010414

L'ange dans l'arbre

Tout ce qui apparaît dans la conscience n’est rien d’autre que conscience, vos collègues de bureau, les clients, vos supérieurs, absolument tout, y compris les locaux, les meubles et le matériel. Comprenez-le d’abord intellectuellement, et vérifiez ensuite qu’il en est bien ainsi. 
Il vient un moment où ce sentiment d’intimité, cet espace de bienveillance autour de vous ne vous quitte plus ; vous vous trouvez partout chez vous, même dans la salle d’attente bondée d’une gare. Vous ne le quittez que lorsque vous allez dans le passé ou dans le futur. 
Ne restez pas dans la hutte (Francis fait référence à une question précédente dans laquelle il avait comparé la perception d’un corps limité dans lequel nous croyons être à « rester dans une hutte misérable »), cette immensité vous attend ici-même, en cet instant même. Informé de sa présence et ayant goûté déjà une fois à l’harmonie sous-jacente des choses, laissez les perceptions du monde extérieur et vos sensations corporelles se déployer librement dans votre attention bienveillante jusqu’au moment où l’arrière-plan de plénitude se révèle spontanément.

Ce renversement de perspective est analogue à celui qui permet de reconnaître soudainement une figure angélique dans l’arbre d’une de ces gravures qui faisaient la joie des enfants du début du XXème siècle.
D’abord, nous ne voyons que l’arbre, puis, informé par un message au bas de l’image qu’un ange s’y cache, nous procédons à un examen minutieux du feuillage, jusqu’au moment où nous voyons enfin l’ange qui avait toujours été devant nos yeux.
L’important est de savoir qu’il y a un ange, où il se cache, et d’avoir expérimenté au moins une fois le processus au cours duquel l’arbre se désobjectivise progressivement jusqu’au moment où les lignes de la gravure qui en constituaient la substance apparaissent en tant que telles et se recomposent pour nous livrer le secret de l’image.
La voie ayant été frayée, les renversements ultérieurs de perspective sont de plus en plus aisés jusqu’au moment où nous voyons pour ainsi dire simultanément l’arbre et l’ange.

De manière similaire, une fois notre nature profonde re-connue, les distinctions résiduelles entre ignorance et éveil s’estompent progressivement pour céder la place à l’ainséité (caractère de ce qui est ainsi, tel qu’il est, en réalité) fondamentale de l’être.

Bien que ce changement puisse paraître minime au début, c’est une révolution aux conséquences insoupçonnables et infinies.
Si vous acceptez honnêtement la possibilité que l’arbre soit en fait un ange, l’ange se révèlera à vous et votre vie deviendra magique.

Francis Lucille - Extrait de « Le sens des choses »

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240314

;)

 « Ceci étant, cela est »

 

Bouddha

 

 

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160314

Ode à un grain de poussière

Un minuscule grain de poussière brille dans un rayon de soleil, il tombe paresseusement, flottant et dérivant de plus en plus bas, alors que je le regarde assis sur ma chaise, quelques centimètres en dessous. Il vient de se poser sur la table de nuit, avec ses amis : ils se sont répandus sur les livres, la lampe, la monnaie et le réveil en plastique bon marché avec son écran vert de mauvais goût.

Cette Terre même est le Royaume des Cieux ! Cet instant est la libération de toutes chose !

La perfection divine dans un grain de poussière, alors qu'il voyage de la barre des rideaux à la table de nuit, ne signifie rien au-delà de lui même, mais également tout. (Le vide derrière toute forme, la Plénitude de chaque chose, tout cela est ici !)

La folie de ce monde, c'est que nous ne puissions pas voir cette perfection, une perfection inhérente à toute chose, de la plus grande à la plus petite (et même, si nous le pouvions, ce ne serait peut-être qu'une distraction passagère, une diversion momentanée par rapport au stress et aux tensions de la vie moderne...)

Mais regardez plus près... plus près... et encore plus près... et le grain de poussière révèle son message caché.

Le moment où le grain est vu sans interprétation, sans concept, sans idée de ce qu'il est, a été ou sera, sans aucune préconception sur sa fonction, son but ou sa signification, seulement alors toute cette folie a disparu, le secret est révélé.

Le secret ? Oui, le secret qui est aussi évident que le fait de respirer : il ne s'agit pas du tout d'un grain de poussière, c'est Dieu lui même qui brille à travers le néant.

Tout finit ici, dans cette pièce ordinaire, un jour tout à fait ordinaire.

La libération de toutes choses, la libération dans toutes choses, la libération en tant que toutes choses.

Le sacré dans le plus ordinaire des ordinaires. Qui aurait jamais deviné ?

 

Jeff Foster (La vie sans centre)

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La vie sans centre


1/2 La vie sans centre - Jeff Foster - Lilou... par infop

 


2/2 La vie sans centre - Jeff Foster - Lilou... par infop

 

Lilou Macé (http://www.lateledelilou.com) et Jeff Foster (http://www.lifewithoutacentre.com
traduit par Thierry Delattre (http://blogbug.filialise.com 

Jeff Foster a étudié l'astrophysique à l'université de Cambridge. Au milieu de sa vingtaine après une longue période de dépression, il est devenu obsédé et accroc à l'idée de l'illumination et s'est embarqué dans une quête spirituelle intensive, à la recherche de la vérité ultime de l'existence. 
La quête en est arrivée à s'effondrer soudainement avec la reconnaissance claire de la nature non-duelle de toute chose, et la découverte de l'extraordinaire au cœur de l'ordinaire. Dans la clarté de cette vision, la vie est devenue ce qu'elle a toujours été: intime, ouverte, aimante et spontanée, et Jeff s'est retrouvé avec une profonde compréhension de la racine de l'illusion derrière la souffrance humaine et un amour du moment présent. 
Il anime actuellement des rencontres, retraites et sessions individuelles privées à travers le monde, amenant les gens en douceur mais directement vers la profonde acceptation inhérente au moment présent. Il aide les gens à découvrir qui ils sont réellement, au-delà des pensées et des jugements à propos d'eux-mêmes, même au milieu du stress et des tiraillements de la vie actuelle moderne et des relations intimes. 
L'enseignement de Jeff est direct et sans compromis et pourtant plein d'humanité, d'humour et de compassion. Il croit que la liberté est le droit de naissance de tout un chacun. Il n'appartient à aucune tradition ou lignée et fait en sorte que son enseignement soit accessible à tous. 
Jeff a été élu par la librairie Watkins en 2012 comme étant la 51ème personne la plus influente spirituellement. Il a publié 4 livres dans plus de 6 langues.

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210114

Illuminer le quotidien

Quoi que vous fassiez, faites-le avec une profonde vigilance ; alors même les petites chose deviennent sacrées.
Faire la cuisine ou nettoyer devient sacrés ; cela devient une adoration. L'important n'est pas ce que vous faites, mais comment vous le faites.
Vous pouvez nettoyer le sol comme un robot, mécaniquement ; vous devez le nettoyer, alors vous le faites. Mais vous passez à côté de quelque chose de très beau. Vous gaspillez ces instants en vous contentant de le nettoyer. Nettoyer le sol aurait pu être une grande expérience ; vous êtes passé à côté. Le sol est nettoyé mais quelque chose qui aurait pu se passer en vous ne s'est pas passé. Si vous aviez été conscient, non seulement le sol aurait été nettoyé, mais vous auriez ressenti une profonde purification. Nettoyez le sol en pleine conscience, lumineux de conscience.
Travaillez, restez assis, ou marchez, mais maintenez ce fil continu : faites que des moments de votre vie de plus en plus nombreux deviennent lumineux de conscience. Que la flamme de la conscience brûle à chaque instant, dans chaque acte.
L'illumination, c'est leur effet cumulatif. Tous ces moments mis ensemble, toutes ces petites flammes rassemblées, deviennent une grande source de lumière.

Osho (" Qu’est-ce que la méditation ? ")

 

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190114

Soyez la présence qui perçoit

(...)
Soyez la présence qui perçoit plutôt que la personne qui perçoit. Par exemple, vous pourriez regarder dans cette pièce, si vous êtes un praticien avancé de la conscience, vous pourriez regarder dans cette pièce, la saisir entièrement, sentir la présence qui rend possible la perception, sans rien nommer mentalement. Il n’y a que la conscience spacieuse, des perceptions à travers la conscience spacieuse. C’est une pratique spirituelle étonnante : des perceptions à travers la conscience spacieuse plutôt que le voile des jugements mentaux. "Bon ou mauvais", ce sont toujours des jugements mentaux. Cela en soi est une pratique.
Vous pouvez le faire continuellement où que vous soyez. Vous avez un moment, pourquoi ne pas pratiquer la perception à travers la conscience spacieuse. Ce pourrait être une perception auditive. La perception visuelle est bien sûr la perception principale pour la plupart des humains. Donc, vous pouvez sentir une présence ou une conscience et il y a la perception sensorielle. La conscience est la lumière, non pas la lumière visuelle, la lumière de la conscience qui rend possible la perception.
Sans la conscience qui perçoit cette pièce, cette pièce ne serait qu’atomes et molécules flottant dans l’espace, parce que ce n’est rien d’autre. Ce ne serait pas un théâtre merveilleux du XIXe siècle. Ce seraient des atomes et des molécules en train de flotter, mais il y a ici une lumière de… - Le monde est créé par cette perception consciente. . . . Et c’est une pratique magnifique qui vous libère aussi continuellement du fait d’être enfermés dans la petite personnalité.
Donc, au lieu de fonctionner continuellement en tant que petite personnalité, toujours reliée aux choses à travers les yeux de la petite personnalité conditionnée, vous percevez les choses à travers la dimension transcendante de la conscience et vous devenez la lumière du monde, ce qui est bien sûr essentiellement le sans-forme qui regarde les formes qu’il a créées lui-même. Je recommande donc vivement cette pratique de perception à travers la conscience spacieuse. Cela requiert bien sûr une certaine vigilance et cette vigilance est ce qu’elle est déjà.
Soit vous êtes vraiment capables de regarder dans la pièce pendant une ou deux minutes sans l’ingérence des pensées, soit vous pouvez ne regarder que trois ou quatre secondes, c’est très bien, ça n’a pas d’importance. C’est intemporel dans tous les cas. C’est la dimension intemporelle de la conscience. Donc, trois ou quatre secondes, c’est excellent, ça suffit. Et à mesure que vous pratiquez pendant des temps plus longs, vous pouvez être la conscience. Et un jour, vous pouvez entrer dans un magasin, regarder le vendeur et pendant cinq secondes, il n’y a pas la moindre pensée et vous dites ce que vous avez à dire, puis vous retournez simplement à la conscience.
En étant en relation avec toute personne, en rencontrant les autres, soyez la conscience plutôt que la personne. Vous êtes donc deux, pourrait-on dire, l’identité en tant que forme avec le mental qui est conditionnée par le passé et la dimension intemporelle de la conscience. Et parfois, il ne s’agit pas nécessairement d’être l’une ou l’autre bien que cela arrive aussi. La plupart des gens ne sont toujours que la personne, inconscients de la conscience. Il peut aussi arriver que vous passiez du temps dans la conscience au lieu de penser ou avec peu de pensées. Mais les deux arrivent principalement ensemble de sorte que quand vous vous mettez à penser, l’espace demeure. Même en pensant, il y a toujours le sentiment de la présence à l’arrière-plan.
(...)

Eckhart Tolle
(l'intégralité de la conférence ici)

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141213

L'inconcevable réalité

interview de Jean Bouchard d'Orval

l'intégralité ici

vu sur http://blogbug.filialise.com/

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180813

...

Que restera-t-il de toute la peur et de tous les désirs associés à votre condition de vie problématique, qui accapare chaque jour la majeure partie de votre attention ?
Un tiret de quelques centimètres entre votre date de naissance et celle de votre décès, sur votre pierre tombale.
Pour le soi égoïque, c'est une pensée déprimante. Pour vous, elle est libératrice.

Eckhart Tolle, l'art du calme intérieur

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240713

Après l'extase, la lessive

Il est dit dans le zen que l'ensemble du ciel et de la lune se reflète dans une goutte de rosée sur un brin d'herbe. Chaque petite chose, chaque instant contribue à l'ensemble et le reflète. Border un enfant dans son lit, payer ses factures, écouter un associé, payer le pompiste à la station d'essence, écrire une lettre ou taper un mémoire, se réunir autour d'un repas, planifier un travail, arroser le jardin - chaque chose devient l'incarnation du coeur éveillé. Il est incroyable que nous puissions oublier cette vérité.

(...)

Une vieux rabbin pratiquant l'hassidisme demandait à ses élèves comment ils arrivaient à déterminer la fin de la nuit et le début du jour, moment unique consacré à certaines prières sacrées. "Est-ce lorsque voyant un animal au loin on peut dire s'il s'agit d'un mouton ou d'un chien ?", proposa un étudiant. "Non", répondit le rabbin. "Est-ce quand on peut voir clairement les lignes de sa main ?" "Est-ce en regardant un arbre au loin qu'on peut déterminer s'il s'agit d'un figuier ou d'un poirier ?" "Non !" répondit le rabbin à chaque fois. "Alors à quel moment ?" demandèrent les élèves. "C'est lorsque vous pouvez regarder le visage d'un homme ou d'une femme quel qu'il soit et voir qu'il est votre frère ou qu'elle est votre soeur. Avant cet instant, il fait encore nuit."

Jack Kornfield : "Après l'extase, la lessive"

zenfrog

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