050313

La mort et l'éternel

En marchant dans une forêt qui n'a été ni domestiquée ni dérangée par l'homme, non seulement vous verrez une vie abondante tout autour de vous, mais vous rencontrerez aussi, à chaque pas, des arbres tombés, des troncs et des feuilles en train de pourrir et de la matière décomposée. Partout où vous regarderez, vous trouverez la vie aussi bien que la mort. En y regardant de plus près, toutefois, vous découvrirez que le tronc et les feuilles en décomposition non seulement donne naissance à une nouvelle vie, mais sont eux même pleins de vie puisque les micro-organismes y travaillent, des molécules se réorganisent. La mort ne se trouve donc nulle part. Il n'y a que la métamorphose des formes de vie. Quelle leçon pouvez-vous en tirer ? La mort n'est pas le contraire de la vie. La vie n'a pas de contraire. Le contraire de la mort est la naissance. La vie est éternelle.

Eckhart Tolle, "L'art du calme intérieur"

 

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210213

Vous n'êtes pas vos pensées

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[...]

La spiritualité véritable ne se trouve pas dans une pensée ou dans une autre. Elle se trouve dans le fait d’être là en tant qu’espace pour les pensées. Peu importe alors… Toute pensée qui émerge n’est rien de plus que cela, une forme qui se présente dans l’instant. Vous n’y résistez pas. Vous n’avez pas besoin d’y résister, mais vous êtes l’espace pour la pensée. Vous ne devenez pas la pensée. Quelqu’un m’a envoyé un autocollant à mettre sur la voiture. Je ne l’ai pas encore posé, un autocollant plein de sagesse. Je ne sais pas d’où ça vient. Il est écrit : "Tu n’as pas besoin de croire à chaque pensée que tu as".
La pratique consiste donc à être l’espace ou le témoin de ses pensées plutôt que d’être la pensée. Et comme pratique, vous pouvez utiliser vos opinions. Toutes les pensées pourraient être considérées comme des opinions, mais il en est certaines qu’on peut vraiment reconnaître clairement comme des opinions. Quand vous parlez aux gens, au quotidien quand vous bavardez avec des amis, des collègues, des voisins, ils vont exprimer leurs opinions, quel que soit le sujet, et vous pourriez exprimer les vôtres. Vous pouvez alors observer s’il y a ou non une identification du soi avec votre opinion et votre opinion est bien sûr une position mentale, la position du mental. Êtes-vous identifiés à une position mentale ?

Dans l’affirmative, vous entretenez donc des opinions, selon l’expression du maître zen, ou vous vous raccrochez à des idées, selon Lao Tseu. Et comment vous le savez ? Vous le savez, alors que vous parlez de choses et d’autres et exprimez vos opinions, quand vous êtes, soit sur la défensive, soit agressifs. Vous êtes dans l’émotion et vous vous emportez : . . . Pourquoi est-ce que cela arrive ? Pourquoi êtes-vous sur la défensive ou dans l’attaque. Et bien sûr, il vous faut regarder à l’intérieur pour voir si c’est le cas ou non. Êtes-vous sur la défensive ou dans l’attaque. Vous éprouvez une montée émotionnelle.
Et pourquoi cela arrive-t-il ? Parce qu’inconsciemment, vous vous sentez menacés par quelqu’un qui attaque, remet en question ou contredit votre position mentale. Pourquoi est-ce que vous vous sentez menacés par quelqu’un qui remet en question votre position mentale ? C’est le signe que vous vous êtes identifiés à la position mentale et "identifiés" veut dire que s’y trouve votre sentiment de soi. Donc, la personne n’attaque pas votre opinion, selon votre point de vue inconscient, mais c’est votre vie même que vous ressentez comme étant attaquée, parce que vous êtes identifiés. Ce n’est pas vrai, mais c’est ainsi que c’est perçu comme si votre existence même était attaquée. C’est parce que vous vous identifiez à la position mentale. Vous y mettez un soi.
Donc, quiconque remet en question votre position mentale, remet en question votre existence même. C’est un processus inconscient. C’est étonnant de se rendre compte de cela en soi. C’est un schéma inconscient très profondément enraciné dans la plupart des êtres humains. Et bien sûr, à mesure que vous en devenez conscients, vous pouvez habituellement le voir beaucoup plus clairement chez les autres, plus facilement chez vos amis qu’en vous-mêmes. D’habitude, vous pourriez dire : "Ah oui, c’est ce qu’il fait toujours !". Bien sûr ! "Maintenant, je comprends ce que ma femme ou mon mari fait tout le temps. Je comprends complètement !". C’est l’étape n° 1 !
Et c’est pourquoi j’ai été si content quand j’ai entendu Obama dire : "Vous n’êtes pas obligés d’être désagréables quand vous n’êtes pas d’accord avec quelqu’un". Ce que cela sous-entend en fait… Quand vous êtes en désaccord avec quelqu’un et devenez désagréables, vous êtes identifiés à la position mentale. Vous n’avez pas à abandonner toutes vos opinions, vos positions mentales, non, mais est-ce qui vous êtes ou est-ce quelque chose en vous en tant que mouvement mental? Ça fait une énorme différence !
Et si vous pouvez avoir une conversation avec des gens qui ne sont pas identifiés avec leurs points de vue respectifs, c’est une chose merveilleuse. C’est vraiment magnifique ! C’est un échange d’idées où personne n’est identifié avec ses idées. C’est alors une discussion consciente, un groupe de gens conscients, parce que là, ils sont conscients par opposition aux gens inconscients qui sont identifiés, parce que c’est la différence en termes spirituels entre conscient et inconscient. La conscience veut dire la non-identification à la forme. C’est ce qu’est la conscience et les formes apparaissent essentiellement en tant que formes-pensées. Ce sont les formes fondamentales. C’est là où vous connaissez la vie de la forme en vous-mêmes en tant que pensées qui émergent.

[...]

Donc, la pratique très importante pour tout le monde, c’est : arrêtez de vous identifier avec les pensées. Et cela requiert de la vigilance alors que vous poursuivez votre vie, en particulier quand vous vous engagez dans une conversation avec les gens, mais également dans l’autodialogue continu qui est maintenu inlassablement dans la tête de la plupart des gens. Là encore, il est important de ne pas être complètement identifié avec l’auto-dialogue qui surgit.

Extrait d'une causerie d'Eckhart Tolle : "Eckhart et le Tao-Tê-King – Partie 2"
(Traduction Robert Geoffroy, vidéo visible sur http://blogbug.filialise.com)

 

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190213

Il y a un truc

En théorie tout le monde peut, à tout instant, s'éveiller. Si on retient cette terminologie, il semblerait que l'éveil spontané soit rare. Mais il est vrai que l'Eveil recherché et trouvé est rare également. C'est extraordinairement facile quand on sait faire le geste, (très, très facile, lumineux !), mais très difficile à mettre en place ; il y a un truc ! C'est vrai qu'il y a un truc ! Quand on est petit et qu'on apprend à monter à bicyclette, on se dit que, c'est impossible, qu'on ne tiendra jamais sur ce truc-là, impossible ! Et puis on essaie, on se casse la gueule un certain nombre de fois, et tout d'un coup on part sur son vélo. On a appris, on a compris. On ne sait pas expliquer ce que l'on a compris, c'est très difficile, mais tout à coup on sait monter à vélo. Là, on sait monter à Dieu, on sait monter à l'Eveil ; c'est pareil ; il y a un truc. Le tout est de donner le truc, ce n'est pas vraiment évident.

Stephen Jourdain

 

oiseaux

 

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050213

Méditer ou pas

La méditation est toujours reliée à votre attention. Diriger son attention, c’est le début et la partie essentielle de chaque méditation revient à savoir où se trouve votre attention. Maintenant, l’attention de la plupart des gens est continuellement absorbée dans l’activité mentale. C’est très habituel. C’est si envahissant pour beaucoup de gens que la méditation ne les intéresserait pas. Ils peuvent même n’en avoir jamais entendu parler. Cela ne fait pas partie de leur réalité. Ils sont tellement absorbés dans le flot des pensées qui jaillit continuellement que rien d’autre n’existe pour eux et qu’ils ne recherchent rien, parce qu’en dehors des pensées qui émergent sans cesse, ils ne savent pas, il n’y a rien d’autre. Ils sont tellement identifiés qu’à part les pensées, il n’y a personne là. Ils ne savent pas qu’il y a une dimension plus profonde. Elle est obscurcie, complètement obscurcie.
Nous pouvons dire que ces gens sont piégés dans leur ego, parce que l’ego veut dire l’identification complète avec le flot des pensées, ce qui investit le flot des pensées d’un sentiment de soi. Il en est ainsi parce que vous vous identifiez avec chaque pensée qui émerge et ce sentiment de soi est l’ego, le faux soi, le conditionnement humain normal. Et souvent, c’est seulement en vivant de cette façon qui crée de plus en plus de malheur qu’à un certain point, le malheur Ou le stress, soit vous rend malades, soit suffit en lui-même à créer tant de tension que quelque chose se produit, et c’est le bon côté de la souffrance ou du malheur. À un certain point, il y a alors un léger éveil. Il y a une petite fissure dans la densité égoïque, la coquille de l’ego.

Eckhart Tolle "Méditer ou pas"
transcription en entier sur 
http://blogbug.filialise.com

yoga

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230113

Témoignage d'éveil

Virgil Hervatin vit au Québec depuis 1960. Ignorant l’existence de toute dimension spirituelle, il connut un éveil en 1991. En quelques années, un nombre croissant de chercheurs sont venus le rencontrer. Il exhorte ses interlocuteurs à vire pleinement le présent, et les ramène toujours à eux-mêmes afin d’éviter tout attachement à sa personne.

Ce n’était pas une expérience ; c’est venu comme cela. Pour moi, ce n’était pas une expérience. Je ne m’attendais à rien. C’est arrivé spontanément, le matin. Je ne savais pas ce que c’était, mais c’était quelque chose de très grand, d’immense. Je n’avais jamais entendu parler d’une telle chose. C’était beau, très beau. C’était une joie. C’était quelque chose d’autre, quelque chose de formidable.

Y a-t-il eu des peurs qui ont surgi à ce moment-là ?

Non, non, absolument pas. C’était plutôt la joie : une joie énorme. Je me sentais partout à travers l’espace. Je pouvais sentir tout ce qui pouvait m’entourer, en dehors de la pièce, dans l’univers. C’était immense, beau. On ne peut pas le décrire, il faut le vivre. C’est difficile à exprimer.

Cela a duré plusieurs heures ?

Oui. Cela a duré de 5 h 45 jusqu’à environ 13 h.

Étiez-vous toujours seul durant ce temps ?

Au début j’étais seul, mais après un certain temps ma femme est venue. Mais j’étais toujours dans cet état, dans cette vibration très forte. Est-ce qu’il faut décrire toute cette chose ? Parce qu’il y avait beaucoup d’éléments ! Je ne peux pas décrire tous les phénomènes et ils ne sont pas importants. On ne peut pas vivre dans cet état dans la vie quotidienne habituelle ; c’est quelque chose d’extraordinaire.

Avez-vous ressenti quelque chose de différent dans votre corps ?

Oui, oui ! À l’intérieur, tout mon corps. J’avais vraiment l’impression que je n’étais pas seul, que je ne pouvais pas créer cette chose avec mon mental : c’est impossible ! Je me demandais : « Qu’est-ce qui m’arrive ? » L’énergie était telle que j’avais l’impression de ne pas toucher le sol. Je me sentais comme soulevé, léger, avec une vibration très forte. Et une joie ! Une joie ! Je pleurais de joie.

Et vous étiez bien, dans votre corps ?

Oh ! Très très bien. Super bien. Je sentais une joie énorme au plexus et au cœur. En quelques minutes tout mon corps était purifié. Durant les deux jours suivants, j’entendais une voix persistante me répéter de prendre soin de mon corps.

Quand cela vous est arrivé, compreniez-vous ce qui se passait ?

Non, je ne savais pas ce qui m’arrivait. Alors, je me disais que quelqu’un était avec moi à l’intérieur. Mais qui ? Auparavant, je n’avais aucune idée qu’il y avait un tel intérieur ! Quand j’ai vu ma femme, plus tard, je lui ai dit : « Paulette, le Seigneur est avec nous. » Elle m’a regardé avec étonnement, parce que jamais je ne parlais de cela : le Seigneur, Dieu. Je n’y croyais pas en ces choses.

Voyez-vous un élément qui aurait pu déclencher cette expérience ?

Rien. Sur le moment, lorsque je vivais cette expérience, je ne pouvais voir comment cela s’était déclenché ; je le vivais, simplement. Après, je me demandais…

Vous vous posiez parfois des questions auparavant ?

Jamais ! Je ne connaissais pas la vie spirituelle, je ne savais pas que cela existait.

Avez-vous eu envie de communiquer avec des gens alors ?

Oui, mais ça ne les intéressait pas. J’ai demandé à ma femme : « Est-ce que j’ai l’air différent des autres jours ? » Elle m’a répondu : « Non, tu es pareil, sauf que les yeux sont très brillants. »

Il fallait que je me touche souvent au plexus solaire, tellement c’était fort : ça me faisait pleurer. Je voyais toute cette souffrance dans les gens, je voyais en eux. Je les voyais pleurer en dedans, mais ils prétendaient que non. Mais c’est un phénomène ; ce n’est pas important.

Mais plus tard, quand Paulette a vu que vous étiez différent et que les gens commençaient à venir vous voir, comment réagissait-elle à ce moment ?

Elle était quelque peu contrariée de ce que cela m’arrivait à moi et pas à elle aussi. Plus tard, je lui ai dit : « Si tu crois que c’est le Christ ou un dieu qui est venu pour moi, il pouvait aussi t’inclure, qui était à côté de moi. Mais tu vois, cela n’a rien à voir avec l’extérieur ! »

Avez-vous rencontré de l’incompréhension ?

Oui, une grande incompréhension. Certaines personnes se sont éloignées de moi. En général, les gens sont attachés à l’aspect mondain de l’existence ou à ce qu’ils ont entendu sur l’Église et Dieu. On m’a demandé si j’étais dans ce genre d’état ; j’ai dit que non.

À partir de ce moment-là, vous viviez quelque chose de très différent. Votre vie devais être changée, peut-être pas extérieurement, mais intérieurement ?

Tout était changé ! Tout était beau, tout était magnifique. La création est belle et il n’y a aucune raison de se plaindre. Tout de suite après cette expérience, je suis sorti : j’observais les gens marcher ou conduire dans la rue et je voyais des automates. Un automate qui conduit un autre automate. Je les percevais très très soucieux. Je sentais leur souffrance à l’intérieur.

À la maison, il y avait une statuette fabriquée au Mexique. Ce matin-là, je la tenais dans mes mains et je pouvais voir là où elle avait été fabriquée, qui l’avait faite, comment, l’endroit exact, les gens qui avaient travaillé sur elle. J’ai pensé : « Mon Dieu ! Qu’est-ce qui m’arrive ? » Alors, il y a des phénomènes, mais on n’est plus dans la peur. Il y a bien des éléments, mais je ne peux pas les raconter.

Vu sur revue3emillenaire.org

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220113

Le langage de l'Univers

Apprendre à croire que l'Univers est vivant, conscient et attentif, et notamment attentif à chacun de nous, peut changer votre façon d'appréhender la vie. Cela peut modifier votre relation à l'Univers de telle sorte que vous pourrez vivre dans un monde entièrement neuf - un monde qui vous enchantera aussi longtemps que vous vivrez sur cette planète.
Non seulement l'Univers est conscient de nous, mais de plus il communique avec nous. Et à notre tour, nous sommes en communication constante avec l'Univers à travers nos paroles, nos pensées et nos actes. L'univers nous répond avec des événements.

Les événements sont le langage de l'Univers.

Les événements les plus manifestes sont ce que nous appelons coïncidences. Nous pensons à quelqu'un, le téléphone sonne, et c'est la personne en question. Nous essayons de retrouver quelqu'un dont nous avons perdu l'adresse et nous rencontrons un ami qui nous dit : "Devine qui j'ai vu hier ?" [...]

La plupart du temps, nous ne sommes pas conscients de ces messages ou nous pensons qu'il s'agit de chance ou de caprices du destin. En réagissant ainsi, nous passons à côté de la chance de notre vie. Car lorsque nous exprimons simplement notre gratitude pour l'Univers quand nous prenons conscience d'un tel épisode, l'Univers multiplie le nombre de ses messages manifestes. Et nous avons découvert un véritable trésor !
On ne dira jamais assez à quel point il est important d'établir ce type de communication avec l'Univers. Cette information, ainsi que le fait de savoir que l'Univers est vivant et conscient, figurent en tête de liste du peu d'information que j'ai accumulées tout au long de ma vie.

Chris Prentiss - Le zen et l'art d'être heureux (Pocket)

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130113

La parole est à Michael Brown

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Dans de nombreux textes bibliques, il est expliqué très clairement que "la souffrance est la clé de la libération". Nos religions et nos maîtres -dont les émotions n'ont pas été intégrées - ont mal interprété ces textes et les ont par conséquent dénaturés, ils les ont utilisés pour nous faire accomplir toutes sortes de rites, rituels et dogmes ridicules qui ne servent qu'à ajouter davantage de souffrance à notre expérience. Ceci est dû au fait que les partisans de ces systèmes religieux et voies spirituelles n'ont eux-mêmes pas intégré leurs propres cœurs. Mentalement et physiquement paralysés, ils approchent les Ecritures de manière littérale. Toutes les Ecritures sont métaphoriques et toutes les métaphores parlent la langue du cœur. Afin d'entendre les véritables messages des Ecritures et d'être capables de nous abreuver à leurs vérités, il nous faut faire l'expérience de pénétrer et intégrer l'état de notre propre cœur. Lorsque ces textes parlent de "souffrance comme clé de la libération", ils ne signifient pas "ajoutez de la souffrance à votre expérience pour connaître Dieu". C'est absurde.
Nous n'avons pas à ajouter de souffrance à notre vie pour nous libérer de notre inconscience ; nous devons faire face à la souffrance qui réside déjà dans nos cœurs.
Dans cette perspective, nos peurs, nos colères et nos douleurs actuelles possèdent un sens profond. Ces circonstances énergétiques sont des cadeaux. Comprendre ce dessein élevé au sein de nos inconforts actuels nous permet de transformer notre réactivité en réponse, et en conséquence, notre déséquilibre en équilibre. Découvrons ce changement de perception ... 

Lorsque nous sommes enfants, notre corps émotionnel fonctionne parfaitement, mais vers l'âge de sept ans il commence à se refermer pour que nous puissions entamer une période de développement focalisé sur le corps mental. Lorsque notre corps émotionnel se referme, nous en perdons pratiquement conscience. En d'autres mots, nous ne fonctionnons plus à partir de la "perception de nos ressentis". Percevoir nos ressentis signifie que nous sommes capables de "sentir les conséquences de nos pensées, paroles et actes avant même de les mettre en œuvre". La perception de nos ressentis peut également être appelée "la conscience des conséquences". En tant qu'adultes, nous n'avons pas de perception de nos ressentis. C'est intentionnel.

Si nous avions la perception de nos ressentis, nous n'aurions pas vécu la moitié des expériences qui ont été les nôtres et notre monde n'en serait qu'appauvri. Il nous a fallu être inconscient afin d'initier et participer à la plupart des activités qui nous ont amenés vers ce moment d'éveil.

Du fait que nous ne fonctionnons pas à partir de la perception de nos ressentis, nous parlons, agissons et pensons d'une manière que sinon nous éviterions. Ce niveau d'engourdissement émotionnel nous est nécessaire afin que nous puissions pénétrer les voies obscures dans lesquelles nous sommes entrés afin d'y apporter la lumière.

Cependant, il arrive un moment dans notre évolution où il nous faut nous sortir de notre comportement inconscient et réactif. Nous devons nous réveiller pour que nous puissions effacer ces expériences inconscientes et les utiliser comme une palette de couleurs nous aidant à peindre ce monde avec un niveau de compassion qui ne peut naître que de l'humilité de l'expérience personnelle. Une partie de l'expérience de notre éveil est que nous devons nous reconnecter avec la véritable Présence que nous sommes afin de pouvoir agir à partir de cet état d'attention parfaite.

Il nous faut "être dans le monde, mais pas de celui-ci" ; il nous faut nous tenir les pieds ancrés fermement dans la terre mais le cœur embrassant consciemment le plan vibratoire. Comme 'la Voie de la Conscience' le révèle, cela demande que nous ré-entrions consciemment dans notre corps physique, que nous retrouvions notre clarté mentale, puis que nous nous engagions dans le challenge qui est de prendre conscience du potentiel de notre corps émotionnel en débloquant tous les schémas de disfonctionnements énergétiques inconscients qui alimentent nos comportements réactifs. Ces schémas émotionnels dysfonctionnels sont ce que nous appelons la peur, la colère et la douleur.

(...)

Si nous ne nous "sentons" pas en vie, c'est que nous sommes morts.

Le symptôme d'une personne sans vie est l'ennui. A moins que nos cœurs ne soient ouverts aux énergies en mouvement circulant en nous et autour de nous, nous ne sommes pas en Vie - nous ne savons même pas encore ce qu'est la Vie. Nous la recherchons donc mentalement par la "compréhension" ou physiquement par nos interminables "actions'' ou encore par l'accumulation de 'choses'. Le "Catch 22" (situation paradoxale) signifie : que nous ne pouvons connaître le sentiment d'être en vie tant que nous fuyons inconsciemment l'inconfort qui se trouve en nos cœurs.

Nous ne pouvons savoir ce qu'est la Vie lorsque nous nous échappons du moment dans lequel nous sommes en croyant à tort qu'il existe quelqu'un ou un lieu autres qui vont nous sauver de ce monde.

Cependant, dès que nous permettons à tous les sentiments de nous pénétrer -- un processus qui au départ commence par le désir de vouloir consciemment faire face à notre peur, notre colère et notre chagrin -- nous réveillons la perception de nos ressentis. Grâce à cela toutes sortes d'aperçus s'éveillent en nous comme un lever de soleil nous délivrant d'une longue nuit obscure. Une fois que nous cessons de fuir notre inconfort intérieur et au contraire y répondons comme un moyen de nous apprendre à ressentir, l'expérience merveilleuse que nous avons tant attendue apparaît à l'intérieur, devant et tout autour de nous. C'est une découverte magnifique : Tout ce que nous recherchons se trouve devant notre nez. Réaliser cela permet à notre attention de s'installer au cœur de ce moment. Nous observons par la suite avec admiration que ce qui nous plongeait auparavant dans l'ennui se révèle en fait être la profonde expérience spirituelle que nous recherchions.

Ce n'est que lorsque nous embrassons tous les ressentis de façon égale comme étant des communications vibratoires provenant directement de Dieu, que nous pouvons commencer à reconnaître ce que notre existence est réellement : un Don de Dieu nous permettant d'avoir une relation intime avec tout ce que Dieu représente pour nous. C'est le "ressenti", non pas la pensée ou 'le faire' qui nous rend capables d'interagir directement avec le plan vibratoire. Ce qui est vibratoire doit être ressenti pour être connu. Quoi que représente Dieu pour nous, cela doit être ressenti pour être connu.

Lorsque nous essayons d'entrer dans une "expérience spirituelle" en contournant ou passant par-delà le cœur, nous nous privons des moyens de nous éveiller au 'vocabulaire' nécessaire pour communiquer directement avec le plan vibratoire. Nous pouvons alors méditer pendant 1000 ans sans pour autant faire d'expérience réelle et donc durable. Nous pensons ensuite que la joie signifie le bonheur et nous continuons à courir après un état émotionnel en essayant d'échapper à un autre.

Un tel comportement réactif crée un profond conflit intérieur dans nos cœurs. Nous nommons alors ce que nous fuyons "le diable" et ce vers quoi nous courons "notre sauveur". Nous manifestons ensuite ce conflit vers l'extérieur, à l'image d'un monde en guerre avec lui-même.

Nous ne pouvons approcher le plan vibratoire en réaction à notre expérience de vie et nous attendre à accomplir quelque chose de réel ou durable. La conscience vibratoire n'est pas une échappatoire ; c'est la floraison naturelle de notre parcours humain, un voyage qui honore 'la Voie de la Conscience'.

Si un parent donne à son enfant une somme d'argent et que l'enfant réagit en repoussant ce cadeau en demandant autre chose à la place, il est peu probable que le parent lui offre à nouveau de l'argent. Il continuera à prendre soin de lui, si toutefois le comportement réactif de l'enfant le permet, mais ne lui donnera plus aucun argent car il n'est pas encore à même d'apprécier ce cadeau. Cependant, si le parent donne de l'argent à l'enfant et que celui-ci lui donne de la valeur, c'est avec plaisir que le parent lui en donnera davantage car il voit que la valeur du don a été appréciée. En fait, le parent donnera même un jour à cet enfant tout ce qu'il possède sachant qu'il saura y accorder de la valeur par son appréciation.

Le mot "Appréciation" est à double sens. Il signifie "être reconnaissant pour", mais il possède également une autre fréquence : lorsque nous possédons des actions immobilières et qu'elles prennent de la valeur, cela signifie que leur valeur s'accroît ('appreciation' en anglais : 'plus-value'). Lorsque nous apprécions quelque chose nous "lui donnons de la valeur à travers notre gratitude". Notre expérience de vie est un don qui nous a été offert par notre parent vibratoire. L'apprécions-nous ? Lorsque nous la repoussons et recherchons plutôt une autre expérience qui puisse nous sauver de celle-ci, nous sommes dans la réaction face au don qui nous est offert par notre parent vibratoire. Nous faisons preuve d'un manque de maturité. Nous sommes infantiles.

Le cadeau de la vie doit être ouvert en conscience pour être apprécié. Cela ne peut s'accomplir que lorsque nous nous engageons à le ressentir pleinement au fond de nos magnifiques cœurs, avec toutes ses complexités.

Cela ne nous aide en rien de fuir l'expérience dans laquelle nous nous trouvons en ce moment pour courir vers une "voie spirituelle" ou une organisation religieuse qui promet de nous délivrer de nos souffrances. Cela ne nous aide en rien de suivre qui que ce soit promettant de telles choses. Ce n'est qu'un piège et une illusion et ne fera que nous entrainer dans l'inauthenticité, affaiblir notre intégrité et nous priver de l'expérience d'intimité avec notre essence vibratoire. Un tel comportement inauthentique et réactif nous amène à faire des choses stupides, comme porter des "vêtements spirituellement appropriés", pratiquer des rituels étranges et nous donner des noms Indiens fantaisistes alors que ce que nous avons de plus en commun avec les Indiens est le curry que nous consommons. Un tel comportement réactif est toujours une tentative d'échapper au mal-être de nos propres cœurs, peu importe combien ce comportement est flagrant ou subtil et peu importe la façon dont nous le cachons sous des gestes de "sainteté".

Michael Brown
Traduction française : Linda P. Steketee (Traduction révisée 2012)
Texte intégral ici

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120113

Dégagé des apparences

EckhartTolle

N’exigez pas de meilleures conditions pour l’éveil spirituel. C’est une chose très courante ! C’est bien sûr une création mentale. Le mental aime ça. Le mental aime se plaindre aussi à propos de votre situation et sur le fait qu’elle ne soit pas propice à votre éveil spirituel...

...Ce qui semble au mental être la situation la plus favorable pour l’éveil spirituel ne l’est pas nécessairement pour votre propre éveil spirituel. Ce n’est que l’opinion du mental. Malheureusement ou heureusement, ce n’est pas la réalité. Et étrangement, la réalité est que la situation dans laquelle vous vous trouvez en ce moment même est celle qui est la plus juste pour vous, qui est propice à votre travail d’éveil spirituel...

...C’est la Totalité qui a amené la situation jusqu’à ce moment. Et cela vous est donné pour travailler avec, pour ainsi dire, pour le soumettre à la conscience, de la même façon qu’il est donné à un sculpteur sur bois un morceau de bois : "C’est le morceau de bois pour vous avec lequel travailler"....

...votre situation actuelle vous a été donnée de la même façon que si vous étiez sculpteur. L’univers vous donne le matériau à travailler. Il y a du matériau qui semble quasiment impossible à employer : "Quoi, qu’est-ce que je peux faire de ça ?". Mais souvent, les plus belles choses proviennent de choses qui, au départ, semblaient impossibles à exploiter. Pourquoi ? Parce qu’elles requièrent plus de conscience intense. Elles requièrent plus de vigilance. Si vous avez une situation existentielle difficile – nous pouvons l’appeler karma – si vous avez une situation existentielle difficile, elle requiert plus de présence vigilante pour la transcender, pour la transformer, pour la dissoudre, pour dissoudre tous les vieux schémas dans votre vie..."

Eckhart Tolle
transcription complète ici

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110113

Découvrez la porte vers l’éveil et le bonheur

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ZaChoeje Rinpoché est un Lama Tibétain enseignant aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande. Dans la vidéo dont est extrait ce passage il présente un livre qu’il a co-écrit, « The Backdoor to Enlightment » (« La porte arrière vers l’éveil »).

Question : 
Cela va être un peu difficile d’expliquer tout cela avec des mots. Est-ce que vous pourriez parler un petit peu de comment trouver des repères intérieurs, des façons de juger ce qu’est l’éveil. Une fonction principale du mental est de nous empêcher de réaliser que nous sommes déjà éveillés. Personnellement, je médite régulièrement et je suis des pratiques Bouddhistes depuis quelques années. Plus je mets d’efforts dans ma pratique, plus j’ai des aperçus de ce qu’est l’éveil. Par contre quand j’arrête, je m’épuise avec l’impression que c’est impossible de rester éveillé. Je suis près de me laisser totalement conscient au moment présent, de vivre ce qu’il se passe au lieu de juger ce qui se passe. Est-ce que vous pourriez parler un petit peu de comment de votre expérience personnelle vous faites pour reconnaitre l’éveil, pour être parfaitement dans le moment présent ?

ZaChoeje Rinpoché :
Bouddha a dit : « vous ne pouvez pas créer l’éveil ». Il a également dit : « vous ne pouvez pas produire l’éveil ». Vous pouvez créer une idée de ce qu’est l’éveil, une construction mentale, une conception sur ce que serait l’éveil. Bouddha a également dit quelque chose qui va vous aider à comprendre : « Il n’y aucun chemin vers le bonheur, le bonheur en lui-même est le chemin. » Pensez à cela.
L’éveil est l’état ultime. Il n’y a aucun chemin vers lui, l’éveil en lui-même est le chemin. Vous pouvez être heureux sans aucune raison particulière mais le mental va créer cette idée de bonheur. Et c’est cette idée qu’on va poursuivre toute notre vie. Chaque fois que nous arrivons à être heureux, alors cela ne correspond pas à notre idée de ce qu’est le bonheur. Et nous voila reparti vers quelque chose d’autre.
Pour notre mental, l’herbe a toujours l’air plus verte chez le voisin. Quand on « poursuit » le bonheur, qu’on est à sa recherche, on le remet toujours entre les mains du futur ou alors du passé. On se dit : « Ce jour là, j’avais été si heureux et peut-être que dans le futur je serais à nouveau si heureux ». En faisant ainsi, on ne voit jamais le bonheur dans le moment présent tel que : « Suis-je heureux maintenant ? Est ce que je peux juste être heureux maintenant en ce moment précis ? »
Vous savez quelle est la réponse. Pouvez-vous être heureux juste maintenant. Je pense que la réponse est OUI, nous pouvons être heureux juste maintenant.
Et c’est là que notre mental donne des raisons, se demande pourquoi nous pouvons être heureux. On va faire une recherche intérieure pour cette raison et on obtiendra 1101 réponses nous trouvant pleins de raisons de ne pas être heureux juste maintenant. Et c’est juste notre mental qui le dit.
Le bonheur, l’éveil est quelque chose que l’on ressent sans aucune raison. Le bonheur que l’on vit sans aucune raison particulière est un bonheur pur et authentique. Le bonheur venant avec une raison, venant avec certaines conditions particulières n’est en fait pas le véritable bonheur.
Nous ne devrions pas attendre d’être heureux, nous devrions juste être heureux maintenant. C’est exactement comme le dit la publicité de Nike « just do it ! » (Fais-le !). Soyez juste heureux. Qui vous empêche d’être simplement heureux maintenant. Vous vous empêchez vous-même d’être heureux.
Nous passons toute notre vie à essayer d’être heureux et quand nous essayons d’être heureux, nous ne sommes jamais heureux. Voici un simple petit exemple, vous êtes assis en ce moment. Essayez de vous levez. Quand vous essayez de vous lever, vous êtes en fait toujours assis et non pas debout.
Quand vous essayez d’être heureux, vous n’êtes pas heureux. N’essayez pas d’être heureux, soyez juste simplement heureux. C’est la même chose concernant l’éveil, n’essayez pas d’atteindre l’éveil. Quand vous essayez, dans le fait d’essayer cela crée une tension, une lutte et ainsi vous n’êtes pas heureux. C’est pour cela que le bonheur n’est pas quelque chose que vous pouvez essayer, tout comme l’éveil. Libérez-vous simplement du fait d’essayer et laissez-vous expérimenter, ressentir l’éveil.
Je vais conclure cette question avec une petite histoire. Cette histoire vous aidera peut-être. 
Il y avait un homme dans un petit village, il servit les villageois, fit son travail et pensa alors qu’il voulait maintenant faire quelque chose pour lui. Il a alors pensé à la méditation et à dédier sa vie à la spiritualité. C’est alors qu’un maître est arrivé dans le village.
Il alla alors voir le maître pour lui expliquer qu’il a choisi de dédier sa vie à la spiritualité. Il lui demanda des instructions pour devenir un être éveillé, pour obtenir une réalisation spirituelle. Le maître fut ravi et lui donna des instructions, des techniques, des enseignements…..
L’homme était très heureux et alla dans une grotte pour pratiquer comme le maître le lui a expliqué. Et il essayait ainsi d’obtenir une réalisation spirituelle.
20 ans s’écoulèrent et rien ne se passa……
Il avait l’impression que tout était pareil depuis ses débuts. Il songea à arrêter un peu découragé puis le même maître qu’il avait rencontré 20 ans plus tôt apparu de nouveau dans son village. Il alla le voir. Il demanda au maître s’il se souvenait de lui. Le maître ne se souvenant plus très bien, il lui expliqua son histoire et leur rencontre 20 ans plus tôt quand il était venu lui demander des instructions. 
Il demanda alors au maitre : « j’ai pratiqué pendant 20 ans, j’ai utilisé vos instructions, vos techniques. Je suis toujours au même point. Est-ce que je fais quelques choses de façon incorrecte ?»
Le maître lui demanda de lui expliquer à nouveau les instructions pour lui rafraîchir la mémoire. Une fois que l’homme lui expliqua, le maître secoua la tête pour lui dire que les instructions sont complètement fausses.
L’homme fut naturellement déçu après avoir passé 20 ans à pratiquer avec des instructions fausses. Il repartit en réfléchissant à d’autres options pour sa vie puis comme il avait passé 20 ans à faire la même chose encore et encore, il n’avait pas vraiment d’autre choix que de continuer à faire encore la même chose.
Il retourna à sa grotte pour méditer. Il fit alors la même chose mais cette fois sans aucune attente particulière. A sa grande surprise, le jour suivant il atteignit l’état d’éveil.
Il alla voir le maître et lui dit « vos instructions n’étaient pas fausses, pourquoi m’avez-vous dit qu’elles étaient fausses ? »
Le maître lui répondit : « Parce que tu avais de grandes attentes pour devenir éveillé. Quand tu appliques mes techniques, tu crées une tension, une lutte. Tu fais cela avec un fort attachement. Quand je t’ai dit que tout était faux, tu l’as juste fais parce que tu aimais le faire, pas parce que tu voulais obtenir quelque chose de particulier. »
Voila le truc.

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Pourquoi « la porte arrière vers l’éveil » ? 
Parce que chacun peut atteindre l’éveil. Chacun peut vivre sa vie en utilisant tout son potentiel. Mais au travers de l’histoire, au travers des siècles, l’éveil fut interprété comme une sorte de récompense, d’accomplissement, une sorte de prix que vous pourriez obtenir seulement en faisant de nombreuses choses.
La porte principale vers l’éveil est pleine de barrières, pleine de règles et il y a de nombreuses listes de choses à faire. La métaphore utilisée avec le titre du livre « la porte arrière vers l’éveil » par rapport à « la porte principale vers l’éveil » est de dire que vous n’avez en fait pas à faire toutes ces choses. L’éveil est seulement quelque chose que vous pouvez réaliser. La réalisation joue un rôle très important. Par exemple, quand Bouddha a atteint l’état d’éveil, la première chose qu’il ait fait est de sourire, de rigoler. Plus tard ces disciples lui demanderont : « Pourquoi as-tu souri, pourquoi as-tu rigolé ? quand tu as atteint l’état d’éveil ? ».
Bouddha répondit : « J’ai cherché l’état d’éveil tout au long de cette vie et j’ai réalisé que tout était déjà là, j’étais assis dessus quand je l’ai enfin trouvé. » C’est comme réaliser ce que vous êtes.
C’est la même situation que nous avons par exemple dans notre vie quotidienne quand nous avons nos lunettes sur notre visage. Nous cherchons partout où elles sont. Nous cherchons alors dans tous les coins de la maison et puis par accident nos mains touchent les lunettes sur le visage. C’est toute l’histoire derrière l’éveil. Nous avons tous cet état d’éveil en nous. D’un point de vue Bouddhiste, nous appelons cela la nature de Bouddha. Cela signifie que nous avons ce potentiel pour devenir éveillé et nous n’avons pas à faire toutes ces choses. C’est comme être assis dans une pièce pleine de lumière en pensant que c’est sombre parce que vous avez fermé vos yeux. La seule chose que vous avez à faire est d’ouvrir vos yeux. Vous n’avez pas besoin de créer de la lumière dans cette pièce. Vous n’avez qu’à ouvrir vos yeux et voilà vous y êtes, vous êtes éveillé.
Ceci est la métaphore utilisé « la porte arrière de l’éveil ». Quand j’ai démarré ce livre avec ma co-auteure Ashley, c’est intéressant comme le livre a commencé par une question. La question est venue d’Ashley: « Si Bouddha a dit que tous les êtres vivants ont la nature de Bouddha alors pourquoi Bouddha a donné une longue liste de choses à faire pour atteindre l’éveil ? »
Je suis un moine Bouddhiste qui a étudié et grandi dans un monastère. Au début, cette question était un peu comme questionner ma foi dans le Bouddhisme tibétain. Nous avons tellement de choses à faire. Par exemple pour devenir éveillé, il ne suffit pas d’attendre seulement dans cette vie, mais des milliers de vies, parfois un nombre infini. Vous devez faire 100000 prosternations, vous devez réciter 100000 mantras « vajrasattva » où vous devez aller faire une retraite, pas seulement pour 3 trois ans, peut-être même 3 fois 3 ans.
Donc quand Ashley m’a posé cette question, si nous sommes tous éveillés par nature, pourquoi avoir toute cette liste de choses à faire pour atteindre l’éveil, c’est ainsi que l’on a démarré le livre et j’ai réfléchi à cette question. J’ai réalisé que du point de vue Bouddhiste, nous avons la nature du Bouddha et que l’éveil n’est pas un accomplissement, c’est une réalisation. Vous réalisez seulement ce que vous êtes et qui vous êtes. Quand vous réalisez cela, il n’y a plus besoin de faire quoi que ce soit d’autre.

(...)

Il y a différentes vertus de l’éveil d’un point de vue Bouddhiste. Il y a 6 vertus ou qualités de l’éveil qui vont dans ce sens d’un point de vue traditionnel :
La générosité, la moralité, la patience, la diligence (ou l’effort joyeux), la concentration et la sagesse.
Ces 6 vertus qui sont les qualités de l’éveil sont interprétées à la fois au niveau du chemin qui mène à l’éveil et au niveau du résultat.
J’ai fais des recherches par rapport à ce que j’avais étudié au monastère. J’interprète les 6 vertus d’un point de vue basique. Elles vont alors ainsi :
- La vertu de l’impermanence, c’est la générosité,
- La vertu de la liberté, c’est la moralité,
- La vertu de la causalité, c’est la patience,
- La vertu de l’intention, c’est la diligence,
- La vertu d’être, c’est la concentration,
- La vertu d’unité, c’est la sagesse.

Dans le livre, je consacre un chapitre à chacune de ces vertus mais avant cela il y a un chapitre que j’ai intitulé « ouvrir la porte arrière ». Comment pouvons-nous ouvrir cette porte ? Il s’agit de comprendre que notre vie est pleine de luttes, pleine de changements. La vie est ainsi et c’est le message que Bouddha nous a donné.
Après que Bouddha se soit éveillé, il n’a pas enseigné pendant 7 semaines. Après cela, il a commencé à enseigner à Vanarasi. Il avait 5 disciples, il allait donner ses profonds enseignements et dire qu’il avait atteint l’éveil. Et que maintenant il veut dire quelque chose au monde qui peut apporter des transformations, des changements et des réalisations spirituelles chez les autres. Ces enseignements sont appelés « les 4 nobles vérités ». Dans ces enseignements, les gens traduisent habituellement la première noble vérité comme la vérité de la souffrance.
Je ne la traduis pas comme la « vérité de la souffrance ». Ma traduction personnelle est « la vérité de la lutte, du changement ». En la traduisant ainsi, cela rend le message du Bouddha plus profond. Il disait c’est la vérité du changement?
Quand il a dit ça, qu’est qu’il voulait dire par là ?
La vie est pleine de changements, parfois nous interprétons l’éveil comme quelque chose : « être libre, séparé du changement, de tout ce qui arrive ». Mais en réalité l’éveil n’est pas devenir libre de tout ce qui peut arriver.
Ce que Bouddha voulait dire, c’est que la vie est pleine de luttes. La seule chose que vous pouvez faire est d’apprendre à rester en paix avec tous ces changements, toutes ces luttes. C’était le message de Bouddha.
Sa première phrase et la suite des enseignements qu’il a donné pendant plus de 40 ans était de rendre ce message clair.
Pensez à cela, la vie est pleines de luttes, de changements et aussi longtemps que vous serez en vie, vous ne pourrez pas vous libérer de cet état de fait même si vous devenez éveillé. J’utilise une phrase qui peut vous guider à la fin de mon livre : « Avant l’éveil, paye les factures, prépare le dîner. Après l’éveil, paye les factures, prépare le dîner. » C’est exactement comme le dit un dicton zen : « Avant l’éveil, coupe le bois et transporte l’eau. Après l’éveil, coupe le bois et transporte l’eau. »
Quand vous devenez éveillé, vous n’êtes pas libre d’engagements. Ce que vous êtes, c’est que vous apprenez comment rester en paix dans toutes les situations. C’est cela que Bouddha a trouvé. C’est ce qu’il a trouvé dans l’éveil, c’est sa réalisation.
Quand nous savons, quand nous restons totalement en paix dans un monde de changements, de luttes. En faite, nous sommes alors éveillés.
Donc qui lutte, qui se mets en travers du changement, en travers de ce qui. C’est nous qui luttons. C’est le premier chapitre du livre qui est intitulé « ouvrir la porte arrière ». Pour ouvrir cette porte, vous le faites en acceptant que la vie est le changement, que tout peut arriver. Peu importe ce que nous allons faire, cela sera toujours ainsi.
Par exemple quand nous avons faim, nous voulons manger, c’est une lutte. Quand nous avons soif, nous voulons de l’eau, c’est une lutte. Même quand vous êtes assis en ce moment, votre corps lutte, vos sentiments luttent, votre mental lutte. Chaque partie de votre être lutte. Si vous regardez les choses d’un point de vue plus élargit, notre planète bouge en permanence d’un espace vers un autre espace, c’est une lutte. Si vous regardez notre univers, il lutte.
Donc l’éveil est quand nous apprenons et que nous acceptons que tout lutte et que nous pouvons vivre avec cela. C’est la première étape, identifier les luttes dans notre vie. Quand nous faisons cela, qu’est ce qui se passe ?
En faisant ainsi, nous n’allons plus fantasmer sur l’éveil d’une façon irréaliste. Nous pouvons faire de l’éveil quelque chose de réel, pas quelque chose telle qu’un Comte de fée libre de « difficultés ». Nous avons souvent cette idée quand on pense à l’éveil. Certaines personnes vont même dire: « Je ne veux pas devenir éveillé parce que j’ai une famille, j’ai ceci, j’ai cela, etc. »
Nous pensons que l’éveil est une sorte de libération des luttent, que vous ignorez tout ce qui se passe dans le monde. Ce n’est pas cela l’éveil. Quand vous devenez éveillé, vous êtes en faite plus connecté avec le monde. C’est cela ouvrir la « porte arrière vers l’éveil ».
Après ce chapitre, j’ai écris le chapitre intitulé « la vertu de l’impermanence ». Quand nous pensons à l’impermanence, à quoi pensons-nous ?
Nous souhaitons en général ne pas penser à l’impermanence. Nous voulons éviter les moments de grand changement car notre mental va vers l’idée de la mort. Nous ne voulons pas y penser. En fait, il y a une vertu dans l’impermanence. Quand nous regardons notre vie, elle est pleine de complexité, elle est intéressante, elle est pleine de richesse, elle est pleine d’abondance PARCE QUE notre vie est impermanente.
Quand nous comprenons la nature impermanente de notre vie, nous savons alors combien notre vie est parfaite. Quand je conduisais pour venir ici, j’ai vu quelqu’un avec un gros autocollant sur sa voiture qui disait : « la vie est belle ». J’ai pensé à cela « la vie est belle ». C’est un peu comme dire que la vie est parfaite, c’est beau car c’est impermanent, ça change en permanence. Par exemple, à chaque instant tout notre être se transforme. Nous avons un nombre énorme d’expérience. Parfois c’est agréable, parfois c’est désagréable, parfois c’est neutre. Mais toutes ces expérience en regardant les choses d’un angle plus large, ce sont les vôtres.
Par exemple en ce moment même, vous ressentez quelque chose d’agréable, de désagréable. Peut-être que cela vous ennui de penser à l’éveil ! Ces expériences si vous les regardez vraiment de près sont les vôtres. Si vous ne les appréciez pas, si vous ne les ressentez pas. Alors cela sera perdu.
Les expériences que nous vivons, l’expérience que vous avez en ce moment même est en fait la première et la dernière expérience. Vous n’avez jamais vécu cela avant et vous ne le revivrez jamais à nouveau. Quelque soit l’expérience que nous avons en ce moment, c’est nouveau, c’est frais, c’est beau. Chaque instant est nouveau si on pense d’un point de vue de l’impermanence. Si vous comprenez la nature impermanente de la vie, regardez votre vie et voyez si la vie est belle ou non.
Vous allez voir votre vie comme très belle car elle est pleine de nouveautés, car tout change. Si nous vivons en ayant compris cela, alors nous n’avons pas à éviter l’impermanence, le changement et la mort. Quand nous arriverons à la fin de notre vie, nous nous dirons que nous avons bien profité de notre vie.
Nous pourrons nous dire : « J’ai vécu tellement d’expériences dans cette vie, j’étais conscient de cela donc qu’ai-je besoin de plus que cela ? » C’est la vertu de l’impermanence qui correspond au deuxième chapitre du livre.

Le prochain chapitre parle de la vertu de la liberté, c’est à dire de se libérer de toutes les constructions mentales que nous avons créé. Par exemple, l’idée de qui nous sommes. Nous sommes emportés par cette idée. Nous pensons être ce que nous pensons. Mais en faites, sommes-nous vraiment ce que nous pensons ? Sommes-nous juste l’idée que nous avons de nous-mêmes ?
Si vous vous mettez du point de vue de ce que vous êtes par rapport à l’idée de ce que vous êtes, l’idée appartient à ce que vous êtes, elle est en vous. Cela signifie que l’idée que vous avez de vous même n’est pas vraiment vous. C’est pour cela que lorsque vous comprenez que toutes les constructions mentales ne sont que des créations, vous êtes alors libre.
Nous avons construit l’idée de bien et de mal. En n’étant plus piégé dans ces constructions mentales, nous tendons vers la vertu de la liberté. Quand je parle de cette vertu, je la combine avec la vertu traditionnelle de la moralité.
Vous vous demandez peut-être quel est le lien entre moralité et liberté. Il y a en faite une grosse connexion entre les 2. Quand Bouddha a parlé pour la première fois de moralité, il a fais le vœu de la libération individuelle.
Vous libérer de quoi ? Vous libérer des constructions mentales. Par exemple, tuer est une activité nuisible. Avec l’idée habituelle de la moralité, ce que nous faisons est de nous retenir de tuer.
Le niveau de moralité ici n’est pas de se retenir, mais de se libérer de l’idée de tuer.
Quelle est la différence ici entre se libérer de l’idée de tuer et se retenir de tuer ? Quand vous êtes libre de l’idée de tuer, vous n’y pensez plus, vous n’avez pas à vous retenir. Vous ne pensez pas c’est bien ou c’est mal, vous n’êtes pas collé dans l’idée de bien ou de mal, vous êtes au delà de tout ça. C’est ce que signifie la vertu de la moralité.

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