240316

Merci quand même

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080316

Journée de la femme

" Un gentleman, c'est celui qui est capable

de décrire Sophia Loren sans faire de geste."

Michel Audiard

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270216

Le sourire du jour

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260216

5 choses qui font de vous une chimère

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150216

La grande méprise

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090216

Entrez dans un tableau de Dali

source

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310116

^^

"La culpabilité, c'est une émotion

moyenâgeuse qui a macéré

dans l'eau bénite."

Betty

 

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300116

La création du monde

La réalité, c'est que tout ce dont vous faites l'expérience est unique et créé à travail cet appareil corps/mental particulier. Ce mur bleu est votre mur bleu, et personne d'autre ne peut connaître cela de la façon dont vous le connaissez. Tout ce qui se manifeste à votre conscience, ici même, en cet instant précis, est votre création, et en fait, rien d'autre n'existe en dehors de cela. Ceci est tout ce qu'il y a pour vous... cette pièce, ces gens, ma voix... Toute idée à propos de votre maison, d'autres relations, etc, n'est pour vous simplement que cela, une idée, ni plus ni moins. C'est un scénario imaginé qui peut toujours éveiller en vous des sentiments, et ces derniers sont aussi ce qui est, tel que c'est, ici même, en cet instant précis. Or, tandis que vous quittez la pièce, une autre réalité faisant suite à celle-ci semble se créer à travers ce corps/mental... et cela continue ainsi... où que vous vous rendiez et qui que vous rencontriez. Voyez-vous, à chaque fois c'est une rencontre nouvelle, une création neuve. Mais votre esprit veut rendre tout ça prévisible et rassurant, et donc la plus grande partie de ce que vous pensez voir, vous l'imaginez déjà connu. La rue où vous vivez, le bureau, la petite amie... vous pensez les connaître et ça semble rendre tout cela rassurant. Cela peut aussi le rendre bien fade en ôtant tout le sel et le merveilleux qui accompagne le fait d'être en vie. Immanquablement en tout cas c'est la porte ouverte à tous les jugements que l'esprit accumule dans le dessein de proroger la grande illusion de notre existence en tant qu'individus séparés, plongés dans la saga d'une vie chargée de sens. Alors qu'il ne s'agit en fait que d'une exquise et brillante métaphore qui ne fait jamais qu'inviter le rêveur à s'éveiller.

Tony Parsons "Ce qui est"

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010116

berceuse

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301215

Bernard Harmand parle de son éveil

Bernard, comment ça s'est finit pour toi ? Comment ça s'est passé ? Est-ce qu'il est possible de décrire cet ultime moment ?

A aucun moment je n'ai envisagé que c'était pour moi ce dont on parle là, la réalisation. Un jour où je lisais Nisargadatta, que j'avais lu on va dire cinquante fois auparavant, il y a eu un déclic qui a fait que... C'est pas vrai, c'est pour moi ? Moi aussi je pourrais ?! Donc, ce n'est pas qu'une compréhension. Il y a une part de compréhension, puis ça se transforme en un déclic qui va plus loin que tout ça en fin de compte.

Qui va plus loin que quoi ? De l'idée, du mental ?

C'est une prise de conscience. Des prises de conscience, tu en fais toute la journée, mais celle-là est plus forte. Comme si j'ai pris un éclair. L'instant de réalisation, c'est pareil : tu es foudroyé. Alors celui qui me dit que ce n'est pas un événement ?! Faut qu'il voit...

Foudroyé, comme si la conscience est en train de réaliser, de comprendre - mais le mental n'est pas là, ça change tout. Il n'interprète pas dans cet instant là. Je décris un instant qui va vite, au ralenti... - la conscience est en train de réaliser comment les choses sont vraiment, sans l'interprétation. Imagine, ça n'arrive pas souvent ! Là, la conscience, comme le dit si bien Nisargadatta, est toujours conscience de quelque chose, et quand elle n'est pas consciente de quelque chose, il n'y a plus de conscience. C'est l'êtreté tout court.
Conscience du monde, avec toi dedans, la vie particulière, et tu vois que tu es là-bas. A l'instant où c'est compris, ta compréhension est dissoute. Il n'y a plus de contenu dans la conscience ; ça se transforme en êtreté, et tu es foudroyé.Qui es foudroyé ? Tu verras bien.
Plaff, ça fait ça ! C'est ça la réalisation. C'est un événement extraordinaire ! C'est un feu d'artifice. C'est le volcan qui pète en fin de compte...

Quand on voit ce qu'on est, on n'a pas envie de changer quelque chose, mais on a envie de témoigner de ce qu'on a vécu et dire que c'est évidemment pour tout le monde, sans l'idée qu'on en a. Quoi de plus simple que ça ? On est là définitivement.

C'est tellement fort que... les mots ne suffisent pas en fait.

Bernard Harmand : "La recherche du bonheur"
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