270716

Les femmes ne peuvent s'éveiller

"Un jour, une des étudiantes américaines du maître zen Seun Sahn lui demanda : « Maitre, y a-t-il des maîtres zen femmes en Corée ? »

« Non, non, non, répondit-il rapidement, bien sûr que non »

L'étudiante fut totalement choquée, et même en colère surtout parce que Seung Sahn lui-même avait toujours traité ses étudiants femmes avec une complète égalité, et avait même formellement autorisé certaines d'entre elles à enseigner. « Comment est-ce possible, pensa-t-elle ; c'est absolument outrageant » Après un petit moment, elle demanda «  Mais comment est-ce possible ? »

La regardant et souriant à demi, il répondit : « Car les femmes ne peuvent s'éveiller. »

C'était incroyable ! Espérant à moitié qu'il était en train de plaisanter, elle le regarda, mais il était passé dans une autre pièce entre temps. Elle le suivit ; il était occupé par quelque chose, comme si la conversation n'avait jamais eu lieu.

« J'ai pratiqué avec vous pendant de nombreuses années, continua-t-elle. Vous nous avez toujours enseigné de croire à notre vrai soi à 100%. Comment pouvez-vous maintenant dire que les femmes ne peuvent être illuminées ? »

Se retournant brusquement, Seung Sahn pointa son doigt vers elle et dit, regardant dans ses yeux avec force :

« Ainsi, vous êtes une femme ? »

L'étudiante demeura en silence cependant que son enseignement se fondait en elle."

Excellent ! Une femme n'est pas une femme, un homme n'est pas un homme. Ce que nous sommes n'est ni homme, ni femme; ce sont là des apparences, non ce que nous sommes vraiment, vraiment, vraiment : l'espace clair, vaste, vide et plein et éveillé.

Suivez le doigt de Seung Sahn; il pointe dans la bonne direction, droit vers Ce qui regarde!

José Le Roy

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300116

La création du monde

La réalité, c'est que tout ce dont vous faites l'expérience est unique et créé à travail cet appareil corps/mental particulier. Ce mur bleu est votre mur bleu, et personne d'autre ne peut connaître cela de la façon dont vous le connaissez. Tout ce qui se manifeste à votre conscience, ici même, en cet instant précis, est votre création, et en fait, rien d'autre n'existe en dehors de cela. Ceci est tout ce qu'il y a pour vous... cette pièce, ces gens, ma voix... Toute idée à propos de votre maison, d'autres relations, etc, n'est pour vous simplement que cela, une idée, ni plus ni moins. C'est un scénario imaginé qui peut toujours éveiller en vous des sentiments, et ces derniers sont aussi ce qui est, tel que c'est, ici même, en cet instant précis. Or, tandis que vous quittez la pièce, une autre réalité faisant suite à celle-ci semble se créer à travers ce corps/mental... et cela continue ainsi... où que vous vous rendiez et qui que vous rencontriez. Voyez-vous, à chaque fois c'est une rencontre nouvelle, une création neuve. Mais votre esprit veut rendre tout ça prévisible et rassurant, et donc la plus grande partie de ce que vous pensez voir, vous l'imaginez déjà connu. La rue où vous vivez, le bureau, la petite amie... vous pensez les connaître et ça semble rendre tout cela rassurant. Cela peut aussi le rendre bien fade en ôtant tout le sel et le merveilleux qui accompagne le fait d'être en vie. Immanquablement en tout cas c'est la porte ouverte à tous les jugements que l'esprit accumule dans le dessein de proroger la grande illusion de notre existence en tant qu'individus séparés, plongés dans la saga d'une vie chargée de sens. Alors qu'il ne s'agit en fait que d'une exquise et brillante métaphore qui ne fait jamais qu'inviter le rêveur à s'éveiller.

Tony Parsons "Ce qui est"

11_07_parsons

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301215

Bernard Harmand parle de son éveil

Bernard, comment ça s'est finit pour toi ? Comment ça s'est passé ? Est-ce qu'il est possible de décrire cet ultime moment ?

A aucun moment je n'ai envisagé que c'était pour moi ce dont on parle là, la réalisation. Un jour où je lisais Nisargadatta, que j'avais lu on va dire cinquante fois auparavant, il y a eu un déclic qui a fait que... C'est pas vrai, c'est pour moi ? Moi aussi je pourrais ?! Donc, ce n'est pas qu'une compréhension. Il y a une part de compréhension, puis ça se transforme en un déclic qui va plus loin que tout ça en fin de compte.

Qui va plus loin que quoi ? De l'idée, du mental ?

C'est une prise de conscience. Des prises de conscience, tu en fais toute la journée, mais celle-là est plus forte. Comme si j'ai pris un éclair. L'instant de réalisation, c'est pareil : tu es foudroyé. Alors celui qui me dit que ce n'est pas un événement ?! Faut qu'il voit...

Foudroyé, comme si la conscience est en train de réaliser, de comprendre - mais le mental n'est pas là, ça change tout. Il n'interprète pas dans cet instant là. Je décris un instant qui va vite, au ralenti... - la conscience est en train de réaliser comment les choses sont vraiment, sans l'interprétation. Imagine, ça n'arrive pas souvent ! Là, la conscience, comme le dit si bien Nisargadatta, est toujours conscience de quelque chose, et quand elle n'est pas consciente de quelque chose, il n'y a plus de conscience. C'est l'êtreté tout court.
Conscience du monde, avec toi dedans, la vie particulière, et tu vois que tu es là-bas. A l'instant où c'est compris, ta compréhension est dissoute. Il n'y a plus de contenu dans la conscience ; ça se transforme en êtreté, et tu es foudroyé.Qui es foudroyé ? Tu verras bien.
Plaff, ça fait ça ! C'est ça la réalisation. C'est un événement extraordinaire ! C'est un feu d'artifice. C'est le volcan qui pète en fin de compte...

Quand on voit ce qu'on est, on n'a pas envie de changer quelque chose, mais on a envie de témoigner de ce qu'on a vécu et dire que c'est évidemment pour tout le monde, sans l'idée qu'on en a. Quoi de plus simple que ça ? On est là définitivement.

C'est tellement fort que... les mots ne suffisent pas en fait.

Bernard Harmand : "La recherche du bonheur"
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241015

Jusqu'au bout

Jusqu’au bout il ne faut jamais arrêter de pratiquer, jusqu’au dernier jour. Il y a bien sûr des moments où l’on pense ne plus rien avoir à faire, mais c’est un piège. Il ne faut pas attendre que ça arrive, passivement. Quand les gens me disent « ça arrivera quand ça arrivera », je leur dis d’aller s’asseoir au milieu de l’autoroute, et on verra bien s’ils se feront écraser, si c’était le moment…Tant que l’on a pas atteint le but il faut continuer, même à méditer. Bien entendu on méditera différemment, mais il faut continuer. 
 
Continuez de faire le point, d'observer inlassablement le fonctionnement du mental, de la conscience, et vous réaliserez, dans votre coeur, et au delà de l'intellect, qu'à aucun moment, vous ne pouvez être à la fois celui qui perçoit, et ce qui est perçu ! Sans vous - le Témoin permanent - aucun spectacle n'est possible.... découvrez , réalisez que vous êtes La Base d'où tout s'élance chaque matin et où tout retourne chaque soir.... Il n'y a rien d'autre ! Et cela ne peut pas être compris, cela ne peut être que réalisé.
Ce que l'on appelle Réalisation n'est pas une grande compréhension, mais une gigantesque émotion dans laquelle la vie particulière de l'individu que l'on a cru être si longtemps, fusionne dans la Vie tout court... Et cela est une grande histoire d'Amour dans laquelle ce fameux intellect - bien fragile et impermanent - n'a vraiment qu'un second rôle sans grand intérêt.

Bernard Harmand

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081015

Signes extérieurs de sagesse

Extrait d'une rencontre avec Stephen Jourdain
(vu sur nondualite.free.fr)

Gilles Farcet :A seize ans, donc, l'éveil ! Et les autres ? Tu n'en as parlé à personne ?

Stephen Jourdain : A personne. Enfin, disons que j'ai essayé deux ou trois fois d'en parler à mon père, à mon grand-père, à ma mère... Comme cela s'est très mal passé, J'ai décidé de fermer ma gueule. Honnêtement, pendant dix ans, j'ai cru que je ne l'ouvrirais plus. L'éveil s'est produit à seize ans et ce n'est que vers trente ans que j'ai dû commencer a en parler.

Personne n'a rien remarqué ?

Non. Le propre de cette chose, c'est de n'être pas remarquée. Tu comprends, l'éveil ne produit aucun effet. Comme on dit : tout est changé, rien n est changé...

Ouais... Je crois avoir l'intuition de ce que cela signifie, mais cette proposition ne me satisfait pas vraiment...

Ce en quoi tu as raison ! En général, les gens sont ravis de cette formule, ils ont l'impression d'avoir fait le tour de tout, d'avoir tout compris : tout est changé, rien n'est changé, tout est dans tout et réciproquement, et bla bla bla... Moyennant quoi, personne n'a rien compris et on sombre dans la confusion. Reste que cette proposition recouvre quelque chose de profondément vrai, à savoir que cet événement qui est le seul événement réel d'une existence humaine est en même temps un non-événement absolu, ainsi que nous l'avons dit. Un non-événement ne saurait produire d'effets.

Tout de même...

Non ! L'éveil perçoit tout comme une extension de lui-même, une marionnette dont il tire les fils. Si je fais une brillante réflexion à propos de la nature de l'éveil, je la perçois comme irréelle, comme une marionnette que je suis en train d'agiter. Ne pouvant oublier que c'est ma propre main qui fait bouger la poupée, je ne puis croire à sa réalité. Je ne puis donc croire à cette philosophie que j'aurais tendance à bâtir au sujet de l'éveil, si bien que ladite philosophie ne saurait en quoi que ce soit modifier mon comportement.

Tu as cependant nettement senti que cette expérience te différenciait des autres ?

Lorsque cela s'est produit, j'ai parfaitement ressenti l'abîme qui me séparait des autres. Un abîme sans appel, soyons francs. Si cela jaillit en toi, tu auras l'impression qu'il existe entre toi et les autres, plongés dans l'état de conscience courant, une différence telle qu'on ne saurait même envisager l'idée de jeter une passerelle. La distance est énorme... Aujourd'hui, après quarante ans, c'est un peu différent. Je veux dire par là que, par une sorte de phénomène de projection, je ressens tout le monde comme éveillé même si, intellectuellement, je sais très bien qu'il n'en est rien. Mais à l'époque, la distance m'était perceptible, sensible.

Et pourtant, à t'en croire, il serait impossible de remarquer quoi que ce soit de différent chez un éveillé...

En fait, un observateur intelligent et très attentif pourrait remarquer certaines choses. Mais je me suis toujours attaché à n'en rien laisser paraître. De même qu'on ne va pas baiser devant tout le monde, à moins d'être exhibitionniste, il ne saurait être question d'étaler au grand jour cette réalité si intime qu'est l'éveil.

Soyons précis : que pourrait-on remarquer ?

Eh bien, prenons par exemple l'attention multidirectionnelle qui est un corollaire de l'éveil...

???

Oui, la nature même de l'attention change. Auparavant, l'attention était comparable à un trait de métal rigide. Ce trait avait une cible tout à fait ponctuelle : chaque acte d'attention dirigé sur une cible projetait tout le reste dans l'ombre de l'inattention. Avec l'éveil, cette loi change et le trait se déploie en éventail, si bien qu'on en arrive à l'attention multidirectionnelle, ce qui constitue un choc. On se met à voir tout en même temps, un milliard de choses sont perçues simultanément, si bien que la richesse du paysage terrestre devient proprement inouïe. Il est évident qu'un observateur un tant soit peu attentif décèlerait des transformations d'ordre physique chez la bienheureuse victime de cette extraordinaire panoramisation de l'attention, ne serait-ce que parce qu'on entre alors en extase... Bref il se passe quelque chose, c'est sûr ! On pourrait repérer d'autres signes, mais ce sont des signes discrets...

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300915

Rien que ça

Que celui qui cherche ne cesse pas de chercher, jusqu’à ce qu’il trouve. Et quand il aura trouvé, il sera troublé ; quand il sera troublé, il sera émerveillé, et il régnera sur le Tout.

Evangile selon Thomas

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010815

Le rappel de soi, par Rupert Spira

Question d’Anand : Si toute ma vie est une construction mentale, un rêve éveillé, qu’est-ce donc que s’éveiller ?

Rupert: Toute la vie n’est pas une construction mentale. Une construction mentale (c’est à dire: pensées, sensations et perceptions) apparaît, elle est faite de ce qui est vraiment et éternellement vivant, la Conscience.

Q: Qui s’éveille ?

La Conscience est toujours déjà éveillée, ou plus exactement : l’éveil ou la conscience est une de ses “qualités”. (L’êtreté et la joie sont deux de ses autres “qualités”)

La Conscience prend parfois la forme d’une pensée, qui s’imagine elle-même limitée à un corps particulier. C’est comme si vous vous mettiez le costume du Roi Lear et ce faisant, vous oubliez que vous êtes Anand.

Avec cette pensée, la Conscience semble oublier sa propre nature illimitée, et semble devenir une entité séparée, une personne.

Une fois que cette identification a pris place, la plupart de nos pensées, sentiments et activités viennent de et expriment cette croyance et sensation d’être séparé, localisé et limité.

Parce que la joie inhérente à la Connaissance de notre Etre, est perdue lorsque nous l’oublions, la “personne” apparente qui résulte de cette identification, est dans un état perpétuel d’insatisfaction et de recherche.

En d’autres termes, c’est la “personne” apparente qui est insatisfaite, qui recherche, qui souhaite s’éveiller à sa vraie nature.

Toutefois cette “personne” n’est elle-même que le voile apparent de sa propre identité (la Conscience).

La “personne” ne peut s’éveiller, car elle n’existe qu’en tant que pensée. Comment une pensée, une illusion peut-elle s’éveiller ?

Le Roi Lear ne peut s’éveiller, car il n’est qu’un costume que porte Anand. Un costume ne peut s’éveiller.

Toi, Anand, es déjà éveillé. C’est-à-dire Toi, la Conscience, qui voit ces mots, est déjà et toujours éveillé. Simplement Elle s’est perdue dans les objets et a ainsi oublié en apparence son propre Soi.

Tout ce qui est nécessaire, c’est de se “rappeler soi-même” de nouveau.

Ce que vous appelez l’Eveil, c’est la vision claire de votre vraie nature et en conséquence la non-existence de la personne séparée.

Ce qui est toujours éveillé, est toujours éveillé. Ce qui n’est pas éveillé ne peut s’éveiller.

Q: Eveillé à quoi ?

A soi-même.

Dit autrement, ce qui semble être quelque chose appelé : “L’Eveil” pour la personne apparente, pour la Conscience c’est simplement être, comme elle est toujours.

Nous pouvons donc dire que l’Eveil est la reconnaissance directe de la Conscience ou le rappel de son Etre propre. Anand est le nom qui est donné à cette expérience. Vous êtes cela.

Je peux ajouter que ce qu’on appelle l’Eveil ou Illumination ou Compréhension, qui est toujours soudain (mais pas nécessairement instantané) est dans la plupart des cas, suivi par ce qu’on pourrait appelé “la Réalisation de Soi”, dans laquelle l’expérience du corps, du mental et du monde est progressivement vécue comme imprégnée et saturée par la “substance” lumineuse et connaissante de la Conscience.

vu sur : rupertspira.com

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220515

simplement ce qui est

Un être éveillé peut aimer profondément ses semblables, être d’une nature détendue et extrêmement compassionnée, un autre peut avoir en revanche un comportement de sauvage, voter facho et détester tout le monde. Ceci dépendra de sa nature, de sa personnalité, de tout l’ensemble corps-esprit.

L’éveil n’a strictement rien à voir avec le comportement que vous avez dans le monde. Les choses arrivent comme elles arrivent, parce qu’elles sont comme elles sont et non pas comme elles devraient être. C’est simple, c’est d’une infinité infiniment simple, c’est simplement ce qui est, simplement ce qui est.
Franck Terreaux

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140515

Ce qui est

Nous semblons ne pas voir, tandis que nous nous hâtons vers la prochaine apogée spirituelle escomptée, que le trésor que nous cherchons est à découvrir non là où nous allons, mais dans la simple nature des pas que nous faisons. Dans notre ruée vers une meilleure situation dans le temps, nous foulons la fleur de l'être qui s'offre en chaque instant.
Il me semble que notre attachement aux buts est né du besoin de nous prouver quelque chose à nous-mêmes. Mais la vie est simplement la vie et elle n'essaie pas de prouver quoi que ce soit. Ce printemps-ci ne tentera pas d'être mieux que le printemps dernier, ni le frêne de devenir un chêne.
En abandonnant notre fascination pour l'extraordinaire et le spectaculaire, nous nous autorisons à reconnaître la merveille simple qui repose dans l'ordinaire. Car la vie est à elle-même son propre but et n'a pas besoin de raison d'être. C'est là sa beauté.
Quand il n'y a pas de moi illusoire, séparé, le fond omniprésent de l'amour inconditionnel est pleinement perçu. C'est ce qui est toujours ouvert et à notre disposition. Il n'y a rien qui existe en dehors du fond de cette unité naturelle. Le "secret" c'est qu'il n'y a pas de séparation, mais cela demeure un secret aussi longtemps que nous croyons être quelqu'un.
Que vous soyez unique ici et maintenant, c'est le secret. Cet instant-ci ne s'est jamais produit auparavant, le voyez-vous ? Il est unique, surgissant et retournant ensuite dans l'infini, pour ne jamais être revu. C'est ce que vous êtes. Vous êtes l'expression infinie qui se déploie et se rétracte sans cesse. Vous ne pouvez arrêter ce qui est ; c'est une danse incessante et éternelle - aussi lâchez prise et permettez à cela d'être. Il ne peut y avoir de processus pour devenir ce qui déjà est, et ainsi il n'y a bien sûr, nulle part où aller et rien à faire. Aucune condition n'a besoin d'être remplie. L'infini n'est pas quelque part attendant que nous nous en rendions dignes.
Quand le moi n'est plus, il y a simplement un abandon en l'aimé. Le jeu se poursuit et il y a une réponse à ce jeu. Et le jeu et la réponse sont l'expression du divin. Tout et chaque chose est vu, entendu, senti, comme étant le bien-aimé.
Si vous êtes complètement submergé par la peur ou la souffrance et avez le sentiment de ne rien pouvoir faire, alors c'est "ce qui est" et il n'y a rien à faire que d'être submergé. C'est aussi une expression de l'infini. Mais il faut dire qu'à l'aube d'une nouvelle lumière, d'une perception différente, il peut très souvent y avoir exacerbation de nos peurs les plus profondes.
Vous vous agrippez à votre existence apparente. Toute votre vie vous avez été conditionné à survivre, à proroger l'espèce, à prolonger une apparente lignée. Voyez le grand message des médias qui vous enjoint de travailler à réussir votre vie... Hypnotisé par la croyance que vous êtes un individu séparé, vous imaginez de ce fait devoir négocier avec l'existence. Ce qui est tout à fait effrayant.
Ce que vous êtes est au-delà de ce que vous avez jamais cru. Vous êtes simplement en train d'être vécu par l'infini pour découvrir que vous êtes l'infini.... Vous êtes la vie et c'est tout ce que vous êtes. Laissez tomber les pourquoi et soyez simplement, totalement immergés dans le miracle merveilleux de la vie juste telle qu'elle est, ici même, en l'instant même...
Quand l'éveil se produit, il est vu que tout est unité. Tout et chaque chose émane du silence et de l'amour inconditionnel. Il y a donc une transformation de la perception. D'un coup, il n'y a plus de personne séparée ici, rien qu'unité. Dès que cela est vu, le fond de l'être, l'amour inconditionnel, est reconnu en tout ce qui est. C'est comme si, instantanément, tout recelait une présence d'amour, de bienveillance universelle.
Il y a aussi, bien sûr, la vision constante que tout est l'aimé. Ainsi il n'y a jamais le sentiment d'être perdu. Il n'y a plus de questions, nulle part où se rendre, rien de plus à devenir. C'est chez soi.
La vie est le seul gourou. Tout ce qui est arrivé jusqu'ici est votre enseignement et est absolument approprié à votre éveil. Vous n'avez besoin de rien sauf de ce que vous avez. N'est-ce-pas merveilleux ? Donc ne vous tracassez pas à propos de ce dont vous avez besoin ou pas. Tout est fourni. Lâchez prise et reposez-vous en ce qui est et vous ferez certainement la rencontre de l'aimé et redécouvrirez votre nature originelle.
Tout mène à l'éveil. Même ce que votre esprit peut considérer comme nuisible vous rappelle l'existence d'une autre possibilité. Abandonnez simplement votre attachement et votre fascination envers l'histoire personnelle et laissez la vie voir lieu. 
Laissez à ce que vous êtes le loisir d'émerger. Chaque fois que vous laissez tomber la pensée et êtes avec ce qui est, vous arrosez le sol, et la graine continue à croître. Chaque fois que vous prenez conscience de la nature illusoire de votre conditionnement, il se crée un espace où peut fleurir la compréhension. 
L'éveil à notre nature véritable nous place face à la merveille de l'immédiat qui est la seule vraie sécurité. Il est possible alors que vos yeux s'ouvrent et qu'un vaste sentiment de gratitude vous emplisse.
Dans l'éveil on ne voit rien de différent, mais ce qui est vu est désencombré. C'est simplement "ce qui est". Cependant dans ce qui est vu il y a aussi l'essence de l'amour inconditionnel, le fondement de l'être. C'est vu en toute choses que ce soit un coucher de soleil ou une poubelle pleine d'ordures. Chaque chose existe dans la lumière et émane du silence de la source. Il n'y a absolument rien que ne génère ce fond de l'être. Tout est sacré, et nous marchons, parlons et passons notre temps dans ce qui n'est rien moins que le paradis. 
Ici, ici même est le siège de tout ce que vous désirerez jamais. C'est simple, ordinaire et magnifique. Voyez-vous, vous êtes déjà chez vous.

Tony Parsons (Ce qui est)

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030515

Adyashanti : L'éveil à notre vrai nature

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