270515

Méditation avec Eckhart Tolle

Tolle2

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110315

Comment confirmons-nous l'existence de la conscience ?

Question – Ma question se rapporte à la confirmation de la conscience. Si vous considérez le monde, le monde de la forme, comme complètement illusoire et impermanent, et nous pouvons le confirmer en étant témoin de son changement constant ou l'impermanence constante durant les cycles qu'elle traverse. Et néanmoins la réalité véritable est la conscience, l’arrière-plan ou le substrat de toute l’existence véritable. Comment confirmons-nous que la conscience est là, qu’elle est immuable et qu’il n’y a pas le choix ? Merci.

Eckart Tollé – Merci. J’ai le sentiment étrange que, d’une manière ou d’une autre, vous connaissez la réponse en votre for intérieur. Êtes-vous consciente dans l’instant ? Oui. La perception se produit. Or, si je vous demande comment vous savez que vous êtes consciente, je ne pense pas que vous soyez capable de répondre à la question, parce que vous savez juste que vous êtes consciente. La façon de savoir n’est pas impliquée, c’est une connaissance directe et c’est une sorte de connaissance très différente de la façon dont vous connaissez les choses du monde extérieur, de la connaissance sujet/objet.

Est-ce que vous savez que vous êtes vivante ? En votre for intérieur, il y a la vie. Il y a là quelque chose, même si le monde entier est un rêve... Vous pouvez dire que c’est un rêve ou que ce n’est pas un rêve, ce qui ne fait aucun doute, c’est que le monde perçu par les sens a beaucoup de choses en commun avec l’état onirique dans le sens où il se dissipe assez rapidement. Les formes vont et viennent. Même le déjeuner d’hier, était-ce un rêve ou l’avezvous réellement pris ? Ce n’est pas vraiment différent, entre rêver que vous avez pris le déjeuner et l’avoir réellement pris. Cela s’est dissout dans ce que nous appelons le passé. Ce n’est plus là.

C’est pourquoi beaucoup de philosophes ont comparé l’existence ordinaire avec un rêve... à cause de l’impermanence. Tout se dissout si vite, tout changeant continuellement. Nous n’avons pas besoin d’en arriver à une conclusion quant à savoir si cette réalité est effectivement réelle ou irréelle, parce que ce n’est qu’une position mentale. Ce n’est qu’un concept qui fait dire à certains : « Pour moi, c’est irréel ».Vous pouvez également lire des philosophes indiens qui parlent à partir d'une très profonde connexion à quelque chose d’absolument vivant et qui déclarent alors : « Ce monde est irréel ». Certains lisent ce qu’ils ont dit et ils en font une croyance. Vous dites « OK » et la prochaine fois où vous parlez à vos amis, vous leur dites : « Vous savez quoi ? Tout est irréel ! » Vos amis répondent alors : « Tu plaisantes ! » Et vous vous mettez à vous disputer : « Je vous dis que c’est irréel ». C’est si irréel que vous vous mettez en colère.

Donc, quand des gens ont déclaré que le monde était irréel, cela provenait d’une réalisation profonde d’un endroit qui est ressenti comme de loin absolument plus vivant que le phénomène de ce monde et en dehors de cela, le monde semble effectivement irréel. On aurait pu utiliser d’autres mots. On aurait pu dire que le monde était onirique. On aurait pu dire que toutes les formes étaient éphémères. Et certains l’ont d’ailleurs dit.

Si c’est un rêve, qu’il soit onirique ou irréel, le fait est qu’il y a quelque chose ou quelqu’un là à quoi, à qui ce rêve apparaît. Autrement, le rêve ne pourrait pas exister. Son existence dépend de l’être. L’existence est la forme et l’être est le sans-forme. Pour que toute chose existe... Disons que c’est un rêve. OK, qui rêve ? Je... rêve. Il doit y avoir une conscience dans laquelle le rêve apparaît. Autrement, il n’y aurait pas de rêve. Tout peut être irréel, sauf la chose qui vit le rêve et ce n’est pas une chose. Le rêve apparaît dans cet espace que vous êtes. Et cet espace pourrait être mis sur le même pied que le moment présent.

C’est pourquoi vous pouvez regarder votre vie rétrospectivement : tout ce qui s’est jamais produit dans votre vie, tout ce que vous avez jamais vécu dans votre vie est arrivé dans l’espace du moment présent. Ce fut toujours « maintenant ». C’est toujours maintenant. Même dire que c’était maintenant, c’est paradoxal d’une certaine façon. Il n’y a pas de « était », la vie est toujours maintenant. Pour que toute chose soit vécue, soit pensée, soit ressentie, cela ne peut arriver que dans le moment présent, dans l’espace du moment présent. Et l’espace du moment présent ne change pas. Pourquoi pas ? Parce qu’il est sans contenu. C’est l’espace, l’état spacieux lui-même. Il ne peut pas changer, parce que s’il ne se trouve rien en lui, il n’y a pas de changement, tout comme pour l’espace dans cette pièce.

L’espace extérieur est une extériorisation de l’espace intérieur de la conscience. Nous la percevons comme l’espace extérieur. Et l’espace dans cette pièce ne peut pas changer. Vous pouvez lui faire tout ce que vous voulez. Vous pouvez crier et lui donner des coups de poing. Il n’y a rien à cogner, mais il vous permet de fonctionner ainsi. L’espace extérieur est donc immuable et bien sûr, il n’existe pas en lui-même à l’extérieur. C’est une projection de quelque chose d’autre à l’intérieur de nous. Ce sont vraiment des choses mystérieuses que l’espace et le mouvement !

Imaginez que vous voyagez comme un point de conscience à travers l’espace infini de l’univers à la vitesse de la lumière multipliée par dix (si une telle chose était possible, Einstein disait que cela ne l’était pas) et vous voyez toutes les planètes, tous les soleils comme vous les voyez dans le film "Star Trek, Next Generation", vous voyez les éclairs des planètes filer. Vous savez qu’il y a une vitesse colossale et disons que d’un seul coup, tout disparaît dans l’univers. Miraculeusement, tous les soleils, planètes et galaxies se dissolvent.

Quelle est votre vitesse à présent ? Et quelle est la taille de l’univers ? Il n’y a que le néant. Tout à coup, il n’y a plus de vitesse. Il n’y en a jamais eu. Vous n’êtes allés nulle part. Ce n’était qu’une illusion. Donc, personne ne va jamais nulle part. Je crois que c’est le philosophe grec, Parménide, qui avait déjà eu cette compréhension. Finalement, rien ne bouge jamais. Toutes ces choses ne sont que des illusions, mais c’est bien ainsi. En essence, vous êtes l’espace pour tout cela. C’est tout ce que vous avez besoin de savoir. Une approche possible pour cela consiste à dire que vous êtes le moment présent. C’est une façon de voir, parce que le moment présent est l’espace.

Le moment présent n’est pas ce qui arrive ; le moment présent est habituellement confondu par les gens avec ce qui arrive dans le moment présent, mais le moment présent est toujours l’espace dans lequel toute chose se produit. Autrement, il y aurait beaucoup de moments présents. Si vous mettez effectivement le moment présent sur le même pied que ce qui se passe dans le moment présent, il y a alors beaucoup de moments chaque jour et chaque heure. Or, si vous savez que votre vie est toujours le moment présent et que tout ce qui y apparaît, apparaît dans cet espace immuable, vous êtes plus proches de qui vous êtes, parce que vous êtes le moment présent.

Cette compréhension ne m’était pas encore venue quand j’ai écrit « Le pouvoir du moment présent ». En fait, je n’avais jamais écrit que l’on est le moment présent. Quelques années plus tard, je donnais une causerie et j’ai dit tout à coup : « Vous êtes le moment présent ». Mais oui, bien sûr ! C’est même une approche qui est mieux que n’importe quoi d’autre : vous rendre compte que vous êtes cela. Parfois, ça prend un temps avant que la compréhension intérieure arrive aux niveaux extérieurs pour être verbalisée en tant qu’enseignement.

Le fait même que vous soyez capables de voir la nature impermanente de toutes les formes implique qu’il y ait quelque chose à partir de quoi la nature impermanente de toutes les formes peut être reconnue. Si tout l’univers était peint en vert ou en bleu, il n’y aurait ni vert ni bleu. Vous ne seriez pas en mesure de le reconnaître. Il y a donc quelque chose à partir de quoi la nature continuellement changeante des choses est perçue. Or, il y a ce qui ne change pas et c’est qui vous êtes. C’est le moment présent, c’est l’espace, l’espace intérieur. C’est la conscience. Il n’y a plus à aller au-delà !

Eckart Tolle - texte intégral ici

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190114

Soyez la présence qui perçoit

(...)
Soyez la présence qui perçoit plutôt que la personne qui perçoit. Par exemple, vous pourriez regarder dans cette pièce, si vous êtes un praticien avancé de la conscience, vous pourriez regarder dans cette pièce, la saisir entièrement, sentir la présence qui rend possible la perception, sans rien nommer mentalement. Il n’y a que la conscience spacieuse, des perceptions à travers la conscience spacieuse. C’est une pratique spirituelle étonnante : des perceptions à travers la conscience spacieuse plutôt que le voile des jugements mentaux. "Bon ou mauvais", ce sont toujours des jugements mentaux. Cela en soi est une pratique.
Vous pouvez le faire continuellement où que vous soyez. Vous avez un moment, pourquoi ne pas pratiquer la perception à travers la conscience spacieuse. Ce pourrait être une perception auditive. La perception visuelle est bien sûr la perception principale pour la plupart des humains. Donc, vous pouvez sentir une présence ou une conscience et il y a la perception sensorielle. La conscience est la lumière, non pas la lumière visuelle, la lumière de la conscience qui rend possible la perception.
Sans la conscience qui perçoit cette pièce, cette pièce ne serait qu’atomes et molécules flottant dans l’espace, parce que ce n’est rien d’autre. Ce ne serait pas un théâtre merveilleux du XIXe siècle. Ce seraient des atomes et des molécules en train de flotter, mais il y a ici une lumière de… - Le monde est créé par cette perception consciente. . . . Et c’est une pratique magnifique qui vous libère aussi continuellement du fait d’être enfermés dans la petite personnalité.
Donc, au lieu de fonctionner continuellement en tant que petite personnalité, toujours reliée aux choses à travers les yeux de la petite personnalité conditionnée, vous percevez les choses à travers la dimension transcendante de la conscience et vous devenez la lumière du monde, ce qui est bien sûr essentiellement le sans-forme qui regarde les formes qu’il a créées lui-même. Je recommande donc vivement cette pratique de perception à travers la conscience spacieuse. Cela requiert bien sûr une certaine vigilance et cette vigilance est ce qu’elle est déjà.
Soit vous êtes vraiment capables de regarder dans la pièce pendant une ou deux minutes sans l’ingérence des pensées, soit vous pouvez ne regarder que trois ou quatre secondes, c’est très bien, ça n’a pas d’importance. C’est intemporel dans tous les cas. C’est la dimension intemporelle de la conscience. Donc, trois ou quatre secondes, c’est excellent, ça suffit. Et à mesure que vous pratiquez pendant des temps plus longs, vous pouvez être la conscience. Et un jour, vous pouvez entrer dans un magasin, regarder le vendeur et pendant cinq secondes, il n’y a pas la moindre pensée et vous dites ce que vous avez à dire, puis vous retournez simplement à la conscience.
En étant en relation avec toute personne, en rencontrant les autres, soyez la conscience plutôt que la personne. Vous êtes donc deux, pourrait-on dire, l’identité en tant que forme avec le mental qui est conditionnée par le passé et la dimension intemporelle de la conscience. Et parfois, il ne s’agit pas nécessairement d’être l’une ou l’autre bien que cela arrive aussi. La plupart des gens ne sont toujours que la personne, inconscients de la conscience. Il peut aussi arriver que vous passiez du temps dans la conscience au lieu de penser ou avec peu de pensées. Mais les deux arrivent principalement ensemble de sorte que quand vous vous mettez à penser, l’espace demeure. Même en pensant, il y a toujours le sentiment de la présence à l’arrière-plan.
(...)

Eckhart Tolle
(l'intégralité de la conférence ici)

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180813

...

Que restera-t-il de toute la peur et de tous les désirs associés à votre condition de vie problématique, qui accapare chaque jour la majeure partie de votre attention ?
Un tiret de quelques centimètres entre votre date de naissance et celle de votre décès, sur votre pierre tombale.
Pour le soi égoïque, c'est une pensée déprimante. Pour vous, elle est libératrice.

Eckhart Tolle, l'art du calme intérieur

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050313

La mort et l'éternel

En marchant dans une forêt qui n'a été ni domestiquée ni dérangée par l'homme, non seulement vous verrez une vie abondante tout autour de vous, mais vous rencontrerez aussi, à chaque pas, des arbres tombés, des troncs et des feuilles en train de pourrir et de la matière décomposée. Partout où vous regarderez, vous trouverez la vie aussi bien que la mort. En y regardant de plus près, toutefois, vous découvrirez que le tronc et les feuilles en décomposition non seulement donne naissance à une nouvelle vie, mais sont eux même pleins de vie puisque les micro-organismes y travaillent, des molécules se réorganisent. La mort ne se trouve donc nulle part. Il n'y a que la métamorphose des formes de vie. Quelle leçon pouvez-vous en tirer ? La mort n'est pas le contraire de la vie. La vie n'a pas de contraire. Le contraire de la mort est la naissance. La vie est éternelle.

Eckhart Tolle, "L'art du calme intérieur"

 

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210213

Vous n'êtes pas vos pensées

perso3

[...]

La spiritualité véritable ne se trouve pas dans une pensée ou dans une autre. Elle se trouve dans le fait d’être là en tant qu’espace pour les pensées. Peu importe alors… Toute pensée qui émerge n’est rien de plus que cela, une forme qui se présente dans l’instant. Vous n’y résistez pas. Vous n’avez pas besoin d’y résister, mais vous êtes l’espace pour la pensée. Vous ne devenez pas la pensée. Quelqu’un m’a envoyé un autocollant à mettre sur la voiture. Je ne l’ai pas encore posé, un autocollant plein de sagesse. Je ne sais pas d’où ça vient. Il est écrit : "Tu n’as pas besoin de croire à chaque pensée que tu as".
La pratique consiste donc à être l’espace ou le témoin de ses pensées plutôt que d’être la pensée. Et comme pratique, vous pouvez utiliser vos opinions. Toutes les pensées pourraient être considérées comme des opinions, mais il en est certaines qu’on peut vraiment reconnaître clairement comme des opinions. Quand vous parlez aux gens, au quotidien quand vous bavardez avec des amis, des collègues, des voisins, ils vont exprimer leurs opinions, quel que soit le sujet, et vous pourriez exprimer les vôtres. Vous pouvez alors observer s’il y a ou non une identification du soi avec votre opinion et votre opinion est bien sûr une position mentale, la position du mental. Êtes-vous identifiés à une position mentale ?

Dans l’affirmative, vous entretenez donc des opinions, selon l’expression du maître zen, ou vous vous raccrochez à des idées, selon Lao Tseu. Et comment vous le savez ? Vous le savez, alors que vous parlez de choses et d’autres et exprimez vos opinions, quand vous êtes, soit sur la défensive, soit agressifs. Vous êtes dans l’émotion et vous vous emportez : . . . Pourquoi est-ce que cela arrive ? Pourquoi êtes-vous sur la défensive ou dans l’attaque. Et bien sûr, il vous faut regarder à l’intérieur pour voir si c’est le cas ou non. Êtes-vous sur la défensive ou dans l’attaque. Vous éprouvez une montée émotionnelle.
Et pourquoi cela arrive-t-il ? Parce qu’inconsciemment, vous vous sentez menacés par quelqu’un qui attaque, remet en question ou contredit votre position mentale. Pourquoi est-ce que vous vous sentez menacés par quelqu’un qui remet en question votre position mentale ? C’est le signe que vous vous êtes identifiés à la position mentale et "identifiés" veut dire que s’y trouve votre sentiment de soi. Donc, la personne n’attaque pas votre opinion, selon votre point de vue inconscient, mais c’est votre vie même que vous ressentez comme étant attaquée, parce que vous êtes identifiés. Ce n’est pas vrai, mais c’est ainsi que c’est perçu comme si votre existence même était attaquée. C’est parce que vous vous identifiez à la position mentale. Vous y mettez un soi.
Donc, quiconque remet en question votre position mentale, remet en question votre existence même. C’est un processus inconscient. C’est étonnant de se rendre compte de cela en soi. C’est un schéma inconscient très profondément enraciné dans la plupart des êtres humains. Et bien sûr, à mesure que vous en devenez conscients, vous pouvez habituellement le voir beaucoup plus clairement chez les autres, plus facilement chez vos amis qu’en vous-mêmes. D’habitude, vous pourriez dire : "Ah oui, c’est ce qu’il fait toujours !". Bien sûr ! "Maintenant, je comprends ce que ma femme ou mon mari fait tout le temps. Je comprends complètement !". C’est l’étape n° 1 !
Et c’est pourquoi j’ai été si content quand j’ai entendu Obama dire : "Vous n’êtes pas obligés d’être désagréables quand vous n’êtes pas d’accord avec quelqu’un". Ce que cela sous-entend en fait… Quand vous êtes en désaccord avec quelqu’un et devenez désagréables, vous êtes identifiés à la position mentale. Vous n’avez pas à abandonner toutes vos opinions, vos positions mentales, non, mais est-ce qui vous êtes ou est-ce quelque chose en vous en tant que mouvement mental? Ça fait une énorme différence !
Et si vous pouvez avoir une conversation avec des gens qui ne sont pas identifiés avec leurs points de vue respectifs, c’est une chose merveilleuse. C’est vraiment magnifique ! C’est un échange d’idées où personne n’est identifié avec ses idées. C’est alors une discussion consciente, un groupe de gens conscients, parce que là, ils sont conscients par opposition aux gens inconscients qui sont identifiés, parce que c’est la différence en termes spirituels entre conscient et inconscient. La conscience veut dire la non-identification à la forme. C’est ce qu’est la conscience et les formes apparaissent essentiellement en tant que formes-pensées. Ce sont les formes fondamentales. C’est là où vous connaissez la vie de la forme en vous-mêmes en tant que pensées qui émergent.

[...]

Donc, la pratique très importante pour tout le monde, c’est : arrêtez de vous identifier avec les pensées. Et cela requiert de la vigilance alors que vous poursuivez votre vie, en particulier quand vous vous engagez dans une conversation avec les gens, mais également dans l’autodialogue continu qui est maintenu inlassablement dans la tête de la plupart des gens. Là encore, il est important de ne pas être complètement identifié avec l’auto-dialogue qui surgit.

Extrait d'une causerie d'Eckhart Tolle : "Eckhart et le Tao-Tê-King – Partie 2"
(Traduction Robert Geoffroy, vidéo visible sur http://blogbug.filialise.com)

 

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050213

Méditer ou pas

La méditation est toujours reliée à votre attention. Diriger son attention, c’est le début et la partie essentielle de chaque méditation revient à savoir où se trouve votre attention. Maintenant, l’attention de la plupart des gens est continuellement absorbée dans l’activité mentale. C’est très habituel. C’est si envahissant pour beaucoup de gens que la méditation ne les intéresserait pas. Ils peuvent même n’en avoir jamais entendu parler. Cela ne fait pas partie de leur réalité. Ils sont tellement absorbés dans le flot des pensées qui jaillit continuellement que rien d’autre n’existe pour eux et qu’ils ne recherchent rien, parce qu’en dehors des pensées qui émergent sans cesse, ils ne savent pas, il n’y a rien d’autre. Ils sont tellement identifiés qu’à part les pensées, il n’y a personne là. Ils ne savent pas qu’il y a une dimension plus profonde. Elle est obscurcie, complètement obscurcie.
Nous pouvons dire que ces gens sont piégés dans leur ego, parce que l’ego veut dire l’identification complète avec le flot des pensées, ce qui investit le flot des pensées d’un sentiment de soi. Il en est ainsi parce que vous vous identifiez avec chaque pensée qui émerge et ce sentiment de soi est l’ego, le faux soi, le conditionnement humain normal. Et souvent, c’est seulement en vivant de cette façon qui crée de plus en plus de malheur qu’à un certain point, le malheur Ou le stress, soit vous rend malades, soit suffit en lui-même à créer tant de tension que quelque chose se produit, et c’est le bon côté de la souffrance ou du malheur. À un certain point, il y a alors un léger éveil. Il y a une petite fissure dans la densité égoïque, la coquille de l’ego.

Eckhart Tolle "Méditer ou pas"
transcription en entier sur 
http://blogbug.filialise.com

yoga

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200113

Gratitude attitude

Il y a des gens qui disent : "De quoi puis-je être reconnaissant ? Il n’y a rien dans ma vie pour quoi je peux ressentir de la gratitude". Eh bien, est-ce que vous respirez ? Oui ! Alors, vous commencez là. Si vous commencez à être reconnaissants pour les choses les plus petites, cela augmentera peu à peu. Ce changement de conscience où vous honorez la vie – qu’importe que la manifestation de la vie en tant que vous-mêmes semble très petite – L’honorer fait émerger la gratitude et un état de conscience complètement différent vous attire alors des bonnes choses, mais vous devez commencer avec le bon qui est déjà là.
Les gens disent : "Il n’y a pas assez de bonnes choses dans ma vie. J’ai besoin d’en avoir plus. La vie ne m’a pas donné ce dont j’avais besoin". Commencez avec ce que vous avez et la chose la plus évidente avec laquelle commencer, c’est "je respire". C’est quelque chose de très beau de sentir qu’on absorbe cette énergie qui est l’air et qui fusionne alors avec son être. C’est une chose étonnante que d’honorer le processus de la respiration, honorer le fait de respirer, et c’est honorer le moment présent.

Eckhart Tolle - extrait de transcription de la conférence "Le cadeau de la nature"
Transcription intégrale ici

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120113

Dégagé des apparences

EckhartTolle

N’exigez pas de meilleures conditions pour l’éveil spirituel. C’est une chose très courante ! C’est bien sûr une création mentale. Le mental aime ça. Le mental aime se plaindre aussi à propos de votre situation et sur le fait qu’elle ne soit pas propice à votre éveil spirituel...

...Ce qui semble au mental être la situation la plus favorable pour l’éveil spirituel ne l’est pas nécessairement pour votre propre éveil spirituel. Ce n’est que l’opinion du mental. Malheureusement ou heureusement, ce n’est pas la réalité. Et étrangement, la réalité est que la situation dans laquelle vous vous trouvez en ce moment même est celle qui est la plus juste pour vous, qui est propice à votre travail d’éveil spirituel...

...C’est la Totalité qui a amené la situation jusqu’à ce moment. Et cela vous est donné pour travailler avec, pour ainsi dire, pour le soumettre à la conscience, de la même façon qu’il est donné à un sculpteur sur bois un morceau de bois : "C’est le morceau de bois pour vous avec lequel travailler"....

...votre situation actuelle vous a été donnée de la même façon que si vous étiez sculpteur. L’univers vous donne le matériau à travailler. Il y a du matériau qui semble quasiment impossible à employer : "Quoi, qu’est-ce que je peux faire de ça ?". Mais souvent, les plus belles choses proviennent de choses qui, au départ, semblaient impossibles à exploiter. Pourquoi ? Parce qu’elles requièrent plus de conscience intense. Elles requièrent plus de vigilance. Si vous avez une situation existentielle difficile – nous pouvons l’appeler karma – si vous avez une situation existentielle difficile, elle requiert plus de présence vigilante pour la transcender, pour la transformer, pour la dissoudre, pour dissoudre tous les vieux schémas dans votre vie..."

Eckhart Tolle
transcription complète ici

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270912

La petite voix dans la tête

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