, nous reconnecter aux expériences intuitives vécues en lien avec la nature, approfondir notre conception de l’humain... A ses yeux, ce type d’évolution pourrait être salutaire.

Selon lui, il est temps que la science s’affranchisse du matérialisme, une idéologie élaborée au cours des quatre derniers siècles, dont les présupposés, trop souvent présentés comme scientifiques, sont en réalité au service d’une vision du monde qui montre aujourd’hui ses limites. A adhérer aveuglément au mythe du surhomme scientifique épris de vérité et au-dessus de toutes les passions, nos sociétés laissent en fait des intérêts divers, idéologiques et financiers, restreindre le champ de la science, et orienter les choix et les décisions. Dans le domaine de la médecine par exemple, les compagnies pharmaceutiques ont breveté de nombreux médicaments à l’efficacité douteuse, parfois nocifs, qu’elles ont sur- vendus à grand renfort de publicité, en manipulant la caution scientifique.
Contrairement aux précédents, The Science Delusion, qui développe ces thèmes, a été plutôt bien accueilli par la critique. S’il fait aussi l’objet de commentaires acerbes, certains indices suggèrent que le vent est en train de tourner. Suite à la parution du livre, le magazine britannique The Architectural Review a publié un article de Sheldrake dans sa rubrique The Big Rethink, consacrée aux visions novatrices. Lors d’un séminaire de psychologie à Cambridge, plusieurs étudiants ont été enthousiasmés par ses idées, au point que la discussion s’est poursuivie au pub.
Pour Sheldrake « cette ouverture fondamentalement nouvelle » est d’abord liée à l’essoufflement d’une vague d’athéisme militant, dont la figure de proue est le biologiste Richard Dawkins, auteur de l’essai Pour en finir avec Dieu. « Les attaques ont été extrêmement agressives envers tout ce qui ne cadrait pas avec cette conception limitée de la science et de la raison » estime Sheldrake, et « le public a pris conscience du dogmatisme de certains scientifiques ». Ensuite, l’effondrement des certitudes dans les domaines politique et économique a révélé le besoin « d’une nouvelle façon de penser ».

S’agit-il pour autant de ramener Dieu au coeur de l’équation ? « Je suis un scientifique et j’aime la science » martèle Sheldrake. Lui-même adhère à une spiritualité hors des dogmes, une sorte de panpsychisme, et rejette la notion de surnaturel. « Ma propre vision s’apparente à du naturalisme, une doctrine selon laquelle tout est naturel. Je pense qu’il y a de la conscience dans le soleil, le système solaire et la galaxie, comme il y en a dans un proton, un électron, un atome, ou en nous-mêmes. Il s’agit de différents types de conscience bien sûr ; et il y a aussi dans l’univers un esprit cosmique ». Cet esprit cosmique est-il Dieu ? Ce serait alors « un dieu naturel », qui peut être expérimenté par la conscience. D’ailleurs, conclut le biologiste, « un dieu d’une autre sorte n’aurait aucun intérêt ».

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120413

Ervin Laszlo : Vers une nouvelle vision du monde

A partir des évolutions scientifiques contemporaines, et en particulier des découvertes en physique quantique, le philosophe Ervin Laszlo a élaboré une nouvelle vision du monde. L’individu n’est plus « maître et possesseur de la nature », mais retrouve une cohérence avec son environnement.

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Qu’est-ce que la physique quantique a apporté à votre compréhension du monde ?
Ervin Laszlo : Un niveau plus profond de réalité. En physique classique, il y a des atomes qui bougent, qui sont en relation les uns avec les autres, mais il n’y a pas cette profondeur. Or, sous l’espace-temps newtonien se passent des choses qui sont le fondement de ce qui se passe au-dessus. Aujourd’hui, on sait qu’on ne sait pas ce que c’est, et on cherche à comprendre. L’un des aspects les plus remarquables de ce niveau profond de réalité, c’est la connexion universelle, le fait que toutes les choses soient en rapport direct et instantané avec toutes les autres. Il n’y a pas de séparation absolue, de phénomène purement local. Toutes les choses sont liées entre elles, à un niveau profond. C’est une vision du monde qui diffère fondamentalement de celle de la causalité newtonienne.

Source INREES

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080413

Idées de génie

 

Albert-Einstein

Un être humain est une partie du tout que nous appelons « Univers », une partie limitée par l’Espace et le Temps.
Il expérimente lui-même ses pensées et ses sentiments comme quelque chose séparé du reste – une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est pour nous une forme de prison, nous limitant à nos désirs personnels et à l'affection pour les quelques personnes vraiment proches de nous. Notre tache doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion, pour embrasser dans leur beauté toutes les créatures vivantes et l’ensemble de la nature.
(...)
Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux.

Albert Einstein

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La croyance par Krishnamurti

 

jiddu_krishnamurti43

"L'acceptation d'une croyance n'est-elle pas un couvercle mis sur cette peur de n'être rien du tout, d'être vide ? Et pourtant un récipient n'est utilisable que lorsqu'il est vide et un esprit qui est rempli de croyances, de dogmes, d'affirmations, de citations est en vérité un esprit stérile, une machine à répétition."

Krishnamurti

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070413

Témoignage d'éveil

Karen-Richards

" La Réalisation, d'un point de vue humain, signifie que l’on se souvient de l'unité au-delà de l'apparente diversité. La vie peut alors être accueillie pleinement et authentiquement, sans être contaminée par la vision de l'esprit conditionné, apportant un soulagement à toutes les souffrances psychologiques. Une conséquence inévitable de cette reconnaissance est l'apparition de la compassion, de l'amour et du respect de la vie sous toutes ses apparences, ceci ayant un impact toujours plus approfondi sur l'expérience humaine. Cela a pour conséquence directe la transformation du monde que nous voyons littéralement sous nos yeux, avec un effet de guérison puissant de la planète dans son ensemble."

Karen Richards (vu sur etrepresence.org)

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060413

L’univers superlumineux

Les physiciens Régis Dutheil et Bohm et plusieurs autres postulent l’idée qu’il existe un univers parallèle au nôtre dans lequel les particules vont plus vite que la lumière. Il faut savoir que les yeux physiques ne peuvent apercevoir des particules allant plus vite que la lumière. Ils émettent l’hypothèse que dans cet univers s’accumule sans cesse l’information et qu’il n’existerait pas d’espace-temps. Ceci signifie que dans cet univers, il est possible d’accéder à toutes les informations et de voyager simultanément dans le passé, présent et futur.

Il est intéressant de constater que l’intuitif expérimente un voyage semblable lorsqu’il se met en relation avec son champ d’énergie ou celui d’une personne. Dans le champ d’énergie s’accumule les expériences passées, présentes et futures d’un individu. L’intuitif peut ainsi voyager dans le passé pour comprendre les blessures de l’enfance ou encore retrouver des mémoires provenant d’autres vies. Il peut également interagir avec ces mémoires pour les harmoniser et amener un changement de perception en lui ou chez la personne soignée.

En modifiant cette perception, il se permet d’accéder à des potentiels futurs qui ne pourraient exister sans ce travail d’harmonisation. C’est comme si dans cet univers, l’intuitif pouvait mettre de l’ordre dans son propre regard ou encore dans celui de la personne aidée.

Ceci signifie que l’être humain est en constant mouvement et que rien n’est figé. Cette idée remet en question l’idée du karma qui affirme que nous venons sur terre pour libérer certaines expériences de vies passées. Selon le biologiste Rupert Sheldrake, le champ d’énergie d’un individu résonne avec l’histoire de l’humanité toute entière. Selon son propre bagage émotionnel, il va résonner avec des mémoires d’autres vies tant qu’il n’aura pas modifié sa relation avec ce passé. Mes observations me permettent de constater que les mémoires du passé peuvent être modifiés favorisant ainsi des résonances avec d’autres mémoires qui seront plus en harmonie avec la conscience du champ d’énergie.

Ces modifications libèrent la conscience figée et limitée qui résonnait avec une mémoire précise pour créer une voie de transformation. La conscience humaine serait donc en perpétuel mouvement et elle communiquerait avec une somme infinie d’information créant de multiples possibilités. On peut certainement imaginer que chacun de nous est en communication avec une toile d’information nous reliant à la somme de notre histoire et celle de l’humanité. Par un entraînement, il est possible de voyager dans ces univers afin de se dégager des charges émotionnelles permettant de renouer contact avec notre essence profonde.

(...)

"Intuition et Thérapie Quantique" par Sylvain Bélanger

 

050413

...

Luke, tu découvriras que beaucoup

de vérités auquelles nous tenons

dépendent avant tout de notre

propre point de vue.

 

Obi wan Kenobi - "Le retour du Jedi"

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200313

La science bute sur trois énigmes majeures

Misha Gromov est un des plus grands mathématiciens du siècle. Âgé de 69 ans, il a quitté l'URSS en 1974 et travaille actuellement entre la France (à l'Institut des hautes études scientifiques de Bures-sur-Yvette) et les États-Unis (New York). Titulaire de nombreux prix, notamment du prix Abel en 2009, l'équivalent du Nobel des maths, ce savant franco-russe touche-à-tout porte un regard curieux sur l'état des sciences, des maths à la physique en passant par la biologie.
(...)

Quelles sont les trois principales énigmes de la science actuelle?
En premier, le mystère de l'univers, puis en deuxième le mystère de la vie. Comment est-elle survenue? Qu'est-ce qui l'a créée? Quand on regarde tous les paramètres, à l'évidence, les probabilités sont extrêmement basses qu'elle survienne. Elle n'aurait pas dû arriver et pourtant elle est survenue. Les mécanismes de la vie se structurent de manière si compliquée que nous ne les comprenons pas. Très honnêtement, la manière dont une cellule fonctionne, on ne le sait pas… C'est fantastiquement compliqué. Et puis, le troisième mystère, c'est l'esprit humain. On n'a pas le début d'une piste pour comprendre comment cela fonctionne! Nous ne savons pas comment nous pensons. Si vous deviez mettre à plat les informations reçues par le cerveau d'un enfant de 2 ans, cela semble totalement démesuré. On est très loin de pouvoir comprendre les interactions. Il est juste possible de voir l'esprit humain à l'œuvre dans le langage, mais on ne peut pas le voir directement. Pour prendre une métaphore, c'est comme la télévision : c'est une machine très compliquée qui, au bout du compte, vous montre des soap operas ou des sitcoms. Mais quand vous regardez la télé, vous ne savez pas comment elle fonctionne, vous voyez simplement les images. C'est pareil pour l'esprit humain, vous entendez les paroles…

Vous dites aussi que la réalité n'existe pas, que c'est une formule mathématique, au fond de notre œil, qui nous reconstruit un ensemble de vide et d'atomes…
C'est les deux à la fois. La réalité existe et n'existe pas à la fois. Les gens veulent penser qu'ils "existent" mais il faudrait s'entendre sur le mot "existence". Ce que nous percevons du monde n'est pas le réel ! La réalité, telle que nous la connaissons, n'est que notre réalité interne. C'est notre cerveau qui la "fabrique". Ce qu'il nous faut comprendre, c'est comment notre cerveau fabrique cette réalité interne. Et ça, on est loin de pouvoir le reconstituer. De la même manière, pour la "réalité externe", celle de la physique, on comprend mieux ce qui se passe dans les étoiles ou à la surface du Soleil qu'à 2 km de nos pieds, sous la croûte terrestre. De la même façon, on ne comprend pas ce qui se passe dans notre tête. Quand vous parlez, on sait quelle partie de votre cerveau fonctionne, quelle zone est stimulée, mais cela n'explique pas comment votre esprit travaille. Il doit y avoir un langage intermédiaire. Et la structure de ce langage nous reste inimaginable. Il faudrait pouvoir comprendre ce langage intermédiaire. Lavoisier disait que pour faire de la science, il faut créer de nouveaux langages…

Selon vous, combien d'univers existent-ils?
On ne sait pas! On peut même se demander si cela fait sens de se demander s'il y a un nombre d'univers! On ne sait pas non plus si cela fait sens d'essayer de les dénombrer. Certains disent de 10 à 500! Mais ce ne sont que des modèles. En fait, il y a de nombreuses raisons de penser qu'il y a de nombreux univers. Je pense même de très, très nombreux.

L'histoire de la vie est, selon vous, l'histoire d'une succession de catastrophes…
Oui, les catastrophes ont façonné ce que nous sommes. Dans l'histoire du monde, il y a eu de grands moments d'extinction, de disparition. Bien avant les dinosaures, il y a eu, pendant 200 ou 300 millions d'années, une grande période d'intenses activités volcaniques. La concentration d'oxygène a été divisée par deux ou trois. Ce furent des conditions horribles où quasiment tout est mort et ceux qui ont survécu étaient ceux qui avaient des poumons puissants. Avec ces poumons puissants sont venus les vertébrés et les oiseaux. Nous sommes aussi le produit de tout cela, puisque nous sommes parvenus à passer par ce goulot d'étranglement. Cet accident nous a créés, car sans lui, plusieurs types de vertébrés ne seraient pas là… Et encore, à la sortie de ce goulot, nous n'étions pas les plus aptes : les lézards et les grenouilles sont plus adaptés que nous : ils n'ont à se nourrir qu'une fois par mois, et n'ont pas à produire autant d'efforts parce qu'ils ont des métabolismes très lents.

Ce qui semble vertigineux avec vous, c'est la faible probabilité de l'apparition de la vie…
Oui, la vie a rencontré des problèmes partout. On se rend compte que si on change un paramètre, la vie devient impossible. Et il y a énormément de paramètres! Par exemple, on sait que si les atomes étaient plus petits que leur taille actuelle, ça serait trop compliqué de faire un être vivant. On sait aussi que les êtres vivants actuels ont besoin d'énormément de bactéries. Dans votre intestin, il y en a un nombre considérable!

Dans votre livre, le mot bactérie est un de ceux qui reviennent le plus souvent…
Les bactéries ont toujours été dominantes dans le monde, elles nous survivront probablement. Elles sont plus stables. À un moment, un événement, que nous ne comprenons toujours pas, a créé nos cellules, les cellules eucaryotes, des cellules plus complexes que les bactéries. Cet "événement" est d'autant plus surprenant qu'il va à l'encontre de la loi de la sélection naturelle, selon laquelle la vie va au plus simple et élimine ce qui est plus complexe car plus instable. Et pourtant nos cellules sont toujours là, alors que la condition naturelle d'une cellule, c'est de proliférer, sans contrôle, ce qui est la définition du cancer. Cela semble même un miracle, que nous n'ayons pas en permanence des cancers puisque le sort d'une cellule est de proliférer en grand nombre. Comment toute cette machinerie peut-elle contrôler les cellules et les empêcher de proliférer ? La manière dont la biologie avance est prodigieuse. Dans deux ou trois décennies notre vision du monde ne sera plus la même. La somme de données que les biologistes engrangent excède aujourd'hui la capacité de mémoire des ordinateurs. Actuellement, l'informatique est en retard sur la biologie, qui double ses besoins tous les six mois alors que la mémoire des ordinateurs double tous les huit mois. Quand tout sera analysé, nous serons dans un monde différent.

Vous pensez qu'à l'origine de toute vie, il y a une seule cellule?
D'abord, il y avait une bactérie, une cellule indépendante. Maintenant, grâce à l'étude du génome, on cherche un ancêtre commun à tous les organismes. Oui, on peut imaginer un ancêtre commun à toutes les formes de vie, même si la vie bactérienne et la nôtre sont très différentes. Tellement de choses nous échappent qu'on est loin de pouvoir comprendre. Aujourd'hui, aucun homme ne peut couvrir en totalité les connaissances en biologie. Il nous faut donc structurer le savoir autrement. C'est un énorme défi.

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