Chladni : La vibration est à l'origine de toute forme
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Merci K de N !
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La recherche est la recherche de la paix heureuse.
Celle-ci est le fond même de notre être.
Elle n'a pas à être créée ou recréée.
Elle a à être dé-couverte... et ce qui la couvre est un réseau de croyances que nous avons adoptées de nos parents, de notre milieu, de notre civilisation, qui tourne autour de la notion d'être un individu séparé. Si nous conduisons une investigation de ces moments au cours desquels nous avons un sentiment de manque, de misère, d'insatisfaction, de peur, de frustration, elle nous amènera toujours à cette notion d'identité séparée. La question qui se pose dès lors est : quelle est la nature de cette entité séparée ? Que suis-je ?
Je ne suis pas le corps, ni les pensées qui se présentent, mais je suis la conscience à laquelle le monde, le corps, les pensées se présentent. Cela est ma nature.
Le conditionnement socioculturel m'a amené à croire que cette conscience est personnelle. En fait, dans l'univers physique, rien n'est séparé : tout est lié. Dans l'univers subtil, le monde des idées, de l'information, il en va de même. Les idées ne sont la propriété de personne, elles circulent.
L’internet humain a existé bien avant l'internet informatique. Les idées sont non-locales. Là non plus, pas de séparation. Si au niveau physique comme au niveau informationnel, il n'y a pas de séparation, pourquoi y aurait-il séparation au niveau de la conscience ? La séparation est simplement notre croyance qu'il y a séparation. La diversité est notre croyance qu'il y a diversité.
Cela peut sembler intellectuel, mais rien n'est moins faux, car ce qui est intellectuel est la projection du concept de diversité sur une réalité qui est "une". Lorsque les fantômes de l'ignorance s'évaporent, ce qui reste est et c'est ce que nous sommes. Dans cette connaissance de ce que nous sommes, nous éprouvons la joie et la paix.
Comme le disait mon ami Yvan Amar :
"La joie est la paix en mouvement, et la paix est la joie au repos".
Tout ce qui apparaît dans la conscience n’est rien d’autre que conscience, vos collègues de bureau, les clients, vos supérieurs, absolument tout, y compris les locaux, les meubles et le matériel. Comprenez-le d’abord intellectuellement, et vérifiez ensuite qu’il en est bien ainsi.
Il vient un moment où ce sentiment d’intimité, cet espace de bienveillance autour de vous ne vous quitte plus ; vous vous trouvez partout chez vous, même dans la salle d’attente bondée d’une gare. Vous ne le quittez que lorsque vous allez dans le passé ou dans le futur.
Ne restez pas dans la hutte (Francis fait référence à une question précédente dans laquelle il avait comparé la perception d’un corps limité dans lequel nous croyons être à « rester dans une hutte misérable »), cette immensité vous attend ici-même, en cet instant même. Informé de sa présence et ayant goûté déjà une fois à l’harmonie sous-jacente des choses, laissez les perceptions du monde extérieur et vos sensations corporelles se déployer librement dans votre attention bienveillante jusqu’au moment où l’arrière-plan de plénitude se révèle spontanément.
Ce renversement de perspective est analogue à celui qui permet de reconnaître soudainement une figure angélique dans l’arbre d’une de ces gravures qui faisaient la joie des enfants du début du XXème siècle.
D’abord, nous ne voyons que l’arbre, puis, informé par un message au bas de l’image qu’un ange s’y cache, nous procédons à un examen minutieux du feuillage, jusqu’au moment où nous voyons enfin l’ange qui avait toujours été devant nos yeux.
L’important est de savoir qu’il y a un ange, où il se cache, et d’avoir expérimenté au moins une fois le processus au cours duquel l’arbre se désobjectivise progressivement jusqu’au moment où les lignes de la gravure qui en constituaient la substance apparaissent en tant que telles et se recomposent pour nous livrer le secret de l’image.
La voie ayant été frayée, les renversements ultérieurs de perspective sont de plus en plus aisés jusqu’au moment où nous voyons pour ainsi dire simultanément l’arbre et l’ange.
De manière similaire, une fois notre nature profonde re-connue, les distinctions résiduelles entre ignorance et éveil s’estompent progressivement pour céder la place à l’ainséité (caractère de ce qui est ainsi, tel qu’il est, en réalité) fondamentale de l’être.
…
Bien que ce changement puisse paraître minime au début, c’est une révolution aux conséquences insoupçonnables et infinies.
Si vous acceptez honnêtement la possibilité que l’arbre soit en fait un ange, l’ange se révèlera à vous et votre vie deviendra magique.