010717

Maya (pas l'abeille)

La Maya est un concept central de l'hindouisme et du Vedânta en particulier, qui désigne l'illusion ultime du monde manifesté, ce qui englobe à la fois l'espace et le temps. A Nârada qui lui demandait de lui expliquer ce qu'était la Maya, Vishnou répondit : " D'accord, mais j'ai un peu soif, va d'abord me chercher de l'eau. "
Plusieurs versions de ce conte existent ; en voici une : Nârada se hâta d'aller au village le plus proche et frappa à la première porte. Une très belle fille ouvrit et il entra dans la maison où il fut reçu avec grand respect. C'est alors qu'il tomba amoureux de la jeune fille et décida de l'épouser. Elle lui donna trois enfants et il hérita de la terre de son beau-père. Mais des pluies torrentielles inondèrent la région la douzième année et Nârada lutta lutta pour sauver sa femme et ses enfants qui, hélas, furent emportés par les flots. Puis Nârada lui-même fut englouti... et alors, une voix familière retentit : " Mon fils, où est l'eau que tu devais m'apporter ? Cela fait une demi-heure que j'attends ! " Ouvrant les yeux, Nârada compris qu'il n'avait pas bougé.

Inexploré N°35 - été 2017 - p.71

Posté par Sator à 15:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


211214

Ordre implicite et holomouvement

Sur les rapports entre l'esprit et la matière, la plupart des physiciens ne se prononcent pas et se contentent de constater la validité de la physique quantique. Un courant à part, en particulier représenté par David Bohm, suppose la présence d'une réalité plus profonde et inconnaissable dont la matière et l'esprit ne seraient que deux manifestations complémentaires. Ses théories sont compatibles avec le principe de non séparabilité, c'est-à-dire que des particules non contiguës dans l'ordre explicite le sont dans l'ordre implicite.
David Bohm considère que l'esprit et la matière sont interdépendants et reliés, mais non pas causalement connectés. Ils sont mutuellement des projections enveloppantes d'une réalité élevées qui n'est ni la matière ni la conscience.
L'ordre implicite (ou implié) est au-delà de l'espace-temps. C’est un vide plein de toutes les potentialités.
L’ordre explicite, manifeste, déployé, est l’univers tel qu'il nous apparaît, articulé autour de l'espace-temps, mais créant une réalité qui nous semble séparée et indépendante. Ainsi, selon David Bohm, « nous nous accrochons dans une large mesure au monde manifeste considéré comme la réalité fondamentale où l'important consiste à disposer d'unités séparées, relativement tout au moins, mais en interaction. Dans la réalité non manifeste tout s'interpénètre, tout est interrelié ». L'espace-temps de l'ordre explicite se développe à partir de l'ordre implicite.
Tout comme la lumière et les ondes radio ont leur fondement dans un ordre commun, la conscience et la matière sont réunis au-delà de leur ordre implicite respectif, dans l'ordre super implicite. Cet ordre super-implicite est un univers auto-organisé dans lequel la conscience et la matière sont indissociables. L’ordre super-implicite est le fondement du monde dont il assure la cohérence.
Les objets en mouvement, reliés par des champs, apparaissent dans l'ordre explicite, dans un référentiel espace temps, mais ce qui nous apparaît est sous tendu par un ordre implicite voilé. Puisque nous sommes immergés dans l’espace-temps, nous ne pouvons dévoiler le réel. Le réel nous est voilé, il est connaissable seulement en certaines de ses structures, et on ne peut que partiellement l’appréhender.
Le réel voilé se situe au-delà des phénomènes. Le réel en soi, ou l'ordre implicite, est différent de notre monde quotidien. Le concept de la vitesse n'a plus de sens. C'est un espace multidimentionnel où le temps ne s'écoule plus : il y a instantanéité de tous les événements, il n'y a ni passé, ni présent, ni futur. Il n'y a plus de causalité mais information pure et synchronicité. Ce réel voilé se projette dans notre univers que nous expérimentons quotidiennement et notre cortex construirait une apparence structurée sur l'espace-temps et le principe de causalité. Cependant, parfois, notre cerveau droit serait le canal récepteur de l’intuition de l’unité de notre univers par le biais par exemple des expériences de synchronicité qui représentent un temps acausal où il n'y a  ni passé ni futur.
Dans l'ordre implicite, tous les événements sont repliés dans une totalité dont on ne peut rien dire et qui sous-tend l'ordre explicite. Selon David Bohm, cette  totalité inconnaissable (comme le savoir absolu de Jung, ou le Réel de Lacan) en perpétuel mouvement se manifeste à la manière d'un hologramme : c’est ce qu’il définit par Holomouvement. Il y a continuellement un processus de projection et d'introjection entre l'ordre implicite et l'ordre explicite. Les particules sont continuellement en déploiement dans l'ordre explicite ou en involution dans l'ordre implicite.

Pour en savoir plus : clic

 

cristal_flower_by_hmn-d4esnof

 

(...)

Il ne faudrait pas pour autant s'imaginer que l'univers est une masse indifférenciée : on peut faire partie d'un tout indivis et garder ce que l'on a d'unique. Pour illustrer son propos, il nous invite à réfléchir sur les petits tourbillons qui se forment à la surface d'un cours d'eau. Si la première impression qu'ils nous donnent est celle d'objets séparés, avec leurs caractéristiques individuelles, dimensions, direction et vitesse de rotation, etc., un examen plus attentif ne manque pas de nous, mettre devant l'impossibilité d'établir une frontière nette entre tourbillon et rivière. Bohm ne suggère donc pas que les différences entre les « choses » soient dénuées de sens, il veut seulement que nous soyons conscients en permanence du principe suivant : distinguer des « choses » dans les divers aspects" de l'holomouvement n'est jamais qu'une abstraction, une technique utilisée par notre mode de pensée pour faire ressortir ces aspects dans nos perceptions. Au terme de « choses » pour décrire les divers aspects de la manifestation, il préfère en conséquence substituer celui de « subtotalités relativement indépendantes » .

De fait, Bohm estime que notre tendance presque universelle à fragmenter le monde, à ne pas tenir compte de l'interconnexion dynamique globale qui le nourrit, est à l'origine de la plupart de nos problèmes, de ceux qui se posent dans les sciences et, plus grave encore, dans notre vie de tous les jours et dans notre univers social.

Si nous avons vu Bohm rejeter que les particules puissent n'exister que lorsqu'on les observe, il n'a rien contre la tentative de réconcilier psychisme et sciences physiques. Mais il dit, une fois de plus, qu'il y a là aussi fragmentation de la réalité en posant qu'une chose, la conscience, interagit avec une autre chose, la particule subatomique.

En fait, Bohm estime que la conscience est une forme plus subtile de matière et que toute relation entre les deux modes ne se situe pas sur notre plan du réel mais dans les profondeurs de l'ordre implié. La conscience est présente à divers degrés d'enveloppement et développement dans toute matière, et c'est peut-être pourquoi les plasmas ont tant de traits communs avec le vivant. Comme il le souligne : « L'aptitude structurelle à être actif est la caractéristique essentielle de l'esprit, or, sous ce rapport, nous avons déjà quelque chose qui lui ressemble avec l'électron ».

De même, il ne voit pas plus de sens à opposer le vivant au non-vivant. Les deux règnes s'interpénètrent ; leurs frontières sont imprécises. La vie est partout dans les replis de l'univers, attendant de s'épanouir. Même une pierre est pour ainsi dire vivante, selon Bohm, vie et intelligence ne se rencontrant pas seulement au détour de toute matière mais aussi dans « énergie », « espace », « temps », « texture de l'univers », et autres catégories qu'il nous plait d'abstraire de l'holomouvement pour y voir à tort des réalités distinctes.

L'idée que la conscience et la vie (toute chose en fait) sont des globalités réparties dans la globalité du réel s'assortit d'un corollaire non moins vertigineux. De même chaque fragment de l'hologramme contient l'image dans sa totalité, l'univers est tout entier dans chacun de ses plis. Saurions-nous comment l'atteindre que la nébuleuse d'Andromède s'ouvrirait à nous sous notre ongle. Et nous pourrions assister à la première rencontre entre César et Cléopâtre puisque l'ensemble du passé comme l'ensemble de l'avenir sont l'un et l'autre impliés en chaque point de l'espace et du temps. Chaque cellule de notre organisme englobe le macrocosme.

(...)

Article en entier ici

080413

Idées de génie

 

Albert-Einstein

Un être humain est une partie du tout que nous appelons « Univers », une partie limitée par l’Espace et le Temps.
Il expérimente lui-même ses pensées et ses sentiments comme quelque chose séparé du reste – une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est pour nous une forme de prison, nous limitant à nos désirs personnels et à l'affection pour les quelques personnes vraiment proches de nous. Notre tache doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion, pour embrasser dans leur beauté toutes les créatures vivantes et l’ensemble de la nature.
(...)
Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux.

Albert Einstein

Posté par Sator à 21:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

120712

Eblouissant voyage

Posté par Sator à 12:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

230212

Timelapse

Un timelapse de la voie lactée dans le ciel du Dakota filmé pendant le mois de mai par un certain Randy Halverson. Sur la musique Exodus de Simon Wilkinson.

Posté par Sator à 17:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

210611

Le grand escalier

Tout ce qu'on voit est le passé, un passé très récent pour les objets qui nous entourent, mais pas toujours négligeable. Prenons l'exemple de l'heure exacte au dix millième de seconde. Durant ce bref instant la lumière parcourt trente kilomêtres; ce que vous voyez au delà de cette distance n'est plus le présent. Lorsque vous regardez une retransmission sportive à la télévision, vous la voyez avec un retard de deux dixièmes de seconde, car l'image s'envole d'abord vers un satellite géostationnaire qui plane à trente six milles kilomêtres, puis elle redescend avant de passer dans les studios. Un coureur de cent mêtres est en avance de deux mêtres sur l'image en "direct", un joueur de tennis vient de terminer son coup de raquette lorsque vous voyez son execution, un sauteur est déjà retombé lorsque vous le voyez franchir la barre des deux mêtres dix; quant au coureur automobile d'un grand prix, il est en avance de dix mêtres sur l'image télévisée. Le vrai présent se limite à quelques kilomêtres.

Paul Couteau "Le grand escalier"

Posté par Sator à 20:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,