170115

Dire ou ne pas dire

La difficulté de celui qui est éveillé, c'est qu'il ne peut pas vous dire ce qu'il sait. C'est pourquoi, d'une certaine façon, l'ancienne tradition était bien plus correcte et elle allait plus loin. Toute information était provisoire ; rien n'était ultime. Quand vous faisiez des progrès, le maître vous donnez de nouvelles choses ; après de nouveaux progrès, il vous disait : "Maintenant renonce à ceci, renonce à cela. C'est devenu inutile."
Une fois que vous aviez atteint l'état approprié, on vous disait que Dieu était inutile, que l'âme était inutile, que la méditation était inutile - mais seulement ce jour là, pas avant. Cela ne peut être dit qu'au moment où ces choses là deviennent inutiles ; alors rien n'est véritablement inutile. Alors, vous riez tout simplement et vous savez.

Osho, "La vague et l'océan"

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220114

S'aimer soi même

Si tu ne t’aimes pas toi-même, tu ne pourras jamais aimer quelqu’un d’autre. Si tu ne peux pas te traiter avec tendresse, tu ne peux pas non plus traiter les autres avec tendresse. C’est psychologiquement impossible.

Tu traites les autres comme tu te traites toi-même. C’est un fait, accepte-le. Si tu te détestes, tu détesteras aussi les autres; de fait, on t’a appris à te détester ! Jamais, personne ne t’a dit : « aime-toi toi-même ! ». L’idée elle-même semble absurde : s’aimer soi-même ? L’idée elle-même n’a pas de sens ! On pense toujours que pour aimer, on a besoin de quelqu’un d’autre. Mais si tu n’apprends pas à t’aimer toi-même, tu ne pourras pas non plus aimer les autres.

On t’a conditionné en te répétant sans arrêt que tu ne vaux rien. On t’a dit et on t’a démontré de toutes les façons possibles, que tu es indigne, que tu n’es pas comme tu devrais être, que tu n’es pas acceptable tel que tu es. Il y a beaucoup de « tu devrais » qui pèsent sur ta tête, et ces « tu devrais » sont quasiment impossibles à satisfaire. Et quand tu ne peux pas les satisfaire, quand tu n’y arrives pas, tu te sens maudit. Une haine profonde surgit envers toi.

Le premier pas est de t’accepter tel que tu es. Laisse tomber tous les « tu devrais ». Ne trimbale aucun « tu devrais » dans ton coeur ! Tu n’as pas à être quelqu’un d’autre, tu n’as pas à faire autre chose que ce qui t’es propre. Tu as juste à être toi-même. Détend-toi et sois seulement toi-même. Respecte ton individualité, et aie le courage d’apposer ta propre signature. Cesse de copier les signatures des autres.

Osho

 

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210114

Illuminer le quotidien

Quoi que vous fassiez, faites-le avec une profonde vigilance ; alors même les petites chose deviennent sacrées.
Faire la cuisine ou nettoyer devient sacrés ; cela devient une adoration. L'important n'est pas ce que vous faites, mais comment vous le faites.
Vous pouvez nettoyer le sol comme un robot, mécaniquement ; vous devez le nettoyer, alors vous le faites. Mais vous passez à côté de quelque chose de très beau. Vous gaspillez ces instants en vous contentant de le nettoyer. Nettoyer le sol aurait pu être une grande expérience ; vous êtes passé à côté. Le sol est nettoyé mais quelque chose qui aurait pu se passer en vous ne s'est pas passé. Si vous aviez été conscient, non seulement le sol aurait été nettoyé, mais vous auriez ressenti une profonde purification. Nettoyez le sol en pleine conscience, lumineux de conscience.
Travaillez, restez assis, ou marchez, mais maintenez ce fil continu : faites que des moments de votre vie de plus en plus nombreux deviennent lumineux de conscience. Que la flamme de la conscience brûle à chaque instant, dans chaque acte.
L'illumination, c'est leur effet cumulatif. Tous ces moments mis ensemble, toutes ces petites flammes rassemblées, deviennent une grande source de lumière.

Osho (" Qu’est-ce que la méditation ? ")

 

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180713

RÉACTION EN CHAÎNE

L'existence est immensément heureuse quand quelqu'un s'illumine, car l'illumination d'une personne, c'est véritablement le déclencheur de l'illumination de beaucoup d'autres. Cela peut de venir une longue chaîne qui peut se poursuivre pendant des siècles. Par exemple, ce qui a été déclenché par l'illumination de Gautama le Bouddha déclenche encore l'illumination de certaines gens. Vingt-cinq siècles sont passés, mais la chaîne a continué, il s'agit d'une réaction en chaîne.
Quand des millions de cœurs commencent à fleurir, cela devient une réaction en chaîne. Tout comme une bougie allumée peut en allumer des milliers d'autres - il suffit d'approcher suffisamment les autres bougies, et soudain, la flamme saute sur la bougie qui n'était pas allumée. La bougie allumée ne perd rien, et celle qui ne l'était pas gagne tout...
Cela vous réveille, et alors vous devenez conscient que c'est si simple et vous pouvez tirer les autres de leur sommeil. C'est vraiment simple.

Osho

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160713

Présent !

Lorsque vous vous sentez inquiets, pris par l'inquiétude, que faire ? Que faites-vous d'habitude lorsque l'inquiétude est là ? Vous essayez de la résoudre. Vous essayez des alternatives et vous vous y enfoncez de plus en plus. Vous créerez un plus grand désordre parce que l'inquiétude ne peut pas être résolue par la pensée. Elle ne peut pas être dissoute par la pensée parce que la pensée elle-même est une sorte d'inquiétude.

Cette technique dit : ne faites rien avec l'inquiétude. Soyez simplement vigilant ! Je vais vous raconter une vieille anecdote à propos de Bokuju, un autre maître Zen.
Il vivait seul dans une grotte, mais pendant la journée ou même pendant la nuit, il disait et parfois fort : "Bokuju !" (son propre nom) et il disait ensuite: "oui, je suis ici." Et personne d'autre n'était là. Alors ses disciples avaient coutume de lui demander : "Pourquoi appelez-vous "Bokuju", votre propre nom et ensuite énoncez: "Oui, je suis ici ?"

Il dit : "Chaque fois que je me mets à penser, je dois me rappeler d'être vigilant et donc j'appelle mon propre nom: "Bokuju". Au moment où j'appelle "Bokuju" et que je dis : "Oui, je suis ici," la pensée, l'inquiétude disparaît."
Puis vers la fin de sa vie, pendant deux ou trois ans, il n'a jamais plus appelé : "Bokuju" et n'a jamais plus répondu : "Oui, je suis ici."
Les disciples ont demandé: "Maître, maintenant vous ne le faites plus jamais."
Alors il a dit : "Mais maintenant Bokuju est toujours là. Il est toujours là et il n'y a plus besoin. Avant j'avais l'habitude de le manquer. Parfois l'inquiétude me prenait, m'enveloppait complètement et Bokuju n'était pas là. Aussi, je devais me rappeler: "Bokuju" et l'inquiétude disparaissait."

Essayez avec votre nom. Lorsque vous sentez une angoisse, appelez simplement votre nom - ou n'importe quel autre nom, mais votre nom - et répondez-y ensuite, "Oui, je suis ici" et sentez la différence. L'inquiétude ne sera pas là.
Au moins pendant un petit moment, vous aurez une lueur au-delà du flou et cette lueur peut être approfondie.
Une fois que vous savez que si vous devenez alerte, l'inquiétude n'est plus là, elle disparaît ; vous êtes parvenu à une profonde connaissance de votre propre être et du mécanisme du travail intérieur.

Osho « The Book of Secrets »


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191012

Le mental

" Le mental est juste un processus. En fait, le mental n'existe pas. Seules les pensées existent. Les pensées apparaissent si rapidement que vous avez l'impression qu'il existe quelque chose de continu. Une pensée passe, une autre arrive, puis encore une autre... L'espace entre les pensées est tellement infime que vous n'en avez pas conscience. Il vous semble que les pensées sont reliées, unies et c'est pour cela que vous pensez qu'il y a un mental.
La réalité est qu'il n'existe que des pensées, pas de "mental", tout comme il existe des électrons et pas de "matière". La pensée est en quelque sorte l'électron du mental.(...)
Le mental est simplement une illusion. Lorsque vous regardez profondément le mental, il disparaît. Vous découvrez découvrez seulement des pensées qui vont et viennent comme des nuages dans le ciel. A partir du moment où il n'y a plus de mental, vous percevez immédiatement  que vous êtes le ciel et que les pensées passent comme des nuages."

Osho , Etre en pleine conscience

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310312

Vigilance constante !

La pleine conscience, la vigilance signifient que vous avez une conscience complète de tout ce qui se passe en ce moment. Vous êtes présent. Si, lorsque vient la colère vous êtes présent, la colère ne peut alors pas exister. Elle ne peut éclater que lorsque vous êtes profondément endormi. Lorsque vous êtes présent, la transformation de votre être est immédiate car lorsque vous êtes vigilant, de nombreuses choses ne sont tout simplement plus possibles. Si vous êtes conscient, tout ce qui est considéré comme des péchés n'est en réalité plus possible. En fait il n'existe qu'un seul vrai péché, c'est la non-vigilance.
L'origine du mot anglais sin (péché) signifie manquer quelque chose et non pas commettre une erreur. La racine hébraïque de ce mot signifie exactement manquer, oublier. Manquer quelque chose, oublier, cela signifie faire quelque chose sans être présent - c'est le seul péché. Et la seule vertu ? C'est être pleinement attentif à ce que vous faite. C'est ce que Gurdjieff appelle le rappel à soi, Bouddha nomme cela la pleine conscience, Krishnamurti parle de vigilance et Kabir utilise le mot hindi surati. Le sens est à chaque fois le même : être ici et maintenant ! Rien d'autre n'est nécessaire, absolument rien d'autre.

Osho (Etre en pleine conscience)

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210212

Illuminez-vous

La voie de Bouddha était vipassana, ce qui signifie être le temoin. Bouddha a trouve la plus grande technique jamais découverte, celle d'observer sa respiration. Vous n'avez besoin que d'observer votre respiration. La respiration est un phénomene simple et naturel. De plus, elle est présente vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Vous n'avez aucun effort a faire. Pour répéter un mantra, vous devez faire un effort, vous devez vous forcer. Pour dire continuellement « Ram, ram », vous allez devoir dépenser beaucoup d'énergie et vous allez forcement l'oublier de nombreuses fois. De plus, le mot Ram est encore quelque chose qui appartient au mental et ce qui appartient au mental ne peut jamais vous amener au-delà du mental.
Bouddha aborde la chose sous un angle totalement nouveau. II vous faut juste observer votre respiration, les inspirations et les expirations.
(...)
Vous serez surpris de voir le miracle d'un tel processus dans lequelle mental ne joue aucun rôle.
L'observation n'est pas une qualité du mental, c'est une qualité de l'âme, de la conscience du soi. L'ob­servation n'est absolument pas un processus men­tal. Quand vous observez, le mental s'arrête, il cesse d'être. Oui, au départ, vous oublierez de nombreuses fois, le mental interférera et jouera encore ses vieux jeux. Mais quand vous vous rappelez que vous avez oublié, il n'y a aucun besoin de vous sentir coupable ou fautif. Revenez simplement a l'observation, obser­vez de nouveau votre respiration. Petit a petit, le mental interférera de moins en moins.
Et quand vous pourrez observer votre respiration pendant quarante-huit minutes sans arrêt, vous serez illuminé !
Vous vous dites alors : « Seulement quarante-huit minutes ? » Vous pensez que ce n'est pas si difficile... ce ne sont que quarante-huit minutes! Mais en fait, c'est très difficile. Rien qu'en quarante-huit secondes, vous êtes déjà emporté par le mental de nombreuses fois! Essayez ce petit exercice avec une montre devant vous. Au debut, vous ne pouvez pas être observateur plus de soixante secondes. En une minute, vous oublierez d'être temoin de nombreuses fois. Vous en oublierez la montre et l'exercice! Certaines idees vous empor­teront loin, bien loin. Puis, soudainement, vous réa­liserez... vous regarderez la montre et dix secondes seront passées. Pendant dix secondes, vous n'avez pas observé.
Petit a petit, cela viendra tout seul, c'est un truc a prendre. Ce n' est pas une pratique, c'est un truc à sai­sir. Progressivement, vous I'integrerez en vous. Et une fois que vous aurez goûté à ces merveilleux moments de bien-être, de joie, vous souhaiterez les retrouver de nouveau ; non pas pour un quelconque objectif... simplement pour la seule joie d'etre dans cet espace, pour être présent à la respiration.

Osho (Etre en pleine conscience - Une présence à la vie)

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