120217

Expérience

Question : Je suis fasciné par la découverte de ce que tout, dans mon expérience, est fait du sentir et du percevoir ; qu'il n'existe pas, en fait, d'objets réels en tant que tels, mais seulement l'expérience.

RS : Oui, nous ne connaissons du mental que le penser, nous ne connaissons du corps que le sentir et nous ne connaissons du monde que le percevoir - c'est à dire voir, entendre, toucher, goûter, sentir. Ou encore, nous pourrions dire plus simplement que nous ne connaissons que "faire l'exprérience" et celui-ci est fait de notre Soi, Présence consciente.

A présent, prenez le monde, généralement considéré comme loin de nous et constitué d'autre chose que nous. Par exemple, prenez un objet dans le monde, tel qu'une montagne au loin. Quelle distance sépare la montagne de "faire l'expérience" ? Manifestement, aucune.

Maintenant, examinons : quelle distance sépare notre Soi, c'est-à-dire la Présence consciente, de "faire l'expérience" ? Aucune, manifestement.

Donc, si nous avons clairement observé qu'il n'existe aucune distance entre la montagne et "faire l'expérience" et que "faire l'expérience" n'est pas distant de la Conscience-Présence, alors il est clair que, dans notre expérience réelle, la montagne ne se trouve pas loin de nous.

Maintenant, recommençons et demandons-nous : quelle substance est présente dans la montagne autre que "faire l'expérience" ? A l'évidence, aucune autre, car nous n'avons aucune connaissance d'un monde qui soit en dehors de l'expérience que nous en faisons.

A présent, demandons nous : quelle substance est présente dans "faire l'expérience", autre que notre Soi, Conscience-Présence ? A l'évidence, aucune autre.

Ainsi, notre expérience directe et intime nous révèle que la montagne (et tout le reste) se trouve dans notre Soi, Conscience-Présence, et en être constitué.

Or, nous pouvons nous demander maintenant ce qu'est cette "montagne". Nous avons déjà découvert qu'elle n'est autre que notre Soi, Conscience-Présence. Alors pourquoi parler de "montagne" ? "Montagne" est juste l'un des noms et des formes que peut prendre notre Soi. Il n'y a que notre Soi. Non pas notre Soi en tant que montagne, mais juste notre Soi, point à la ligne.

 

Rupert Spira "Présence", L'Essence de la Non-Dualité (Editions Accarias L'ORIGINEL)


061115

Questions à Francis Lucille

Pourquoi certaines expériences, telles les sensations corporelles, sont-elles conceptualisées en tant que « moi » et d’autres, telle la perception du monde, en tant que « non moi » ? 


Simplement, parce que nous choisissons de nommer certaines expériences « moi » et d’autres « non moi ». Nous faisons une distinction artificielle, en raison d’une habitude apprise. Si nous étions né sdans une civilisation dans laquelle on appelle le soleil levant « mon soleil », nous le considérerions comme « notre » soleil. Les deux perceptions, celle du soleil levant et celle que nous dénommons « mon corps », apparaissent au sein de nous-même. Aucune ne peut être considérée comme plus « nous » ou moins « nous » que l’autre.

La relation que j’entretiens avec mon corps est différente de celle que j’entretiens avec les autres corps. C’est pourquoi je ressens que ce corps est moi-même alors que le corps des autres ne l’est pas. Par exemple, je ne peux pas ressentir les sensations corporelles de quelqu’un d’autre !


Je ne suis pas en train de nier qu’une relation spécifique semble nous lier à notre corps.
Faisons une comparaison avec notre voiture. Quand nous conduisons, nous percevons notre voiture de l’intérieur, alors que nous voyons tous les autres véhicules de l’extérieur. Bien qu’une relation spécifique semble nous relier avec celle-ci, cela n’implique pas que nous sommes notre voiture. C’est la même chose avec notre corps.

Nous sommes la conscience dans laquelle notre propre corps-esprit et tous les autres corps-esprits apparaissent. Cela n’implique cependant pas qu’en tant que conscience, nous soyons ce simple organisme corps-esprit ou un sous-produit de celui-ci.
La croyance selon laquelle nous sommes dans notre corps n’est qu’une interprétation de notre expérience véritable. C’est également une interprétation de penser que nous entretenons une relation plus intime avec certaines sensations qu’avec d’autres, ou de penser que certaines sensations se situent à l’intérieur et d’autres à l’extérieur. Il est simplement nécessaire que nous voyons cela pour ce que c’est : une interprétation.
Une telle interprétation peut s’avérer appropriée dans certaines situations. Si c’est le cas, nous l’adoptons. Cependant, soyons vigilant à ne pas nous attacher à cette interprétation, à ne pas nous laisser hypnotiser par elle au point de penser que c’est une représentation de la façon dont les choses se passent réellement.
Lorsque c’est nécessaire, j’utilise comme vous un système d’interprétation. Mais pourquoi ne pas utiliser également l’absence d’interprétation quand celles-ci ne sont pas exigées par les circonstances.

Dans le doute, n’interprétez pas.
Ce qu’une chose paraît être n’est pas nécessairement ce qu’elle est.
Ce que nous dénommons « mon corps » est une interprétation.
Quand nous nous identifions à cette interprétation, nous nous ressentons séparé.
En l’absence de toute interprétation, nous découvrons que notre corps est conscience.
Notre corps réel contient l’esprit et l’univers entier.
C’est le corps que nous avons toujours eu, et celui dans lequel tous les corps, grossiers et subtils, viennent à exister. Nous ne nous intéressons pas ici à la façon dont les choses semblent être, mais à ce qu’elles sont réellement. Il est important d’être attentif à distinguer les faits de leur interprétation.
Ne confondez jamais une interprétation avec un fait.

En réalité, nous n’expérimentons jamais le corps de la façon dont nous le concevons.
Nous faisons l’expérience de sensations, et c’est une interprétation consécutive qui nous fait dire :
« cette sensation est apparue dans mes pieds ».
Au moment de la sensation, nos pieds de sont pas présents, notre corps n’est pas présent.
Seule la sensation est présente.

Il est dangereux d’utiliser un système de pensée comme un outil pour appréhender un domaine dans lequel il n’est pas approprié. Par exemple, l’interprétation matérialiste de notre expérience s’avère indiquée dans notre relation au monde physique. Mais elle n’est pas efficace pour saisir notre relation à la joie, à l’amour ou à la beauté car elle n’est pas l’outil approprié...

Extrait de « Le parfum du silence » de Francis Lucille
source : Communification

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180115

Interview de Tony Parsons (extraits)

 

 

 

 

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060714

La sagesse de Kung Fu

vu sur éveil impersonnel

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070414

Méditations

meditation

Quand le mental devient tranquille au cours de la méditation, je reste conscient des perceptions sensorielles. Comment cela se rattache-t-il à l'histoire du faiseur de flèches dont l'attention était si parfaitement concentrée qu'il ne remarqua pas le passage de la procession nuptiale du roi ? Ma méditation est-elle incorrecte ?
On peut distinguer deux sortes de méditation : la méditation avec objet et la méditation sans objet.
Dans la méditation du premier type, l'attention est concentrée sur un objet spécifique, grossier ou subtil : image physique ou mentale du divin, sensations corporelles diverses, série de syllabes sacrées, etc. Dans cette voie, un effort, parfois très subtil, est requis pour détourner l'attention des objets vers lesquels les désirs la portent. Au terme de ce processus, qui produit un apparent affaiblissement de l'ego, le mental peut rester fixé sans effort sur l'objet contemplé. Le méditant éprouve une immobilité, une absence de pensées et de sensations autres que celles qui constituent l'objet de méditation, même en présence du cortège royal qui n'est pas remarqué par l'artisan. Hélas, l'absorption qui est ainsi obtenue est un état mental qui se situe dans la temporalité, a un début et une fin. Tôt ou tard le yogi doit sortir de son samadhi. L'ego est toujours présent avec son cortège de peurs, désirs et souffrances.
Une forme particulière de méditation avec objet est celle dans laquelle l'objet est le vide, l'absence d'objets. Un effort est maintenu pour garder le mental libre de pensées et sensations. Comme dans tout autre forme de méditation avec objet, il en résulte un affaiblissement temporaire de l'ego, et le mental éprouve pendant quelque temps une absence de pensées et de sensations, ou simplement une absence de pensées, selon la nature et la profondeur du samadhi ainsi obtenu. Mais ce samadhiest également encore une création mentale qui a un début et une fin. Cette forme de méditation est souvent prise à tort pour la méditation non-objective. Tel n'est pas le cas parce que l'absence d'objets est encore un objet subtil que le mental projette. Bien que cet état puisse apporter quelque soulagement temporaire et même dans certains cas s'accompagner de certains pouvoirs psychiques, il révèle bien vite sa stérilité. Le méditant reste enfermé dans sa prison mentale et la plénitude du cœur lui demeure cachée. Cet état est privé de la liberté absolue, de la joyeuse créativité et de la merveilleuse certitude d'immortalité qui signent l'état naturel non-duel.

Dans la méditation non-duelle véritable, notre attention est naturellement attirée vers le non-objectif, le sujet ultime, la conscience. Ce changement est le résultat d'une compréhension profonde. Au début, il est demandé au chercheur de vérité de noter que le bonheur qu'il recherche réellement, dont un exemple lui est donné par la joie sans cause qu'il éprouve en présence de son instructeur, est non-objective, c'est-à-dire qu'elle n'est pas contenue dans un objet, grossier ou subtil. Lorsque ce point est devenu clair, on lui indique que le mental, qui ne peut saisir que desmentations (1), ne peut avoir accès au domaine non-objectif; il en résulte que toute tentative de se procurer à l'aide de la pensée ou de la sensation le bonheur qu'il recherche est vouée à l'échec. Cette compréhension tranquillise le mental d'une manière naturelle et radicale. Dans cette forme de méditation, les pensées et sensations ne sont ni recherchées ni évitées ; elles sont simplement accueillies et laissées libres d'évoluer à leur guise. Cette approche se caractérise par une ouverture totale à nos perceptions sensorielles externes ou internes, à nos émotions et à nos pensées.
Ces mentations variées pourraient être comparées aux divers personnages d'une pièce de théâtre. Tant que nous prenons intérêt à l'intrigue, notre attention est complètement retenue par les acteurs qui jouent sur le devant de la scène, mais, si notre intérêt se relâche, notre attention se détend progressivement jusqu'au moment où nous prenons subitement conscience de l'arrière-plan, du décor. De la même manière, lorsque notre attention devient globale et désintéressée, se déconcentre et s'ouvre à la suite de la compréhension que nulle sensation ou pensée ne saurait nous apporter la félicité que nous recherchons, un moment survient où nous nous éveillons subitement à cet arrière-plan conscient qui se révèle alors comme le repos ultime que nous avions tant cherché.
Il n'est pas nécessaire que les acteurs quittent la scène pour que nous prenions conscience du décor ; de même, l'absence de mentations n'est pas une condition nécessaire pour l'éveil à notre soi réel. Le départ des acteurs nous fournit simplement une occasion privilégiée d'effectuer cette prise de conscience. De la même manière, chaque fois qu'une mentation se meurt dans la conscience, une occasion nous est offerte de nous éveiller à notre nature immortelle.
L'attitude intérieure d'écoute bienveillante qui est l'essence de la méditation non-objective peut être naturellement et aisément saisie par un chercheur sincère et motivé en présence d'un être unifié à l'arrière-plan, par une sorte d'induction spirituelle.

(1) Mentations : pensées, sensations, perceptions » NdT
Francis Lucille ("Le sens des choses")
vu sur kerisahel.blogspot.fr

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060414

La Paix heureuse

flucille

Article de Francis Lucille publié dans le n°79 de la revue 3e Millénaire
Quelle direction offrir à un chercheur ? Quel est l'axe essentiel selon ton expérience ?

La recherche est la recherche de la paix heureuse.
Celle-ci est le fond même de notre être.
Elle n'a pas à être créée ou recréée.
Elle a à être dé-couverte... et ce qui la couvre est un réseau de croyances que nous avons adoptées de nos parents, de notre milieu, de notre civilisation, qui tourne autour de la notion d'être un individu séparé. Si nous conduisons une investigation de ces moments au cours desquels nous avons un sentiment de manque, de misère, d'insatisfaction, de peur, de frustration, elle nous amènera toujours à cette notion d'identité séparée. La question qui se pose dès lors est : quelle est la nature de cette entité séparée ? Que suis-je ?
Je ne suis pas le corps, ni les pensées qui se présentent, mais je suis la conscience à laquelle le monde, le corps, les pensées se présentent. Cela est ma nature.
Le conditionnement socioculturel m'a amené à croire que cette conscience est personnelle. En fait, dans l'univers physique, rien n'est séparé : tout est lié. Dans l'univers subtil, le monde des idées, de l'information, il en va de même. Les idées ne sont la propriété de personne, elles circulent.
L’internet humain a existé bien avant l'internet informatique. Les idées sont non-locales. Là non plus, pas de séparation. Si au niveau physique comme au niveau informationnel, il n'y a pas de séparation, pourquoi y aurait-il séparation au niveau de la conscience ? La séparation est simplement notre croyance qu'il y a séparation. La diversité est notre croyance qu'il y a diversité.
Cela peut sembler intellectuel, mais rien n'est moins faux, car ce qui est intellectuel est la projection du concept de diversité sur une réalité qui est "une". Lorsque les fantômes de l'ignorance s'évaporent, ce qui reste est et c'est ce que nous sommes. Dans cette connaissance de ce que nous sommes, nous éprouvons la joie et la paix.
Comme le disait mon ami Yvan Amar :
"La joie est la paix en mouvement, et la paix est la joie au repos".

 

Nous sommes face au fait d'être identifiés à la croyance d'être une entité séparée.Un chercheur de vérité se demande nécessairement comment faire face à cela...

Le but est le même pour tous les chercheurs. La voie est différente pour chacun d'eux.
Le sommet est unique. Les voies vers le sommet varient selon la position de l'alpiniste au flanc de la montagne. A la question : « comment accéder au sommet ? », il n'est pas une réponse unique. C'est là que, au fond, intervient l'enseignement. Pour être efficace, l'enseignement doit être sur mesure. C'est là l'utilité de l'enseignement humain, qui permet de voir où l'élève se situe, où est le sommet et quel chemin est le plus aisé pour y accéder.
Certains chercheurs ont accumulé beaucoup d'habitudes de pensées et de croyances. La raison, qui procède de l'intelligence, et l'éclair de vérité soudain entrevu sont des instruments efficaces pour déblayer ces croyances. Mais il est également des obstacles accumulés au niveau du corps même : une façon de se sentir prisonnier du corps, des contractions, des résistances, des habitudes de mouvoir le corps, qui trahissent la frustration, la timidité, la peur. Là aussi, une démarche peut être utile dans le but de libérer le corps de la gangue des habitudes. Un premier éclair de compréhension est important, mais il n'est que le début de l'étape finale. Celle-ci est décrite de la façon suivante par le sage Krishna Menon : lorsque ni les pensées, ni les sentiments, ni les perceptions sensorielles ne vous détournent plus de votre nature profonde, le but est atteint.


Il y a souffrance et en même temps refus de cette souffrance.Nous fuyons la situation telle qu'elle est, en nous-mêmes comme autour de nous...

La souffrance ne doit être ni fuie, ni acceptée avec résignation : elle doit être comprise. Le Bouddha l'a dit, la souffrance est un fait, et elle a une cause. La souffrance, qui est le sens de la séparation, voit sa fin quand nous comprenons que cette séparation est une illusion. C'est la base. Une fois cette base au moins entrevue, on peut s'attaquer à ces résistances, ces contractions, ces croyances, à la fois au niveau mental et au niveau corporel. Les habitudes de pensée et de sentir, établies pendant des dizaines d'années ou toute une vie, prennent un certain temps pour se déconstruire. Mais la précondition à cette déconstruction est une compréhension, une intuition profonde de ce que nous sommes. En l'absence d'une telle intuition, tout ce que nous déconstruisons sera reconstruit.
Tant que la source de l'ignorance ne s'est pas tarie, aucun barrage ne retiendra l'eau qui s'en écoule.

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050414

sur l'éveil

stephenjourdain

Une interview très intéressante de Stephen Jourdain au sujet de son experience d'Eveil

ici

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010414

L'ange dans l'arbre

Tout ce qui apparaît dans la conscience n’est rien d’autre que conscience, vos collègues de bureau, les clients, vos supérieurs, absolument tout, y compris les locaux, les meubles et le matériel. Comprenez-le d’abord intellectuellement, et vérifiez ensuite qu’il en est bien ainsi. 
Il vient un moment où ce sentiment d’intimité, cet espace de bienveillance autour de vous ne vous quitte plus ; vous vous trouvez partout chez vous, même dans la salle d’attente bondée d’une gare. Vous ne le quittez que lorsque vous allez dans le passé ou dans le futur. 
Ne restez pas dans la hutte (Francis fait référence à une question précédente dans laquelle il avait comparé la perception d’un corps limité dans lequel nous croyons être à « rester dans une hutte misérable »), cette immensité vous attend ici-même, en cet instant même. Informé de sa présence et ayant goûté déjà une fois à l’harmonie sous-jacente des choses, laissez les perceptions du monde extérieur et vos sensations corporelles se déployer librement dans votre attention bienveillante jusqu’au moment où l’arrière-plan de plénitude se révèle spontanément.

Ce renversement de perspective est analogue à celui qui permet de reconnaître soudainement une figure angélique dans l’arbre d’une de ces gravures qui faisaient la joie des enfants du début du XXème siècle.
D’abord, nous ne voyons que l’arbre, puis, informé par un message au bas de l’image qu’un ange s’y cache, nous procédons à un examen minutieux du feuillage, jusqu’au moment où nous voyons enfin l’ange qui avait toujours été devant nos yeux.
L’important est de savoir qu’il y a un ange, où il se cache, et d’avoir expérimenté au moins une fois le processus au cours duquel l’arbre se désobjectivise progressivement jusqu’au moment où les lignes de la gravure qui en constituaient la substance apparaissent en tant que telles et se recomposent pour nous livrer le secret de l’image.
La voie ayant été frayée, les renversements ultérieurs de perspective sont de plus en plus aisés jusqu’au moment où nous voyons pour ainsi dire simultanément l’arbre et l’ange.

De manière similaire, une fois notre nature profonde re-connue, les distinctions résiduelles entre ignorance et éveil s’estompent progressivement pour céder la place à l’ainséité (caractère de ce qui est ainsi, tel qu’il est, en réalité) fondamentale de l’être.

Bien que ce changement puisse paraître minime au début, c’est une révolution aux conséquences insoupçonnables et infinies.
Si vous acceptez honnêtement la possibilité que l’arbre soit en fait un ange, l’ange se révèlera à vous et votre vie deviendra magique.

Francis Lucille - Extrait de « Le sens des choses »

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