020816

Le mental en action

Pourriez-vous reparler de la méthode à suivre pour retrouver la Conscience dans le monde objectif ?

Il faut avant tout analyser ce monde objectif, sinon vous ne pouvez pas trouver la Conscience dans les choses.
Il faut considérer qu'étant perçues et concues, les choses ne peuvent avoir de réalité indépendante.
Donc ce que vous appelez le monde n'est qu'une manifestation mentale. Pour le Vedenta, il n'a pas été créé à un moment donné, mais il se crée à chaque instant. Dès que le mental entre en action, le monde se crée. Dès qu'il cesse son activité, le monde s'évanouit. L'objet n'est donc qu'une forme de la Conscience. Lorsque le mental de l'homme "réalisé" se met en marche, le monde ressurgit à nouveau, mais il n'apparaît plus alors que comme un prolongement de la Conscience, sans aucune illusion de réalité indépendante.
Il est très important de bien connaître la nature du Monde. L'existence du Monde repose sur deux erreurs : l'erreur de l'objectivité et l'erreur de l'existence simultanée. Au sens d'une réalité objective constituée par des éléments multiples existant simultanément, le Monde est une pure illusion. La Réalité est la suivante : dès que le mental entre en action, des modalités d'être apparaissent et disparaissent. Ces modalités ne sont ni des choses, ni des réalités indépendantes, mais seulement des mouvements du mental. Ces modalités ne peuvent jamais se présenter comme réellement multiples, car toute saisie du mental est une appréhension d'unité. Tout ce qui est "pensé ensemble" est par cela même "un". En toute rigueur la multiplicité pure est impensable. La croyance au multiple n'est qu'une conséquence de la mémoire. Les modalités du mental n'existent que successivement. Ce qui nous fait croire qu'elles peuvent exister simultanément, c'est le mouvement par lequel l'esprit passe de l'une à l'autre, en oubliant que l'élément abandonné perd toute son existence au moment de cet abandon puisqu'il n'est pas distinct de l'activité du mental.

Jean Klein
La joie sans objet : L'ultime réalité, sois ce que tu es, suivi d'Entretiens inédits

Posté par Sator à 22:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


131215

Le monde et la conscience

Posté par Sator à 19:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

061115

Questions à Francis Lucille

Pourquoi certaines expériences, telles les sensations corporelles, sont-elles conceptualisées en tant que « moi » et d’autres, telle la perception du monde, en tant que « non moi » ? 


Simplement, parce que nous choisissons de nommer certaines expériences « moi » et d’autres « non moi ». Nous faisons une distinction artificielle, en raison d’une habitude apprise. Si nous étions né sdans une civilisation dans laquelle on appelle le soleil levant « mon soleil », nous le considérerions comme « notre » soleil. Les deux perceptions, celle du soleil levant et celle que nous dénommons « mon corps », apparaissent au sein de nous-même. Aucune ne peut être considérée comme plus « nous » ou moins « nous » que l’autre.

La relation que j’entretiens avec mon corps est différente de celle que j’entretiens avec les autres corps. C’est pourquoi je ressens que ce corps est moi-même alors que le corps des autres ne l’est pas. Par exemple, je ne peux pas ressentir les sensations corporelles de quelqu’un d’autre !


Je ne suis pas en train de nier qu’une relation spécifique semble nous lier à notre corps.
Faisons une comparaison avec notre voiture. Quand nous conduisons, nous percevons notre voiture de l’intérieur, alors que nous voyons tous les autres véhicules de l’extérieur. Bien qu’une relation spécifique semble nous relier avec celle-ci, cela n’implique pas que nous sommes notre voiture. C’est la même chose avec notre corps.

Nous sommes la conscience dans laquelle notre propre corps-esprit et tous les autres corps-esprits apparaissent. Cela n’implique cependant pas qu’en tant que conscience, nous soyons ce simple organisme corps-esprit ou un sous-produit de celui-ci.
La croyance selon laquelle nous sommes dans notre corps n’est qu’une interprétation de notre expérience véritable. C’est également une interprétation de penser que nous entretenons une relation plus intime avec certaines sensations qu’avec d’autres, ou de penser que certaines sensations se situent à l’intérieur et d’autres à l’extérieur. Il est simplement nécessaire que nous voyons cela pour ce que c’est : une interprétation.
Une telle interprétation peut s’avérer appropriée dans certaines situations. Si c’est le cas, nous l’adoptons. Cependant, soyons vigilant à ne pas nous attacher à cette interprétation, à ne pas nous laisser hypnotiser par elle au point de penser que c’est une représentation de la façon dont les choses se passent réellement.
Lorsque c’est nécessaire, j’utilise comme vous un système d’interprétation. Mais pourquoi ne pas utiliser également l’absence d’interprétation quand celles-ci ne sont pas exigées par les circonstances.

Dans le doute, n’interprétez pas.
Ce qu’une chose paraît être n’est pas nécessairement ce qu’elle est.
Ce que nous dénommons « mon corps » est une interprétation.
Quand nous nous identifions à cette interprétation, nous nous ressentons séparé.
En l’absence de toute interprétation, nous découvrons que notre corps est conscience.
Notre corps réel contient l’esprit et l’univers entier.
C’est le corps que nous avons toujours eu, et celui dans lequel tous les corps, grossiers et subtils, viennent à exister. Nous ne nous intéressons pas ici à la façon dont les choses semblent être, mais à ce qu’elles sont réellement. Il est important d’être attentif à distinguer les faits de leur interprétation.
Ne confondez jamais une interprétation avec un fait.

En réalité, nous n’expérimentons jamais le corps de la façon dont nous le concevons.
Nous faisons l’expérience de sensations, et c’est une interprétation consécutive qui nous fait dire :
« cette sensation est apparue dans mes pieds ».
Au moment de la sensation, nos pieds de sont pas présents, notre corps n’est pas présent.
Seule la sensation est présente.

Il est dangereux d’utiliser un système de pensée comme un outil pour appréhender un domaine dans lequel il n’est pas approprié. Par exemple, l’interprétation matérialiste de notre expérience s’avère indiquée dans notre relation au monde physique. Mais elle n’est pas efficace pour saisir notre relation à la joie, à l’amour ou à la beauté car elle n’est pas l’outil approprié...

Extrait de « Le parfum du silence » de Francis Lucille
source : Communification

Posté par Sator à 19:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

121015

Trop penser... nuit

TYPEWRITERHEAD from Eric Giessmann on Vimeo.

Posté par Sator à 19:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,