241015

Jusqu'au bout

Jusqu’au bout il ne faut jamais arrêter de pratiquer, jusqu’au dernier jour. Il y a bien sûr des moments où l’on pense ne plus rien avoir à faire, mais c’est un piège. Il ne faut pas attendre que ça arrive, passivement. Quand les gens me disent « ça arrivera quand ça arrivera », je leur dis d’aller s’asseoir au milieu de l’autoroute, et on verra bien s’ils se feront écraser, si c’était le moment…Tant que l’on a pas atteint le but il faut continuer, même à méditer. Bien entendu on méditera différemment, mais il faut continuer. 
 
Continuez de faire le point, d'observer inlassablement le fonctionnement du mental, de la conscience, et vous réaliserez, dans votre coeur, et au delà de l'intellect, qu'à aucun moment, vous ne pouvez être à la fois celui qui perçoit, et ce qui est perçu ! Sans vous - le Témoin permanent - aucun spectacle n'est possible.... découvrez , réalisez que vous êtes La Base d'où tout s'élance chaque matin et où tout retourne chaque soir.... Il n'y a rien d'autre ! Et cela ne peut pas être compris, cela ne peut être que réalisé.
Ce que l'on appelle Réalisation n'est pas une grande compréhension, mais une gigantesque émotion dans laquelle la vie particulière de l'individu que l'on a cru être si longtemps, fusionne dans la Vie tout court... Et cela est une grande histoire d'Amour dans laquelle ce fameux intellect - bien fragile et impermanent - n'a vraiment qu'un second rôle sans grand intérêt.

Bernard Harmand

source

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270515

Méditation avec Eckhart Tolle

Tolle2

ici

 

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171114

Méditation

 

jason-decaires

 

Question d'un disciple :
Quel type de méditation pourrait m'être utile ?

Ramana Maharshi :
Les méditations sur des objets ne servent à rien.
Vous devez apprendre à voir que sujet et objet ne font qu'un. En méditant sur un objet, concret ou abstrait, vous détruisez l'impression d'unité et créez la dualité.
Méditez sur ce que vous êtes en réalité... vous découvrirez...

Le disciple :
Quoi ?

Ramana Maharshi :
C'est à vous de le découvrir. Cela se révélera.
Accrochez-vous à cette révélation.
Tournez votre attention vers le sujet qui perçoit.
Il est la source de votre "je".
Réalisez cela, c'est la tâche qu'il faut accomplir.
Découvrez la réalité que représente ce mot "je".
Découvrez l'entité qui est la source du mot "je".
C'est le Soi, le Soi de tous les soi."
Ne fixez pas votre attention sur toutes ces choses de la vie qui ne cessent de changer, ni sur la mort et les phénomènes.
Ne pensez même pas à l'acte de voir qui vous fait percevoir ces choses, mais seulement à cela qui voit toutes ces choses, cela à qui l'on doit toutes ces choses.
Au début, cela semblera presque impossible, mais les résultats se feront sentir progressivement.
Cela demande des années de pratique quotidienne, mais c'est ainsi que l'on devient un maître.
Chaque jour, pendant un quart d'heure les yeux ouverts, essayez de garder l'esprit fixé sur Cela qui voit.
Il est en vous.
Ne vous attendez pas à ce que "Cela" soit quelque chose de bien précis sur lequel le mental peut se fixer facilement.
Il faut des années pour trouver ce "Cela", mais les résultats de cette concentration seront apparents en l'espace de quatre à cinq mois : paix de l'esprit, pouvoir de faire face aux ennuis, clairvoyance inconsciente.
Je vous ai donné cet enseignement comme les Maîtres le donnent à leurs disciples intimes.
A partir de maintenant, pendant la méditation, concentrez votre pensée non pas sur l'acte de voir ni sur ce que vous voyez, mais sur Cela qui voit.

(Vu sur eveilimpersonnel.blogspot.fr)

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070414

Méditations

meditation

Quand le mental devient tranquille au cours de la méditation, je reste conscient des perceptions sensorielles. Comment cela se rattache-t-il à l'histoire du faiseur de flèches dont l'attention était si parfaitement concentrée qu'il ne remarqua pas le passage de la procession nuptiale du roi ? Ma méditation est-elle incorrecte ?
On peut distinguer deux sortes de méditation : la méditation avec objet et la méditation sans objet.
Dans la méditation du premier type, l'attention est concentrée sur un objet spécifique, grossier ou subtil : image physique ou mentale du divin, sensations corporelles diverses, série de syllabes sacrées, etc. Dans cette voie, un effort, parfois très subtil, est requis pour détourner l'attention des objets vers lesquels les désirs la portent. Au terme de ce processus, qui produit un apparent affaiblissement de l'ego, le mental peut rester fixé sans effort sur l'objet contemplé. Le méditant éprouve une immobilité, une absence de pensées et de sensations autres que celles qui constituent l'objet de méditation, même en présence du cortège royal qui n'est pas remarqué par l'artisan. Hélas, l'absorption qui est ainsi obtenue est un état mental qui se situe dans la temporalité, a un début et une fin. Tôt ou tard le yogi doit sortir de son samadhi. L'ego est toujours présent avec son cortège de peurs, désirs et souffrances.
Une forme particulière de méditation avec objet est celle dans laquelle l'objet est le vide, l'absence d'objets. Un effort est maintenu pour garder le mental libre de pensées et sensations. Comme dans tout autre forme de méditation avec objet, il en résulte un affaiblissement temporaire de l'ego, et le mental éprouve pendant quelque temps une absence de pensées et de sensations, ou simplement une absence de pensées, selon la nature et la profondeur du samadhi ainsi obtenu. Mais ce samadhiest également encore une création mentale qui a un début et une fin. Cette forme de méditation est souvent prise à tort pour la méditation non-objective. Tel n'est pas le cas parce que l'absence d'objets est encore un objet subtil que le mental projette. Bien que cet état puisse apporter quelque soulagement temporaire et même dans certains cas s'accompagner de certains pouvoirs psychiques, il révèle bien vite sa stérilité. Le méditant reste enfermé dans sa prison mentale et la plénitude du cœur lui demeure cachée. Cet état est privé de la liberté absolue, de la joyeuse créativité et de la merveilleuse certitude d'immortalité qui signent l'état naturel non-duel.

Dans la méditation non-duelle véritable, notre attention est naturellement attirée vers le non-objectif, le sujet ultime, la conscience. Ce changement est le résultat d'une compréhension profonde. Au début, il est demandé au chercheur de vérité de noter que le bonheur qu'il recherche réellement, dont un exemple lui est donné par la joie sans cause qu'il éprouve en présence de son instructeur, est non-objective, c'est-à-dire qu'elle n'est pas contenue dans un objet, grossier ou subtil. Lorsque ce point est devenu clair, on lui indique que le mental, qui ne peut saisir que desmentations (1), ne peut avoir accès au domaine non-objectif; il en résulte que toute tentative de se procurer à l'aide de la pensée ou de la sensation le bonheur qu'il recherche est vouée à l'échec. Cette compréhension tranquillise le mental d'une manière naturelle et radicale. Dans cette forme de méditation, les pensées et sensations ne sont ni recherchées ni évitées ; elles sont simplement accueillies et laissées libres d'évoluer à leur guise. Cette approche se caractérise par une ouverture totale à nos perceptions sensorielles externes ou internes, à nos émotions et à nos pensées.
Ces mentations variées pourraient être comparées aux divers personnages d'une pièce de théâtre. Tant que nous prenons intérêt à l'intrigue, notre attention est complètement retenue par les acteurs qui jouent sur le devant de la scène, mais, si notre intérêt se relâche, notre attention se détend progressivement jusqu'au moment où nous prenons subitement conscience de l'arrière-plan, du décor. De la même manière, lorsque notre attention devient globale et désintéressée, se déconcentre et s'ouvre à la suite de la compréhension que nulle sensation ou pensée ne saurait nous apporter la félicité que nous recherchons, un moment survient où nous nous éveillons subitement à cet arrière-plan conscient qui se révèle alors comme le repos ultime que nous avions tant cherché.
Il n'est pas nécessaire que les acteurs quittent la scène pour que nous prenions conscience du décor ; de même, l'absence de mentations n'est pas une condition nécessaire pour l'éveil à notre soi réel. Le départ des acteurs nous fournit simplement une occasion privilégiée d'effectuer cette prise de conscience. De la même manière, chaque fois qu'une mentation se meurt dans la conscience, une occasion nous est offerte de nous éveiller à notre nature immortelle.
L'attitude intérieure d'écoute bienveillante qui est l'essence de la méditation non-objective peut être naturellement et aisément saisie par un chercheur sincère et motivé en présence d'un être unifié à l'arrière-plan, par une sorte d'induction spirituelle.

(1) Mentations : pensées, sensations, perceptions » NdT
Francis Lucille ("Le sens des choses")
vu sur kerisahel.blogspot.fr

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210114

Illuminer le quotidien

Quoi que vous fassiez, faites-le avec une profonde vigilance ; alors même les petites chose deviennent sacrées.
Faire la cuisine ou nettoyer devient sacrés ; cela devient une adoration. L'important n'est pas ce que vous faites, mais comment vous le faites.
Vous pouvez nettoyer le sol comme un robot, mécaniquement ; vous devez le nettoyer, alors vous le faites. Mais vous passez à côté de quelque chose de très beau. Vous gaspillez ces instants en vous contentant de le nettoyer. Nettoyer le sol aurait pu être une grande expérience ; vous êtes passé à côté. Le sol est nettoyé mais quelque chose qui aurait pu se passer en vous ne s'est pas passé. Si vous aviez été conscient, non seulement le sol aurait été nettoyé, mais vous auriez ressenti une profonde purification. Nettoyez le sol en pleine conscience, lumineux de conscience.
Travaillez, restez assis, ou marchez, mais maintenez ce fil continu : faites que des moments de votre vie de plus en plus nombreux deviennent lumineux de conscience. Que la flamme de la conscience brûle à chaque instant, dans chaque acte.
L'illumination, c'est leur effet cumulatif. Tous ces moments mis ensemble, toutes ces petites flammes rassemblées, deviennent une grande source de lumière.

Osho (" Qu’est-ce que la méditation ? ")

 

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160114

Sortir du stress par l’attention

 

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Arrêter la chasse aux pensées
Le tigre est aux aguets. Ses muscles se tendent. Son attention se resserre. Il guette ses proies. Il choisit une gazelle qui semble plus faible que les autres, et se focalise sur elle uniquement, reléguant le reste du troupeau à l’arrière-plan. Lorsque la chasse commence, il ne court plus qu’après ce seul animal, oubliant tout le reste. Une fois son but atteint, l’attention du tigre repu se relâche et les animaux qui passent à sa portée non pas plus d’importance pour lui que le paysage qui l’environne. Nous empruntons ce détour par une scène de la vie animale pour parler aujourd’hui d’un problème de santé publique dans les sociétés occidentales : le stress. Le stress est un état de tension intérieure, qui prend une forme aussi bien physique que mentale et se manifeste par toutes sortes de désagréments, agitation, douleurs chroniques, anxiété généralisée, troubles du sommeil, de l’alimentation, et surtout troubles des capacités d’attention. Ce tableau clinique, bien connu des médecins et des psychologues, mais aussi de monsieur tout-le-monde car il en souffre directement, n’est pas une fatalité. Le monde moderne va en ce sens, et nous bombarde d’informations, de stimuli en tout genre, et nous contraint à suivre une vitesse croissante dans le traitement de ces informations. Certains peuvent le déplorer, mais le ressort de cet état de fait collectif est le plaisir que l’on peut ressentir à être ainsi soumis à une pression grandissante, sommé de réagir, dans une tension certes douloureuse mais qui fait se sentir vivant, « au taquet » dit-on. Nous adorons sentir notre esprit comme un tigre en chasse… Mais l’animal, parfois plus sage que l’homme, sait quand il faut s’arrêter et une fois son objectif à court terme rempli, il passe à un autre mode attentionnel. Cela, les hommes ne savent plus le faire. Ils courent sans cesse après leurs pensées, leurs préoccupations, leurs obligations professionnelles ou sociales, entre le téléphone mobile et internet, entre la télévision et les divertissements, comme autant de stimulations accaparantes. Nous en sommes venus au point d’être des handicapés de l’attention, prisonniers du stress, qui fait des ravages, causant un grand nombre de maladies et de dépressions réactionnelles. Mais en sortir est possible : par l’attention.

L’attention n’est pas la concentration
D’abord, qu’est-ce que l’attention ? La méditation, au premier chef, nous l’apprend. Il s’agit d’y développer un sens de pleine présence, d’ouverture consciente. Ce n’est pas l’attention coincée du « fais attention ! » mais une présence d’esprit plus large et précise à la fois. L’attention est le vrai secret de la pratique de la méditation par où la vie change, les choses s’ouvrent. Ce secret est connu des pratiquants bouddhistes, mais commence à trouver écho hors de la sphère de la spiritualité. La médecine occidentale commence à s’en nourrir. En France, la vague arrive, pour preuve le Nouvel Observateur a fait sa une de couverture sur la méditation comme nouvelle forme thérapeutique. L’approche mindfulness développée par Jon Kabat-Zinn en est un exemple éminent, de même que l’Open-Focus du psychologue américain Les Fehmi.
Ce dernier explore dans son livre La pleine conscience (Belfond, 2010) une découverte simple mais féconde : l’attention, et surtout la manière que nous avons de prêter attention est au cœur de notre esprit et de notre manière d’être au monde. « La maîtrise de l’attention conduit à des changements (…) sur la totalité du système nerveux, sur les muscles, le corps, la force morale et l’esprit dans son ensemble » Nous ne connaissons encore qu’imparfaitement les ressources de l’esprit, et nous restons fixés sur une dimension étroite de l’attention, comparable à la concentration, à la focalisation (focus) sur un objectif unique, au détriment d’autres dimensions plus ouvertes et intégratives. Fehmi recense les richesses qui sont nôtres à ce niveau et distingue quatre formes d’attention : étroite, diffuse, objective et immergée.
Pour Les Fehmi, de nombreux problèmes peuvent être résolus en changeant simplement de mode d’attention. Il s’agit d’équilibrer entre les quatre types et retrouver une balance plus juste. L’esprit n’a pas à se limiter ainsi, obnubilé par la performance de ce qui est à faire sur l’instant, mais il connaît souplesse et plasticité, permettant de faire rentrer dans le champ de la conscience toutes les nuances de l’expérience qu’une visée étroite exclue pour plus d’efficacité. La visée ouverte préconisée par la méthode Open-Focus est un mode d’attention qui admet à la fois la visée étroite (concentration) et la visée diffuse (perception élargie), les invitant à cohabiter pour une attention plus pleine et une vie plus unifiée.

Attention ouverte
« Attention veut dire "être à l’affût" et non regarder "quelque chose". Ce qui implique un processus de vivacité intelligente et non pas l’action mécanique d’observer bêtement ce qui arrive. » écrit Trungpa Rinpoché dans Le Cœur du sujet. Il ne renverse pas ici la perspective, car cela se réfère plutôt au tigre attentif, ouvert, avant qu’il n’engage sa course effrénée et manque toutes les possibilités qui s’offrent à lui. L’esprit ressemble alors plutôt à l’image traditionnelle du porc qui mange tout ce qui traîne sur son chemin et fonce droit devant sans discrimination, sans intelligence. Ce type de focalisation sur « quelque chose » n’est pas souhaitable, car cela nous fait perdre l’ouverture, la présence, ou ce que Thich Nhat Hanh nomme la pleine conscience. Il est crucial de voir comment l’attention fonctionne, et le travail de Les Fehmi peut y aider par sa précision scientifique qui sépare et analyse les modes attentionnels. Après tout, il n’y a pas à faire de l’attention une idole, quelque chose d’intouchable dans un domaine séparé de la vie, loin des préoccupations quotidiennes. Ce n’est rien de particulier, rien de plus naturel en un sens, si seulement nous ne l’avions oublié avec tant de force. La méditation ouvre des capacités présentes chez tout être humain, mais perdues. Ce n’est pas un exercice spirituel en tant que tel, mais il s’agit d’y ouvrir un rapport au monde que notre éducation nous a fait oublier.

Prêter attention transforme
Toutefois il ne faudrait pas confondre les domaines. La méditation est une révolution quant à notre être entier. Ce n’est pas un outil technique de développement personnel mais un nouveau rapport à l’entièreté de ce qui est. C’est l’appel de la liberté qu’apporte l’attention ouverte. Entendue ainsi, il n’y a pas de contradiction entre les approches psychologiques ou médicales de l’attention et la voie du Bouddha. L’enseignant bouddhiste Fabrice Midal en atteste : « Quelque chose œuvre en vous par la méditation, qui n’est pas de l’ordre de la pensée, la saisie y est impossible. La méditation vous transforme indépendamment de ce que vous voulez. Votre vie change, mais nous ne décidez pas dans quelle direction. Une sagesse plus grande œuvre en vous, par le fait même que vous portez attention. » Prêter attention transforme de soi-même. Les Fehmi va en ce sens lorsqu’il écrit « Chacun a la capacité de rééquilibrer et de guérir son système nerveux pour mettre fin à ses problèmes, soulager sa souffrance, ralentir son rythme de vie tout en accomplissant davantage de choses, vivre plus en profondeur, optimiser ses fonctions physiques et mentales et améliorer radicalement sa vie quotidienne. Comment ? La réponse est simple, elle est à la portée de tous. Il s’agit de changer sa façon de faire attention. »

Nicolas d'Inca
sur Psychologie et Méditation

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050213

Méditer ou pas

La méditation est toujours reliée à votre attention. Diriger son attention, c’est le début et la partie essentielle de chaque méditation revient à savoir où se trouve votre attention. Maintenant, l’attention de la plupart des gens est continuellement absorbée dans l’activité mentale. C’est très habituel. C’est si envahissant pour beaucoup de gens que la méditation ne les intéresserait pas. Ils peuvent même n’en avoir jamais entendu parler. Cela ne fait pas partie de leur réalité. Ils sont tellement absorbés dans le flot des pensées qui jaillit continuellement que rien d’autre n’existe pour eux et qu’ils ne recherchent rien, parce qu’en dehors des pensées qui émergent sans cesse, ils ne savent pas, il n’y a rien d’autre. Ils sont tellement identifiés qu’à part les pensées, il n’y a personne là. Ils ne savent pas qu’il y a une dimension plus profonde. Elle est obscurcie, complètement obscurcie.
Nous pouvons dire que ces gens sont piégés dans leur ego, parce que l’ego veut dire l’identification complète avec le flot des pensées, ce qui investit le flot des pensées d’un sentiment de soi. Il en est ainsi parce que vous vous identifiez avec chaque pensée qui émerge et ce sentiment de soi est l’ego, le faux soi, le conditionnement humain normal. Et souvent, c’est seulement en vivant de cette façon qui crée de plus en plus de malheur qu’à un certain point, le malheur Ou le stress, soit vous rend malades, soit suffit en lui-même à créer tant de tension que quelque chose se produit, et c’est le bon côté de la souffrance ou du malheur. À un certain point, il y a alors un léger éveil. Il y a une petite fissure dans la densité égoïque, la coquille de l’ego.

Eckhart Tolle "Méditer ou pas"
transcription en entier sur 
http://blogbug.filialise.com

yoga

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211212

Apprendre la méditation avec Matthieu Ricard

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Grâce aux nombreuses études sur la méditation, nous en connaissons désormais ses bienfaits sur la santé, tant physique que mentale. Cependant beaucoup d’entre nous ignorent encore comment la pratiquer. Matthieu Ricard nous explique comment procéder et nous fait découvrir l’Art de la Méditation.
L’INREES s’est associé à la conférence de Matthieu Ricard organisée les 16 et 17 mai dernier à Paris, où Matthieu Ricard a présenté une conférence le samedi soir et animé une journée de séminaire sur l'Art de la Méditation le dimanche. Ce fut une occasion pour l’équipe de l’INREES de retrouver de nombreux adhérents, et également de faire découvrir le travail de notre Institut à un nouveau public, tout en relayant l’action de la fondation Karuna-Shechen, association humanitaire que Matthieu Ricard soutient depuis une dizaine d'années.

Alors pourquoi et comment méditer ? Premier temps, se rappeler la motivation à la source de l'exercice. Soulager la souffrance, la sienne bien-sûr, ce qui n'est pas le moindre des bénéfices, mais aussi celle des autres. La méditation est une technique d'entraînement de l'esprit, un outil qui vise à libérer la conscience prise dans le cercle vicieux de l'attachement, de la distorsion, du manque de discernement. Il suffit de regarder en soi ou autour de soi pour voir les dégâts causés par un déficit de conscience, par la colère, la haine, le vengeance, la jalousie, la peur, qui n'en sont que les conséquences. Pratiquer la méditation demande le courage de sortir des automatismes, des distractions, pour entraîner sa conscience à mieux fonctionner.

Deuxième temps, travailler la clarté et la stabilité de l'esprit. En se concentrant sur sa respiration, la sensation thoracique ou abdominale, avec sa régularité de métronome, il est possible de focaliser son attention. Les pensées peuvent alors surgir dans le champ de conscience, provoquant l'agitation. Il suffit alors de les observer, de les laisser surgir puis disparaître, sans lutter, comme on regarderait un papillon apparaître, se poser sur une fleur puis s'envoler au loin. Se faisant, l'esprit progresse vers la pleine conscience. La même préparation peut être obtenue en se concentrant sur un objet, une pierre, une flamme, sur une image, une sculpture. En particulier, les bouddhistes aiment se concentrer sur une image de Bouddha, extérieure ou intérieure, et méditer sur son infinie compassion. Le même travail peut aussi s'accomplir lors d'une marche conscience. Pour ce qui est de la posture, à chacun de trouver la sienne, ni trop lâche sous peine de céder à la torpeur, ni trop tendue, sous peine d'être trop agité. c'est comme accorder une corde de guitare.

Troisième temps, l'esprit étant disponible, il est maintenant possible de méditer sur 4 domaines incommensurables : l'altruisme inconditionnel, la compassion, la réjouissance et l'impartialité ou équanimité. Pendant la méditation, diriger son altruisme, amour inconditionnel vers les êtres chers, pour élargir progressivement ce flot généreux vers l'ensemble des êtres et souhaiter la fin de leurs souffrances. Pour la compassion, l'exercice est semblable, mais adressée cette fois-ci à des personnes en souffrance. De la même manière, en étendant la portée de votre compassion. La compassion va au-delà de l'empathie. Résoner avec les émotions des autres est la première phase, qui permet de partager la souffrance, mais ce n'est pas tout. Un exercice méditatif simple consiste à inspirer la souffrance des autres, comme si l'on aspirait leurs troubles, puis à expirer le bonheur, toute la compassion, un flot d'énergie bienveillante et généreuse pour aider à la transformation des autres. La réjouissance consiste à célébrer le bonheur et la réussite des autres, le développement de leurs qualités, l'éveil de leurs potentialités. Cet exercice devient l'antidote de l'envie et de la jalousie. l'impartialité est l'engagement de développer ces trois formes, altruisme, compassion et réjouissance, envers tous les êtres, sans distinction, qu'ils soient amis ou perçus comme ennemis. Matthieu Ricard rappelle qu'il ne s'agit en rien ici d'excuser des atrocités ou de les banaliser, mais simplement de souhaiter à ces personnes de connaître la libération des souffrances, causes de tant de violence et de destruction.

Quatrième temps, travailler la vision pénétrante. Percevoir l'impermanence en toute chose, en toute situation pour mieux vivre dans le flux de l'instant présent. Prendre conscience des projections, dérivées des attentes de l'ego, identifier les distorsions qui en résultent et les dissoudre dans la lumière, comme l'obscurité cesse au premier rayon de soleil. Comme l'a dit le poète Rilke : « Ne vous laissez pas abuser par la surface; dans les profondeurs tout devient loi. »

  Ce bref aperçu de la pratique méditative bouddhiste peut surprendre l'occidental. Ces thèmes ne sont plus abordés dans nos sociétés, sauf pour en rire, en moquant la naïveté qui s'en dégage. A tel point que Matthieu Ricard soulignait qu'après vérification, il s'avère que dans les études de médecine américaines, le mot compassion n'est pas prononcé une fois...! Inutile d'espérer un meilleur résultat dans la médecine française. Pourtant, cette pratique de clarification de l'esprit, de maîtrise de soi et d'action juste envers la communauté rejoint une tradition occidentale qui me semble faire un certain retour : le stoïcisme.

Les plus récalcitrants se rassureront peut-être en apprenant que la pratique de la méditation est associée à de nombreux bénéfices pour la santé, dans les domaines cardio-vasculaires, en tant que traitement complémentaire des cancers ou d'autres pathologies chroniques lourdes et bien plus encore. Les études les plus récentes montrent des bénéfices à court terme, en quelques semaines de pratiques.

Enfin, le déficit de pratique et d'entraînement de nos états de conscience explique certainement pourquoi nous avons tant de mal à admettre la survenue d'états modifiés de conscience, comme nous le rappelle l'INREES qui aide à accueillir l'extraordinaire dans nos vies et qui était partenaire de la journée. Vous retrouverez d'ailleurs un article de Matthieu Ricard « Ne sous-estimez pas les pouvoirs de l'esprit » dans le n°3 du Magazine de l'INREES.
Vu sur INREES

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280912

La vraie méditation

Nous allons méditer ensemble… comme lorsqu’on laisse la fenêtre ouverte et que l’air entre à sa guise. La méditation c’est tout ce que l’air apporte, c’est tout ce qu’est le vent… Il faut qu’elle soit ouverte par amour, par affection, en toute liberté, et pas dans l’attente de quelque chose. Voilà ce qu’est cet état de beauté, cet état de l’esprit qui voit mais ne demande rien. 

Avoir pleinement conscience des choses est un état d’esprit extraordinaire – avoir conscience de son environnement, des arbres, de l’oiseau qui chante, du soleil levant, là derrière vous ; être attentif aux visages, aux sourires, à la boue qui couvre la route; percevoir la beauté de ce pays, d’un arbre se détachant sur la rougeur du ciel, du friselis de l’eau -, avoir de toute chose une conscience sans choix. C’est ce que je vous invite à faire en chemin. Écoutez ces oiseaux, ne cherchez pas à les nommer, à en identifier l’espèce, écoutez simplement leurs bruits.

Écoutez le mouvement de vos pensées; ne les contrôlez pas, ne les façonnez pas, ne dites pas : « Celle-ci est bonne, celle-là est mauvaise. » Mais accompagnez-en le mouvement.

C’est cela, la conscience dénuée de tout choix, de toute condamnation, comparaison ou interprétation, et qui n’est qu’observation. Voilà qui rend l’esprit hautement sensitif. Dans cet état de vigilance, il y a attention – mais point de contrôle ni de concentration. Rien que l’attention. Autrement dit, vous êtes dans un même temps en train d’écouter les oiseaux, de voir le soleil se lever, d’entendre passer les voitures, d’être attentifs à vos pensées et à vos sentiments, et au mouvement dont est animée cette attention. Votre attention est globale, sans limites, et couvre non seulement le conscient, mais aussi l’inconscient.

Lorsque l’esprit est ainsi attentif, le processus d’association de la pensée prend fin naturellement et l’esprit devient tranquille. Alors de cette tranquillité surgit un tout autre mouvement… Cette méditation-là part de l’éternel et rejoint l’éternel, car le fondement sur lequel on s’appuie n’est plus le temps, mais la réalité.

Jiddu Krishnamurti