211214

Ordre implicite et holomouvement

Sur les rapports entre l'esprit et la matière, la plupart des physiciens ne se prononcent pas et se contentent de constater la validité de la physique quantique. Un courant à part, en particulier représenté par David Bohm, suppose la présence d'une réalité plus profonde et inconnaissable dont la matière et l'esprit ne seraient que deux manifestations complémentaires. Ses théories sont compatibles avec le principe de non séparabilité, c'est-à-dire que des particules non contiguës dans l'ordre explicite le sont dans l'ordre implicite.
David Bohm considère que l'esprit et la matière sont interdépendants et reliés, mais non pas causalement connectés. Ils sont mutuellement des projections enveloppantes d'une réalité élevées qui n'est ni la matière ni la conscience.
L'ordre implicite (ou implié) est au-delà de l'espace-temps. C’est un vide plein de toutes les potentialités.
L’ordre explicite, manifeste, déployé, est l’univers tel qu'il nous apparaît, articulé autour de l'espace-temps, mais créant une réalité qui nous semble séparée et indépendante. Ainsi, selon David Bohm, « nous nous accrochons dans une large mesure au monde manifeste considéré comme la réalité fondamentale où l'important consiste à disposer d'unités séparées, relativement tout au moins, mais en interaction. Dans la réalité non manifeste tout s'interpénètre, tout est interrelié ». L'espace-temps de l'ordre explicite se développe à partir de l'ordre implicite.
Tout comme la lumière et les ondes radio ont leur fondement dans un ordre commun, la conscience et la matière sont réunis au-delà de leur ordre implicite respectif, dans l'ordre super implicite. Cet ordre super-implicite est un univers auto-organisé dans lequel la conscience et la matière sont indissociables. L’ordre super-implicite est le fondement du monde dont il assure la cohérence.
Les objets en mouvement, reliés par des champs, apparaissent dans l'ordre explicite, dans un référentiel espace temps, mais ce qui nous apparaît est sous tendu par un ordre implicite voilé. Puisque nous sommes immergés dans l’espace-temps, nous ne pouvons dévoiler le réel. Le réel nous est voilé, il est connaissable seulement en certaines de ses structures, et on ne peut que partiellement l’appréhender.
Le réel voilé se situe au-delà des phénomènes. Le réel en soi, ou l'ordre implicite, est différent de notre monde quotidien. Le concept de la vitesse n'a plus de sens. C'est un espace multidimentionnel où le temps ne s'écoule plus : il y a instantanéité de tous les événements, il n'y a ni passé, ni présent, ni futur. Il n'y a plus de causalité mais information pure et synchronicité. Ce réel voilé se projette dans notre univers que nous expérimentons quotidiennement et notre cortex construirait une apparence structurée sur l'espace-temps et le principe de causalité. Cependant, parfois, notre cerveau droit serait le canal récepteur de l’intuition de l’unité de notre univers par le biais par exemple des expériences de synchronicité qui représentent un temps acausal où il n'y a  ni passé ni futur.
Dans l'ordre implicite, tous les événements sont repliés dans une totalité dont on ne peut rien dire et qui sous-tend l'ordre explicite. Selon David Bohm, cette  totalité inconnaissable (comme le savoir absolu de Jung, ou le Réel de Lacan) en perpétuel mouvement se manifeste à la manière d'un hologramme : c’est ce qu’il définit par Holomouvement. Il y a continuellement un processus de projection et d'introjection entre l'ordre implicite et l'ordre explicite. Les particules sont continuellement en déploiement dans l'ordre explicite ou en involution dans l'ordre implicite.

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Il ne faudrait pas pour autant s'imaginer que l'univers est une masse indifférenciée : on peut faire partie d'un tout indivis et garder ce que l'on a d'unique. Pour illustrer son propos, il nous invite à réfléchir sur les petits tourbillons qui se forment à la surface d'un cours d'eau. Si la première impression qu'ils nous donnent est celle d'objets séparés, avec leurs caractéristiques individuelles, dimensions, direction et vitesse de rotation, etc., un examen plus attentif ne manque pas de nous, mettre devant l'impossibilité d'établir une frontière nette entre tourbillon et rivière. Bohm ne suggère donc pas que les différences entre les « choses » soient dénuées de sens, il veut seulement que nous soyons conscients en permanence du principe suivant : distinguer des « choses » dans les divers aspects" de l'holomouvement n'est jamais qu'une abstraction, une technique utilisée par notre mode de pensée pour faire ressortir ces aspects dans nos perceptions. Au terme de « choses » pour décrire les divers aspects de la manifestation, il préfère en conséquence substituer celui de « subtotalités relativement indépendantes » .

De fait, Bohm estime que notre tendance presque universelle à fragmenter le monde, à ne pas tenir compte de l'interconnexion dynamique globale qui le nourrit, est à l'origine de la plupart de nos problèmes, de ceux qui se posent dans les sciences et, plus grave encore, dans notre vie de tous les jours et dans notre univers social.

Si nous avons vu Bohm rejeter que les particules puissent n'exister que lorsqu'on les observe, il n'a rien contre la tentative de réconcilier psychisme et sciences physiques. Mais il dit, une fois de plus, qu'il y a là aussi fragmentation de la réalité en posant qu'une chose, la conscience, interagit avec une autre chose, la particule subatomique.

En fait, Bohm estime que la conscience est une forme plus subtile de matière et que toute relation entre les deux modes ne se situe pas sur notre plan du réel mais dans les profondeurs de l'ordre implié. La conscience est présente à divers degrés d'enveloppement et développement dans toute matière, et c'est peut-être pourquoi les plasmas ont tant de traits communs avec le vivant. Comme il le souligne : « L'aptitude structurelle à être actif est la caractéristique essentielle de l'esprit, or, sous ce rapport, nous avons déjà quelque chose qui lui ressemble avec l'électron ».

De même, il ne voit pas plus de sens à opposer le vivant au non-vivant. Les deux règnes s'interpénètrent ; leurs frontières sont imprécises. La vie est partout dans les replis de l'univers, attendant de s'épanouir. Même une pierre est pour ainsi dire vivante, selon Bohm, vie et intelligence ne se rencontrant pas seulement au détour de toute matière mais aussi dans « énergie », « espace », « temps », « texture de l'univers », et autres catégories qu'il nous plait d'abstraire de l'holomouvement pour y voir à tort des réalités distinctes.

L'idée que la conscience et la vie (toute chose en fait) sont des globalités réparties dans la globalité du réel s'assortit d'un corollaire non moins vertigineux. De même chaque fragment de l'hologramme contient l'image dans sa totalité, l'univers est tout entier dans chacun de ses plis. Saurions-nous comment l'atteindre que la nébuleuse d'Andromède s'ouvrirait à nous sous notre ongle. Et nous pourrions assister à la première rencontre entre César et Cléopâtre puisque l'ensemble du passé comme l'ensemble de l'avenir sont l'un et l'autre impliés en chaque point de l'espace et du temps. Chaque cellule de notre organisme englobe le macrocosme.

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070714

L'ordre implicite de David Bohm

Ancien professeur du Birkbeck College de l'Université de Londres, David Bohm fut l'un des plus éminents physiciens théoriciens de notre temps et comptait à son actif plusieurs lois, dont la "diffusion Bohm" (plasma) et l'effet "Bohm-Ahranov". Bien qu'il ait travaillé sur la physique quantique et relativiste, s'intéressant de près aux propriétés de la matière, il s'est surtout passionné par les implications philosophiques de ces théories. Son oeuvre suscite un grand intérêt, tant par les solutions qu'il proposa à propos du statut de la réalité que par les polémiques qu'il souleva dans son non-conformisme à vouloir redéfinir notre façon de penser.

Physicien et philosophe, David Bohm avait trouvé le point d'articulation d'une nouvelle compréhension de l'univers : le holomouvement ou ordre implicite, une théorie alternative à celle des particules élémentaires que nous venons d’étudier. Il nous quitta en 1992.

Auteur d'une bonne dizaine d'ouvrages de vulgarisation, David Bohm parle de "plénitude" de l'univers comme s'il s'agissait d'une oeuvre traitant de la totalité des choses. Ce terme a quasiment une inspiration métaphysique car son idée est incommensurable. Pourtant, après réflexions, sa théorie semble pouvoir modéliser l'univers, mais elle reste controversée.

Sa conception du Monde, "en harmonie à l'intérieur de l'individu ainsi qu'à l'intérieur de la société comme tout" est très avant-gardiste et choc l'esprit mécaniste des chercheurs occidentaux. Ses positions non-conformistes ont été critiquées dans maints ouvrages. Son point de vue est intéressant car il permet de s'extraire du paradigme actuel qui domine la Science. Peut-être ses idées sont-elles en train de donner naissance à une nouvelle vision du Monde. Peut-être ne sont-elles que des élucubrations, mais dans ce cas il faudra que les physiciens parviennent un jour à unir toutes les interactions de la nature dans une seule théorie, formule universelle qui devrait également éluder tous les paradoxes de la physique dont le problème de la dualité de la lumière.

Pour Bohm la Science a perdu sa créativité dans la mesure où les chercheurs sont réticents à franchir les limites de leur ordinaire. Bohm est l'inventeur de la théorie de l'"ordre implicite" (invelopped order, hidden order). Cette hypothèse originale lui offre l'occasion de libérer Einstein et Bohr de leur inévitable confrontation. Mathématiquement exprimé, son concept impose que les particules sont entièrement déterminées à chaque instant par une description d'un ordre supérieur, bref des variables cachées. Cela permet d'apprécier à tout moment l'état du phénomène, la position et l'énergie des particules, levant toute ambiguïté sur d'éventuelles propriétés dualistes du rayonnement. Sans ultimatum, Bohm rejette les mots comme "particule" et "système" qui ne font qu'accentuer cette fragmentation et isole les théories les unes des autres. Bohm choisit trois analogies précises pour expliquer sa philosophie, des exemples qui sont seulement des analogies fait-il remarquer, leur correspondance avec l'ordre implicite étant limitée :

L'hologramme, pour expliquer que toute théorie fondamentale est sans signification car on ne peut jamais complètement réduire les phénomènes, tout point de l'image reflétant toute la réalité,

La goutte insoluble d'encre diluée dans la glycérine, pour prouver que la non-séparabilité ou la notion d'ordre implicite est continue,

Le poisson d'aquarium filmé sous deux angles différents, pour démontrer que les particules sont les projections d'une réalité multidimensionnelle.

Bohm et ses collègues s'attaquent à tous les paradoxes, qu'ils surviennent en relativité, en physique quantique, en cosmologie ou qu'ils débattent de l'évolution, du langage ou de la conscience. Pour chaque phénomène l'ordre implicite apporte une réponse, ce qui est déjà un succès en soi. Prenons quelques exemples.

L'ordre de nature supérieure

"Le holomouvement [l'ordre implicite] dit Bohm, indéfinissable et inmesurable implique que cela n'a pas de sens de parler d'une théorie fondamentale sur laquelle tout ce qui appartient à la physique pourrait trouver une base permanente, à laquelle tous les phénomènes de la physique pourraient être définitivement réduits".

A partir de ces trois analogies mécanistes, Bohm démontre que la perception immédiate d'un phénomène n'est qu'une approximation. Dans le cadre d'une description totale de la réalité, pour donner un sens à l'ordre implicite "nous devons dit-il, manifester conceptuellement certains ordres de mouvements plus vastes ". Tout est dans tout dit Bohm, la masse, l'énergie contiennent des informations sur l'univers tout entier (on retrouve le principe de Mach et le positivisme du Cercle de Vienne). Quand un son ou une lumière parvient jusqu'à nous, que la conscience les reconnaît, nos organes sensoriels sont confrontés à tout l'Univers. Nous devenons le sujet de notre étude, l'observateur s'observe. 

Pour Bohm, l'observateur et son objet d'étude sont les perceptions explicites d'un ordre implicite, "une subtotalité relativement autonome", comme le courant du Gulf Stream fait partie de l'océan. Cette théorie conduit au solipsisme, cette philosophie selon laquelle le Monde est dans l'esprit de celui qui l'observe. Y aurait-il une relation particulière entre le sujet et l'objet de son étude, le moi et autrui cher à Hegel ?

L'ordre implicite se retrouverait dans les structures éloignées de l'équilibre, les structures dissipatives de Prigogine. En abordant la thermodynamique, Bohm considère que le chaos et la turbulence ont également une structure fractale. Comme Mandelbrot l'a démontré, la complexité se ramène à utiliser de simples règles. Le complexe et le simple sont infiniment entremêlés. Leurs interférences créent la réalité, comme l'hologramme dans lequel le plus petit éclat contient toute l'image. Dans un phénomène dissipatif, les zones en régimes plus stables contiennent des bifurcations qui sont autant d'instabilités chaotiques. Ce phénomène de bifurcations est récurrent et prend la forme d'une arborescence sans cesse renouvelée.

Bohm prend d'autres exemples pour asseoir sa théorie. Le phénomène du Big Bang par exemple. Bohm nous rappelle que dès l'Antiquité, l'école de Parménide et de Zénon considéraient déjà l'espace comme un plénum, un espace plein plutôt que vide, point de vue que contestera Démocrite. Selon Bohm, au "point zéro" d'énergie d'une théorie quantifiée de la gravitation (Bohm applique en fait la théorie des quanta à la relativité générale), un centimètre cube d'univers contiendrait autant d'énergie que toute celle contenue dans la matière de l'univers connu. C'est l'émergence d'une petite "ride" à la surface de cette mer d'énergie qui aurait provoqué le phénomène de Big Bang.

Bohm inventa en 1957 le concept de "potentiel quantique" que l'on peut rapprocher de celui "d'énergie du vide" qui permet aujourd'hui - tiens, tiens ! - aux cosmologistes d'imaginer des théories de symétries locales ou globales qui expliqueraient les mécanismes de formation de l'univers à partir de fluctuations quantiques, thème sur lequel nous reviendrons largement.

Bohm prend d'autres analogies. Il cite l'exemple du soliton, également appelé "l'équation KdV". Il s'agit d'une onde solitaire qui, telle une ride à la surface de l'eau, peut voyager longtemps avant de se dégrader. Ce mascaret qui se forme notamment sur la Gironde en France (qu'on appelle bore sur la Severn en Angleterre, pororoca sur les affluents de l'Amazone au Brésil ou le Dragon Noir ou Argenté sur la Qiantang en Chine) se forme tant dans les cours d'eau à haut débit qu'en plein océan lorsque le rapport de la longueur d'onde sur la profondeur d'eau est approprié. C'est un effet qui se manifeste surtout durant les grandes marées. Nous pouvons également citer l'exemple des raz-de-marée ou des tsunamis. La description de ce type de phénomène est complexe car l'évolution d'ondes sinusoïdales de fréquences différentes crée des harmoniques, dont la crête résultante est complexe mathématiquement parlant. Mais celle-ci est temporaire car les perturbations du courant et d'autres facteurs finissent par la briser. Il doit donc exister une rétroaction sur les ondes sinusoïdales successives. Il s'agit de phénomènes non linéaires, où, passé un seuil critique les ondes sont en interactions les unes avec les autres.

Pour expliquer la dualité onde-corpuscule ou le paradoxe EPR, Bohm considère ces descriptions non pas comme des paradoxes mais comme l'émergence d'une plénitude indivise. Cette nécessité globale, qu'il appelle "holonomie" représente l'ordre caché. Voici un exemple.

Si deux images d'un poisson prises sous deux angles différents semblent représenter deux poissons différents, il existe néanmoins entre les deux images certaines corrélations. Quand l'un des poissons vire à gauche, l'autre vire à droite. Un observateur subtil découvrirait bientôt une réalité implicite : les deux images reproduisent un objet tridimensionnel. 

Cet ordre implicite permet également à Bohm d'expliquer le hasard et la nécessité de la vie. Ce qui semble aléatoire à notre niveau de perception est une réalité ordonnée à un niveau supérieur. Le hasard dit-il, comme le mouvement brownien cache un ordre de degrés illimité, fortuit, que la mécanique classique considère comme non déterminé par les conditions initiales. Si l'homme de la rue s'accommode de cette définition, Bohm considère qu'elle tend vers la même ambiguïté que la théorie quantique, pour renouveler sa proposition : nous devons "développer une nouvelle théorie qui impliquerait un nouvel ordre et une nouvelle mesure [..] cela nous mènerait à de nouvelles structures". Cette conception va très loin. Il imagine ainsi que le fait qu'une plante s'acclimate dans un nouveau site crée un ensemble d'états particuliers qui renforcent cette espèce, facilitant l'émergence des nouveaux germes. Ce renforcement implicite expliquerait non seulement la prolifération des espèces mais également les dons de certains d'entre nous pour la musique, les mathématiques ou la peinture. Bohm propose aux botanistes, aux biologistes et aux psychologues de confirmer son hypothèse. Mais d'ores et déjà ses détracteurs lui rétorquent que les mathématiques ont beau exister depuis 2500 ans, elles n'en restent pas moins aride pour chacun d'entre nous !  

La théorie de Bohm relevant plus de la "métaphysique" que des sciences exactes pour le moment, il envisage également un ordre implicite de la conscience qui serait celui de l'humanité.

Plusieurs philosophes et quelques physiciens ont déjà écrit avant lui qu'il existait une conscience globale de l'humanité. Bohm n'est pas franchement un idéaliste mais peut-être faut-il le considérer comme un surréaliste. Il rétorque à qui veut l'entendre que le corps et l'esprit ne sont pas deux choses distinctes, ni la même chose. Il s'agit plutôt des deux formes d'une même chose : l'enfouissement d'une réalité d'ordre supérieur. L'âme de l'homme serait-elle hors de l'espace-temps ? 

L'implicite poursuit Bohm, s'exprime dans toute réflexion intuitive, qui à l'instar du rayon laser de l'hologramme éclaire sous forme explicite les interférences de l'ordre implicite. Peut-être cet ordre implicite explique-t-il la prémonition de certaines personnes. S'il existe une conscience de niveau supérieur il y a peut-être un lien entre cet ordre implicite et notre "sixième sens".

Enfin, Bohm s'attaque au statut de la réalité. Admettons dit-il que la réalité soit non-linéaire. Cette impression s'explique parce que les ensembles de l'ordre implicite se "désenfouissent" à différents moments, leurs différents états donnant l'impression d'être discontinus. D'autres ensembles se désenfouissent dans l'explicite de façon continue. 

Mais tout ce verbalisme ne rapproche pas Bohm de la réalité scientifique. Il faut des preuves, et non seulement démontrer que le phénomène existe mais aussi coucher ces prédictions sur papier. S'il fallait confronter la théorie de l'ordre implicite de David Bohm aux lois de la physique, il y a au moins deux principes qui violent les processus physiques comme nous les connaissons aujourd'hui. Il s'agit des lois du mouvement et la non-localité, deux transgressions flagrantes du "sens commun" des physiciens.

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060413

L’univers superlumineux

Les physiciens Régis Dutheil et Bohm et plusieurs autres postulent l’idée qu’il existe un univers parallèle au nôtre dans lequel les particules vont plus vite que la lumière. Il faut savoir que les yeux physiques ne peuvent apercevoir des particules allant plus vite que la lumière. Ils émettent l’hypothèse que dans cet univers s’accumule sans cesse l’information et qu’il n’existerait pas d’espace-temps. Ceci signifie que dans cet univers, il est possible d’accéder à toutes les informations et de voyager simultanément dans le passé, présent et futur.

Il est intéressant de constater que l’intuitif expérimente un voyage semblable lorsqu’il se met en relation avec son champ d’énergie ou celui d’une personne. Dans le champ d’énergie s’accumule les expériences passées, présentes et futures d’un individu. L’intuitif peut ainsi voyager dans le passé pour comprendre les blessures de l’enfance ou encore retrouver des mémoires provenant d’autres vies. Il peut également interagir avec ces mémoires pour les harmoniser et amener un changement de perception en lui ou chez la personne soignée.

En modifiant cette perception, il se permet d’accéder à des potentiels futurs qui ne pourraient exister sans ce travail d’harmonisation. C’est comme si dans cet univers, l’intuitif pouvait mettre de l’ordre dans son propre regard ou encore dans celui de la personne aidée.

Ceci signifie que l’être humain est en constant mouvement et que rien n’est figé. Cette idée remet en question l’idée du karma qui affirme que nous venons sur terre pour libérer certaines expériences de vies passées. Selon le biologiste Rupert Sheldrake, le champ d’énergie d’un individu résonne avec l’histoire de l’humanité toute entière. Selon son propre bagage émotionnel, il va résonner avec des mémoires d’autres vies tant qu’il n’aura pas modifié sa relation avec ce passé. Mes observations me permettent de constater que les mémoires du passé peuvent être modifiés favorisant ainsi des résonances avec d’autres mémoires qui seront plus en harmonie avec la conscience du champ d’énergie.

Ces modifications libèrent la conscience figée et limitée qui résonnait avec une mémoire précise pour créer une voie de transformation. La conscience humaine serait donc en perpétuel mouvement et elle communiquerait avec une somme infinie d’information créant de multiples possibilités. On peut certainement imaginer que chacun de nous est en communication avec une toile d’information nous reliant à la somme de notre histoire et celle de l’humanité. Par un entraînement, il est possible de voyager dans ces univers afin de se dégager des charges émotionnelles permettant de renouer contact avec notre essence profonde.

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"Intuition et Thérapie Quantique" par Sylvain Bélanger

 

200313

La science bute sur trois énigmes majeures

Misha Gromov est un des plus grands mathématiciens du siècle. Âgé de 69 ans, il a quitté l'URSS en 1974 et travaille actuellement entre la France (à l'Institut des hautes études scientifiques de Bures-sur-Yvette) et les États-Unis (New York). Titulaire de nombreux prix, notamment du prix Abel en 2009, l'équivalent du Nobel des maths, ce savant franco-russe touche-à-tout porte un regard curieux sur l'état des sciences, des maths à la physique en passant par la biologie.
(...)

Quelles sont les trois principales énigmes de la science actuelle?
En premier, le mystère de l'univers, puis en deuxième le mystère de la vie. Comment est-elle survenue? Qu'est-ce qui l'a créée? Quand on regarde tous les paramètres, à l'évidence, les probabilités sont extrêmement basses qu'elle survienne. Elle n'aurait pas dû arriver et pourtant elle est survenue. Les mécanismes de la vie se structurent de manière si compliquée que nous ne les comprenons pas. Très honnêtement, la manière dont une cellule fonctionne, on ne le sait pas… C'est fantastiquement compliqué. Et puis, le troisième mystère, c'est l'esprit humain. On n'a pas le début d'une piste pour comprendre comment cela fonctionne! Nous ne savons pas comment nous pensons. Si vous deviez mettre à plat les informations reçues par le cerveau d'un enfant de 2 ans, cela semble totalement démesuré. On est très loin de pouvoir comprendre les interactions. Il est juste possible de voir l'esprit humain à l'œuvre dans le langage, mais on ne peut pas le voir directement. Pour prendre une métaphore, c'est comme la télévision : c'est une machine très compliquée qui, au bout du compte, vous montre des soap operas ou des sitcoms. Mais quand vous regardez la télé, vous ne savez pas comment elle fonctionne, vous voyez simplement les images. C'est pareil pour l'esprit humain, vous entendez les paroles…

Vous dites aussi que la réalité n'existe pas, que c'est une formule mathématique, au fond de notre œil, qui nous reconstruit un ensemble de vide et d'atomes…
C'est les deux à la fois. La réalité existe et n'existe pas à la fois. Les gens veulent penser qu'ils "existent" mais il faudrait s'entendre sur le mot "existence". Ce que nous percevons du monde n'est pas le réel ! La réalité, telle que nous la connaissons, n'est que notre réalité interne. C'est notre cerveau qui la "fabrique". Ce qu'il nous faut comprendre, c'est comment notre cerveau fabrique cette réalité interne. Et ça, on est loin de pouvoir le reconstituer. De la même manière, pour la "réalité externe", celle de la physique, on comprend mieux ce qui se passe dans les étoiles ou à la surface du Soleil qu'à 2 km de nos pieds, sous la croûte terrestre. De la même façon, on ne comprend pas ce qui se passe dans notre tête. Quand vous parlez, on sait quelle partie de votre cerveau fonctionne, quelle zone est stimulée, mais cela n'explique pas comment votre esprit travaille. Il doit y avoir un langage intermédiaire. Et la structure de ce langage nous reste inimaginable. Il faudrait pouvoir comprendre ce langage intermédiaire. Lavoisier disait que pour faire de la science, il faut créer de nouveaux langages…

Selon vous, combien d'univers existent-ils?
On ne sait pas! On peut même se demander si cela fait sens de se demander s'il y a un nombre d'univers! On ne sait pas non plus si cela fait sens d'essayer de les dénombrer. Certains disent de 10 à 500! Mais ce ne sont que des modèles. En fait, il y a de nombreuses raisons de penser qu'il y a de nombreux univers. Je pense même de très, très nombreux.

L'histoire de la vie est, selon vous, l'histoire d'une succession de catastrophes…
Oui, les catastrophes ont façonné ce que nous sommes. Dans l'histoire du monde, il y a eu de grands moments d'extinction, de disparition. Bien avant les dinosaures, il y a eu, pendant 200 ou 300 millions d'années, une grande période d'intenses activités volcaniques. La concentration d'oxygène a été divisée par deux ou trois. Ce furent des conditions horribles où quasiment tout est mort et ceux qui ont survécu étaient ceux qui avaient des poumons puissants. Avec ces poumons puissants sont venus les vertébrés et les oiseaux. Nous sommes aussi le produit de tout cela, puisque nous sommes parvenus à passer par ce goulot d'étranglement. Cet accident nous a créés, car sans lui, plusieurs types de vertébrés ne seraient pas là… Et encore, à la sortie de ce goulot, nous n'étions pas les plus aptes : les lézards et les grenouilles sont plus adaptés que nous : ils n'ont à se nourrir qu'une fois par mois, et n'ont pas à produire autant d'efforts parce qu'ils ont des métabolismes très lents.

Ce qui semble vertigineux avec vous, c'est la faible probabilité de l'apparition de la vie…
Oui, la vie a rencontré des problèmes partout. On se rend compte que si on change un paramètre, la vie devient impossible. Et il y a énormément de paramètres! Par exemple, on sait que si les atomes étaient plus petits que leur taille actuelle, ça serait trop compliqué de faire un être vivant. On sait aussi que les êtres vivants actuels ont besoin d'énormément de bactéries. Dans votre intestin, il y en a un nombre considérable!

Dans votre livre, le mot bactérie est un de ceux qui reviennent le plus souvent…
Les bactéries ont toujours été dominantes dans le monde, elles nous survivront probablement. Elles sont plus stables. À un moment, un événement, que nous ne comprenons toujours pas, a créé nos cellules, les cellules eucaryotes, des cellules plus complexes que les bactéries. Cet "événement" est d'autant plus surprenant qu'il va à l'encontre de la loi de la sélection naturelle, selon laquelle la vie va au plus simple et élimine ce qui est plus complexe car plus instable. Et pourtant nos cellules sont toujours là, alors que la condition naturelle d'une cellule, c'est de proliférer, sans contrôle, ce qui est la définition du cancer. Cela semble même un miracle, que nous n'ayons pas en permanence des cancers puisque le sort d'une cellule est de proliférer en grand nombre. Comment toute cette machinerie peut-elle contrôler les cellules et les empêcher de proliférer ? La manière dont la biologie avance est prodigieuse. Dans deux ou trois décennies notre vision du monde ne sera plus la même. La somme de données que les biologistes engrangent excède aujourd'hui la capacité de mémoire des ordinateurs. Actuellement, l'informatique est en retard sur la biologie, qui double ses besoins tous les six mois alors que la mémoire des ordinateurs double tous les huit mois. Quand tout sera analysé, nous serons dans un monde différent.

Vous pensez qu'à l'origine de toute vie, il y a une seule cellule?
D'abord, il y avait une bactérie, une cellule indépendante. Maintenant, grâce à l'étude du génome, on cherche un ancêtre commun à tous les organismes. Oui, on peut imaginer un ancêtre commun à toutes les formes de vie, même si la vie bactérienne et la nôtre sont très différentes. Tellement de choses nous échappent qu'on est loin de pouvoir comprendre. Aujourd'hui, aucun homme ne peut couvrir en totalité les connaissances en biologie. Il nous faut donc structurer le savoir autrement. C'est un énorme défi.

Vu sur le JDD - L'intégralité de l'interview ici

 

271012

L'échelle de l'Univers

De l’infiniment grand à l’infiniment petit, la taille de l’Univers défie la compréhension humaine. Le site htwins.net vient de récidiver en proposant une nouvelle application vous permettant de dé-zoomer vers les galaxies lointaines ou de zoomer vers les particules élémentaires. Cliquez sur l'image ci-dessous pour visualiser cette belle animation flash. Elle est a conseiller à tous les lycéens et à tous les curieux.

echelle

 

Vu sur regard sur le monde

 


251012

Nos pensées et nos intentions influencent-elles la réalité ?

Et si nos pensées exerçaient une influence sur la réalitéphysique ? Et si la vigueur de nos intentions, focalisées sur ce que l’on souhaite vraiment, avait le pouvoir d’induire de véritables changements dans notre vie et de façonner le monde qui nous entoure ? Le Secret, best-seller de Rhonda Byrne, traduit en quarante-six langues, évoquait déjà en 2008 la loi de l’attraction de la pensée. Selon l’auteure, il suffit de visualiser l’objet de nos désirs et d’être convaincu qu’on l’aura pour qu’un message soit alors envoyé à l’Univers, qui se débrouillera pour réaliser notre souhait dans n’importe quel domaine : amour, santé, bonheur mais aussi pouvoir, argent, biens matériels, etc. Une recette simpliste, généreusement saupoudrée de « magie » et de « new age », un peu dure à avaler pour les plus cartésiens – qui taxèrent ce livre de « tissu de mensonges » -, et trop difficile à digérer pour les plus ouverts d’esprit– qui reprochèrent à l’auteure de mélanger ambitions matérialistes et spiritualité.

La même année pourtant, Lynne Mc Taggart, auteure à succès de réputation internationale, journaliste scientifique américaine primée et figure de proue parmi ceux qui se consacrent à l’étude de la conscience humaine, publie un ouvrage révolutionnaire, intitulé La Science de l’intention, dans lequel elle démontre, expériences et données scientifiques à l’appui, que la pensée dirigée ne serait pas une simple croyance et pourrait bien influencer la réalité.
A en croire différentes conclusions de recherches sur la conscience humaine dans le domaine de la physique quantique, menées par d’éminents scientifiques du monde entier -comme le physicien Fritz-Albert Popp de l’Institut international de biophysique ou le Dr Gary Schwartz, professeur de psychologie, de médecine et de neurologie à l’université de l’Arizona -, il semblerait, en effet, que ce potentiel sommeille en chacun de nous. « Les plus récentes études de l’effet de l’esprit sur la matière, précise la journaliste,semblent indiquer que l’intention a des effets variables qui dépendent de l’état du sujet, ainsi que du moment où il émet une pensée et de l’endroit où il se trouve. L’intention a déjà été employée dans maints domaines, notamment pour guérir les maladies, modifier des processus physiques et influencer des événements. Il ne s’agit pas d’un don spécial mais d’une compétence apprise et aisément enseignée. En réalité, nous utilisons tous déjà l’intention dans de nombreux aspects de notre vie quotidienne. » 

Concrètement, qu’est-ce qu’une pensée ?

De nombreuses expériences semblent indiquer que notre conscience n’est pas enfermée dans notre crâne, mais semble être une « substance » qui irradie hors des limites du corps physique. Une énergie ordonnée capable de traverser l’espace et le temps. « On sait aujourd’hui que les pensées sont une forme d’émission de biophotons – ces particules de lumière porteuses d’énergie émises par tous les organismes vivants : plantes, animaux, êtres humains. Elles créent une énergie qui émane de nous en permanence, explique la journaliste scientifique. Le fait d’orienter ses pensées vers un objectif précis – ce que les scientifiques appellent « l’intention » ou « l’intentionnalité » – semble produire une énergie assez puissante pour transformer la réalité physique. » 
Comment la pensée pourrait-elle influencer la réalité ? L’intention serait-elle une flèche d’information et d’énergie décochée par notre conscience et envoyée à l’Univers ?

« Cela suggère qu’il y a un moyen par lequel l’information est transférée et que le guérisseur, comme d’autres personnes d’ailleurs, est capable de se connecter à quelque chose de plus grand, quelque chose qui nous dépasse, qui va véhiculer la pensée », assure Marilyn Schlitz, chercheuse et présidente de l’Institut des Sciences Noétiques aux Etats-Unis. La physique quantique a, en effet, permis de mettre en évidence ce qu’on appelle le « champ du point zéro ». Un champ généré par les incessants mouvements d’énergie entre les milliards de particules subatomiques, composants de la matière de taille inférieure à celle d’un atome. Un champ auquel l’ensemble de la matière dans l’Univers est connectée grâce à de continuels échanges d’énergie. Lynne Mc Taggart présentait déjà dans son livre, Le Champ de la cohérence universelle, le concept d’un Univers interconnecté, étayé par des hypothèses scientifiques très sérieuses permettant de lever partiellement le voile sur certaines énigmes humaines passionnantes, allant de la médecine alternative – comme les thérapies énergétiques et l’acte de guérison à distance par exemple – aux perceptions extrasensorielles – comme l’intuition, la télépathie, les précognitions, etc. « L’acte de guérison à distance,explique Lynne Mc Taggart, est essentiellement un acte de pensée, une intention de guérir. Si c’est la jambe gauche qui doit être soignée, c’est vers elle que le guérisseur va envoyer l’intention en la dirigeant de manière précise. Comme beaucoup de physiciens quantiques, je suis convaincue que les guérisseurs, dans un « hyperétat » d’intense concentration sont capables d’exploiter ces pensées, pour en créer qui soient très cohérentes et énergisées, et de les projeter, peu importe la distance. Nous ne comprenons pas totalement ces mécanismes. Mais le modèle des biophotons nous permet de saisir que nous envoyons en permanence des instructions à l’Univers sous forme de rayonnements. Les guérisseurs, même à distance, sont, je pense, capables de rendre opérantes ces instructions en vue d’obtenir la guérison. »
Le magnétiseur Jean-Luc Bartoli confirme cette hypothèse : « L’intention au fond c’est quoi ? C’est de la compassion, c’est de l’amour que tu envoies à ton prochain. Moi, je dis tout le temps : ma main c’est le prolongement de mon cœur. Les passes magnétiques ne sont que de l’habillage technique dans le sens où l’intention pourrait suffire. Et pour moi, c’est exactement ce qui explique pourquoi cela marche à distance. » 

Le pouvoir de la pensée et de l’intention a déjà été observé dans de tout autres circonstances. Au cours d’une étude américaine appelée « Love Study », impliquant plusieurs couples, l’un des partenaires devait envoyer à distance des pensées de guérison et de compassion à son partenaire malade. Aussi incroyable que cela puisse paraître, on a constaté une corrélation significative entre l’activité physiologique de celui qui émettait ces pensées et l’activité physiologique de celui qui les recevait. Sans le savoir, ce dernier réagissait instantanément. On a même observé, entre les deux partenaires, plusieurs phénomènes de synchronie entre différentes parties de leur corps: leurs ondes cérébrales, leurs rythmes cardiaques, les réponses galvaniques de leur épiderme…
Ce que des siècles de vision mécaniste nous ont appris à considérer comme irrationnel serait en train de devenir parfaitement plausible dans le monde quantique ! Nous nagerions donc dans un gigantesque champ d’énergie, dont nous faisons partie intégrante, et par lequel nous pourrions recevoir et envoyer de l’information, comme l’intention de guérir ou d’être guéri.

« Scientifiquement, explique le Dr Thierry Janssen, ancien chirurgien aujourd’hui psychothérapeute, des études nous ont permis de mieux comprendre la matière dans ces états les plus subtils. Notamment que deux photons ou biophotons jumeaux séparés peuvent continuer de communiquer. Il est intéressant de se dire que la matière, depuis la création du monde, est un grand continuum et que ce sont ces liens qui créent le vivant. J’aime cette phrase du Professeur Linus Pauling, prix Nobel de chimie et Prix Nobel de la paix qui disait : « La vie, ce n’est pas les molécules mais les liens qui existent entre elles. » Si l’on explore cette voie-là, on comprend mieux pourquoi deux individus séparés peuvent communiquer au niveau de l’intention, obtenir des effets sur la santé de l’un et de l’autre… Ces phénomènes de guérison à distance posent d’ailleurs une question très dérangeante pour l’esprit occidental : quels sont ces liens qui nous relient les uns aux autres, et qui relient tous les éléments du vivant ? »

« En s’envoyant et en recevant de l’énergie, précise Lynne Mc Taggart, les particules subatomiques créent, le temps d’un battement de paupière, des particules virtuelles. Ce petit échange ne représente pas beaucoup d’énergie, environ un demi-watt. Mais lorsqu’on additionne toutes les particules subatomiques qui font cet échange d’énergie à travers tous les éléments de l’Univers, on arrive à une quantité d’énergie inimaginable. Ce champ d’énergie géant, nous y sommes tous connectés, même aux plus lointains confins de l’Univers. Nous devons nous concevoir nous-mêmes comme autre chose qu’un ensemble d’éléments solides. Je ne suis pas seulement un paquet de cellules différent du vôtre. A un niveau quantique, nous sommes, vous et moi, comme des petits nœuds sur la même corde, nous faisons partie d’un immense champ d’énergie auquel nous sommes tous reliés : c’est cela, la réalité qui nous englobe. Nous envoyons en permanence de l’information à ce champ. Et c’est aussi par ce moyen que nous pouvons recueillir de l’information. C’est un réseau géant. »

(Source : INREES)
Vu sur Etrange et Insolite

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230912

Messages électroniques (2)

L’électron est à la fois le constructeur et l’animateur de tout ce qui est vivant. Il est la seule unité matérielle qui puisse entrer en contact direct avec le psychisme individuel aussi bien que cosmique.
« Dès lors, on est en droit de s’interroger sur la vraie nature de l’électron. Étant capable de comprendre des ordres venant de la psyché, de les interpréter et de les exécuter, ne pouvons-nous réellement le considérer que sous l’aspect d’un simple corpuscule matériel? Ne semblet-il pas qu’il soit muni d’antennes qui lui permettent de converser avec la psyché? Sa nature n’est-elle point ambiguë, mi-matière, mi-psyché ?
Si l’électron a une nature ambiguë, quelle est donc la nature de l’énergie qu’il concentre? Telle est l’énigme que nous pose le mystérieux petit électron qui nous parle, nous fait vivre, nous obéit, mais que nous connaissons si peu, si peu !

Alfred Herrmann, physicien

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100912

Messages électroniques

Prenons l’exemple de la perception visuelle d’un arbre. Cet arbre se présente sous une forme particulière, diversement colorée. Le tronc est brun, gris ou noir, les feuilles sont vertes, les fleurs blanches, roses; des baies rouge vif peuvent se profiler sur un ciel bleu azur. Chacune de ces couleurs est caractérisée par une longueur d’onde et par une fréquence vibratoire spécifique. Elles nous envoient un faisceau de rayons lumineux appelés photons. L’énergie des photons est beaucoup plus éparpillée et diffuse que
celle des électrons qui est plus concentrée. L’énergie vibratoire des photons lumineux ne pourrait être perçue directement par le psychisme. Elle ne peut affecter notre pensée et notre conscience qu’en se transformant préalablement en électrons, ceux-ci étant les messagers indispensables affectant la structure des neurones. La rétine est le lieu où s’effectue cette transformation partielle de l’énergie photonique en énergie électronique. Les rayons lumineux et les images diverses déterminent dans les cellules coniques et les bâtonnets de la surface rétinienne des transformations chimiques, maintenant en mouvement un flux d’électrons qui se dirigent vers certains neurones suivant des cheminements privilégiés dont les caractères spécifiques dépendent de conditionnements antérieurs identiques.
La rétine est composée d’environ cinq cent millions de cellules semblables aux cellules photoélectriques. Elles transforment des légions de photons en autant de légions d’électrons. La rétine remplit une fonction d’organe transducteur, dispositif dont le rôle consiste à transformer une information ou un signal d’une catégorie en une information ou un signal d’une autre catégorie. La nature nous en fournit de nombreux exemples.
Les rayons du soleil (énergie photonique) sont transformés en énergie électronique par la chlorophylle; ou, mieuxencore : l’aiguille du cristal du pick-up transforme les signaux d’énergie sonore en impulsions d’énergie électrique ou flux d’électrons.
Le rôle des transducteurs est très important comme traducteur ou intermédiaire d’information. Ils constituent des maillons indispensables dans les grandes chaînes de processus complexes existant dans les êtres vivants. Cela est encore plus évident si nous prenons en considération les théories de Stefane Lupasco, opposant en contrastes particulièrement tranchants les modes photoniques et les modes électroniques de l’énergie. Grâce au rôle transducteur de la rétine, chaque intensité lumineuse, chaque fréquence spécifique des diverses couleurs se traduisent en impulsions électroniques correspondantes, comportant toute une gamme de variations corrélatives. Ces cortèges électroniques arrivent aux neurones (cellules nerveuses d’une grande importance). Ces
neurones remplissent la fonction de transducteurs et traduisent en stimuli mentaux les chocs électroniques reçus.
Durant chaque minute de notre vie quotidienne, les électrons transmettent des millions de messages dont la variété est fonction de leur nombre, de leur spin ou rotation sur eux-mêmes.
Tous les sens, tels que la vue, l’odorat, l’ouïe, sont des transducteurs transformant, chaque minute, des milliers de messages photoniques en messages électroniques.

Robert Linssen : Spiritualité de la matière, 1966

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151211

Parole de Nobel

"Ayant consacré toute ma vie à la plus rationnelle des sciences, à l'étude de la matière, je peux vous dire que les résultats de mes recherches m'ont conduit à cette conclusion : il n'y a pas de matière en tant que telle ! Toute matière ne tire son origine et n'existe qu'en vertu d'une force qui fait vibrer le particules de l'atome et maintient ensemble ce petit système solaire miniature... Nous devons donc supposer qu'il existe derrière cette force un esprit conscient et intelligent. Cet esprit est la matrice de toute matière."

Max Planck, prix nobel de physique

301011

Interconnectés

Pour le bouddhisme, le monde est comme un vaste flux d’événements reliés les uns aux autres et participant tous les uns des autres. La façon dont nous percevons ce flux en cristallise certains aspects de manière purement illusoire et nous fait croire qu’il s’agit d’entités autonomes dont nous sommes entièrement séparés. Le bouddhisme ne nie pas la vérité conventionnelle, celle que l’homme ordinaire voit ou que Ie savant détecte. II ne conteste pas les lois de cause à effet, ou les lois physiques et mathématiques. Il affirme simplement que, fondamentalement, il y a une différence entre la façon dont le monde nous apparaît et sa nature ultime. Ainsi, lorsque nous regardons une pomme, nous remarquons sa localisation, sa forme, sa taille ou la couleur de sa peau. L’ensemble de ces propriétés constituent la désignation « pomme ». Cette désignation est une construction mentale qui attribue une réalité en soi à la pomme. Mais lorsque nous analysons la pomme, issue de causes et de conditions multiples - le pommier qui l’a produite, la lumière du soleil et la pluie qui ont nourri ce dernier, la terre du verger où sont plantées ses racines, etc. -, nous sommes incapables d’isoler une identité autonome de la pomme. Ce qui ne veut pas dire que le bouddhisme prétende que la pomme n’existe pas, puisque nous en faisons l’expérience avec nos sens. Il ne prône pas une position nihiliste qui lui est souvent attribuée a tort. II affirme que cette existence n’est pas autonome mais purement interdépendante, évitant ainsi la position réaliste matérialiste. II adopte la voie médiane, ou « voie du milieu », selon laquelle un phénomène ne possède pas d’existence autonome sans être pour autant inexistant, et peut interagir et fonctionner selon les lois de la causalité. Selon le bouddhisme, donc, tout est interconnecté. De manière étonnante, des expériences scientifiques nous ont aussi contraints à dépasser nos notions habituelles de localisation dans l’espace. Elles nous ont amenés à conclure que l’univers possède bien un ordre global et indivisible, tant à l’échelle subatomique qu’à celle de l’infiniment grand.

Trinh Xuan Thuan, Le Cosmos et le Lotus

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